Guerre de religion, Shmuel Trigano

Publié le par danilette

Source : www.desinfos.com

Le djihad à la petite semaine des palestiniens

On assiste ces derniers jours à l’aggravation de la guerre de religion que les Palestiniens mènent, je crois qu’on ne peut plus dire « contre l’Etat d’Israël » mais contre le judaïsme, contre la religion juive. Celà a commencé avec les violences sur le Mont du Temple que les musulmans (et les journalistes) veulent appeler l’« Esplanade des mosquées », voire, aujourd’hui, semble-t-il la « mosquée d’El Aksa » ou « El Aksa » car, selon la dernière version, c’est tout le Mont du Temple qui est une mosquée et qui donc est interdit d’accès aux non musulmans qui pourraient la profaner par « leurs pieds sales » : c’est exactement l’expression empruntée par Mahmoud Abbas (celui qu’Anne Hidalgo - en présence d’anciens ambassadeurs d’Israël sans honneur - a décoré pour son pacifisme). L’instrumentalisation de la religion musulmane contre le sionisme (et tout simplement les Juifs) est un classique depuis le grand Mufti de Palestine, et dignitaire nazi, Amine El Husseini.

Cette véritable sédition violente et provocatrice a éclaté au moment des fêtes juives de fin d’année et dure depuis, car la période de fêtes se termine en Israël lundi soir, afin de les perturber et d’empécher les Juifs de pratiquer leur religion, couvrir de sang leurs fidèles à l’instar de ce qui s’est passé il y a quelques mois dans une synagogue de Jérusalem.

Tout laisse penser que cette sédition est menée par la Ligue du Nord, la ligue islamiste israélienne (oui, israélienne et pas interdite !) et, objectivement, par la Liste arabe unifiée de la Knesset. On a pu voir ainsi un député de cette liste haranguer la police sur le Mont du Temple en hurlant que ce lieu n’était pas à eux (les Juifs), qu’ils n’avaient rien à y faire . On a pu voir la députée (oui c’est possible en Israël qu’un parti récuse la légitimité de l’existence de l’Etat et de la nation dont ils reçoivent les émoluments !) Zoabi prétendre que toute la montagne est une mosquée et qu’elle est interdite aux Juifs ... Il ne fait pas de doute aussi qu’il y a là une action concertée avec Mahmoud Abbas à l’heure de son « triomphe » à l’Assemblée générale de l’ONU. Il n’a d’ailleurs pas dit un mot de condamnation des crimes sauvages commis contre des Juifs ces dernières heures. Le meurtre a été d’alleurs perpétré par son parti le Fatah, par l’intermédiaire des « Brigades d’El Aksa » .

Mais il y a un autre problème qui apparait de plus en plus clairement et qui est la négligence et la passivité du gouvernement israélien depuis de nombreux mois face à la persécution au quotidien des Juifs, devenue un fait courant à Jérusalem et dans les territoires : une négligence qui a pu laisser croire aux apprentis terroristes que tout était possible dans leur vindicte et leur ressentiment, sans encourir de représailles. Certes, on comprend que le gouvernement est ligoté et phagocyté par les exigences d’une Union Européenne, suicidaire pour elle-même, et un Obama, confit dans sa moralité frelâtée et défaillante, mais aussi par les atteintes à la souveraineté de l’Etat que représente l’incursion des juges de la Cour suprême dans les affaires militaires et de sécurité, ce dont usent et abusent une pléïade de ONG missionnées par les Etats européens pour entraver systématiquement la capacité d’agir de l’Etat d’Israël. Mais le gouvernement de droite a été justement élu pour pulvériser ce système de dérision de la vertu et du droit. Or il ne le fait pas. Il rejoint ainsi l’agonie des Etats européens incapables de réagir aux menaces vitales qui pèsent sur eux. La seule différence, c’est que ces Etats ont le temps de mourir en paix (?), j’entends à petit feu, dans l’anesthésie de leur capacité d’action et de réaction. Mais Israël n’a pas le temps ! Sa profondeur stratégique est trop faible.

