La France va faire pression pour activer son plan de paix au Proche-Orient

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La France va faire pression pour activer son plan de paix au Proche-Orient

Selon des révélations de diplomates français à l'agence Associated Press mardi, la France considère qu'une fenêtre d'opportunité vient de s'ouvrir suite aux résultats des élections israéliennes, et elle pense pouvoir obtenir l'appui des États-Unis à son plan de paix. La France va ainsi présenter un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU dans une douzaine de jours.

Cette résolution va définir les frontières d'avant 1967 comme base des négociations, en laissant place à des échanges de territoires, désignera Jérusalem comme la capitale d'Israël et de l'État palestinien et va aussi appeler à une solution juste pour les réfugiés palestiniens. (Elle reprend donc toutes les revendications palestiniennes)

Bien que le contenu du projet français ne diffère pas beaucoup des derniers efforts qui ont échoué pour relancer les pourparlers de paix au Moyen-Orient, la France espère cette fois éviter un veto américain à l'ONU. Elle compte en effet sur la frustration croissante américaine à l'égard du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le responsable français parle d'une ouverture possible pour des négociations et a déclaré que «tous les acteurs y compris les Américains se rendent compte que tous les autres moyens ont été explorés sans succès».

Après la victoire électorale de Netanyahu et son dur commentaire contre un État palestinien, la Maison-Blanche a déclaré qu'elle allait réévaluer l'approche du conflit israélo-palestinien. Le diplomate français a salué « le message très clair envoyé par les Américains ».
La France espère être en mesure de présenter une proposition de résolution sous une douzaine de jours. La résolution viserait à présenter un cadre pour les négociations en vue de résoudre le conflit israélo-palestinien. Un autre diplomate français a déclaré que la France cherche à obtenir le soutien des États-Unis et de ses partenaires européens et arabes (et Israël ?) dans ce nouvel effort de paix. Ces deux diplomates ont parlé sous couvert d'anonymat et il n'est pas possible de dévoiler leurs identités. Ils ont tous les deux refusé de fournir plus de détails sur les potentiels points de friction dans les négociations.

Le poids d'une résolution du Conseil de sécurité, juridiquement contraignante, va accroître la pression internationale sur Israël.
L'année dernière le Conseil de sécurité a rejeté une résolution palestinienne réclamant la fin de l'occupation israélienne dans un délai de trois ans. Les États-Unis s'étaient opposés à ce projet en vertu du fait (selon les accords d'Oslo) que l'État palestinien ne peut voir le jour que par des négociations avec Israël et non pas par un calendrier imposé.

Israël s'oppose à l'action des Nations Unies sur le conflit car il estime que l'organisation mondiales n'est pas objective dans ce conflit et que seules des négociations directes entre les deux parties peuvent le résoudre. Les dirigeants israéliens disent aussi qu'une résolution internationale soutenant essentiellement la position palestinienne rend celle-ci plus intransigeante encore pour des pourparlers futurs. Israël est également opposé à un retour aux frontières de 1967 et insiste pour que tout processus de paix inclut la reconnaissance d'un Etat juif. La proposition française n'inclut pas actuellement cette mention d'Israël comme Etat juif. 

Le Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius a déclaré la semaine dernière que la France désirait aller de l'avant dans les discussions avec ses partenaires. Cette initiative française intervient alors que l'Union européenne est en train d'évaluer de nouvelles façons de faire pression sur Israël et pourrait envisager des moyens pour mettre en place un boycott des produits des implantations israéliennes, illégales selon elle.  Source

Adapté par Danilette

La France va donc présenter une résolution qui reprend et appuie toutes les revendications palestiniennes, retour aux frontières d'avant la guerre des 6 jours, "les frontières d'Auschwitz" indéfendables, le partage de Jérusalem qui sera la capitale d'un Etat palestinien alors qu'elle n'a jamais été dans l'histoire une capitale arabe, ni même une capitale dans l'Empire ottoman, retour ou solution pour les descendants des descendants des réfugiés arabes sans même aborder le problème des réfugiés juifs des pays arabes. La diplomatie française compte sur la grande deception américaine d'avoir vu les électeurs israéliens choisir Netanyahou alors qu'Obama a tout fait pour empêcher sa réélection, l'homme pour qui il nourrit une grande aversion, qui ose s'opposer à ses projets d'accord avec l'Iran...

 

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