C’est sa souveraineté qui est en jeu au dehors, bien entendu, sous la menace indigne de l’Union Européenne et d’Obama, et au dedans, sous les entraves à la décision politique que fait peser un système juridco-médiatique qui est le contraire de la démocratie, contrairement à ce que ses tenants clament soir et matin. Au dedans, à Jérusalem et en Judée-Samarie, on se croirait revenus aux temps de la fin des communautés juives d’Afrique du Nord et du Moyen Orient, quand les Juifs étaient tourmentés, intimidés, abaissés dans leurs actes quotidiens et, bien sûr, avant tout leur vie religieuse, cible absolue d’intimidations et de persécutions. Cet état de faits n’est pas possible ni admissible dans un Etat juif souverain.

La véritable nature du conflit
Le paradigme d’analyse que la gauche juive a imposé dans l’interprétation du conflit, a troublé jusque dans ses fondements la capacité de comprendre la véritable nature du conflit. Il n’y a pas là un conflit de nationalismes et encore moins un conflit entre des peuples, certainement pas un conflit territorial, mais une guerre de religion, décrétée par l’islam depuis 100 ans. Vous pouvez donner (et non pas « rendre » car le territoire était colonisé par la Jordanie) la Judée-Samarie, la guerre continuera de plus belle, même plus violemment, car la vindicte contre le judaïsme ne sera pas éteinte. Bien au contraire, ce repli lui donnera le signal pour ce que les Palestiniens croiront être « l’assaut final ».

Ce sont en effet les Palestiniens qui ont décerné aux terroristes de la pire espèce le titre « honorifique » de « Shahid », c’est à dire de « martyrs de la foi », summum de l’acte religieux et de la profession de foi, bien avant Al Kaida et la milice de l’Etat islamique. Ce sont eux qui ont inauguré le ciblage de civils pour mettre à genoux un pouvoir contre lequel ils sont impuissants. Aujourd’hui, nous assistons à une terrible régression sur le plan de l’histoire religieuse de l’humanité avec les meurtres au quotidien à l’arme blanche, à la voiture, par lapidation, etc. Ces meurtres sont des actes religieux, des sacrifices de sang offerts par le « martyr » (inversion morale totale : le martyr est celui qui tue !), que sa mort programmée offre en deuxième sacrifice. Sa mort, effectivement inéluctable, vient cacher son crime de sang et faire croire qu’il est une victime passive de l’ennemi religieux. Dans sa logique, moralement et intellectuellement corrompue, il ne peut imaginer que sa victime, choisie au hasard, pourrait avoir le droit de vivre. Son existence même est en fait une insulte, croit-il, à la « vérité ». Elle n’a tout simplement pas le droit d’exister car elle n’est pas censée être humaine (c’est à dire musulmane, d’où les qualificatifs des Juifs comme « singes » et « cochons », c’est à dire leur animalisation précédant leur égorgement en toute moralité), si ce n’est en se soumettant à la suprématie de l’islam, traduite en termes avant tout politiques. C’est ce qui le fait commettre l’assassinat en toute quiétude morale. Le meurtrier tire sa conviction de sa croyance religieuse mais aussi de ce qu’il a derrière lui le poids écrasant de la oumma mondiale. C’est ce qui lui donne la force de se confronter aux pouvoirs qu’il combat (et qui peuvent être aussi ceux de l’« autre » musulman, le shiite ou le sunnite) et le sentiment de l’immortalité. Quand la nouvelle du meurtre des des deux parents devant leur quatre enfants a été connue, on a pu voir en Judée et Samarie des Palestiniens se réunirent pour célébrer ce sacrifice religieux, s’offrir bonbons et gâteaux... Le meurtre est une fête.

Ici aussi la défaillance du gouvernement israélien est grande, car il a accepté depuis des lustres que l’Autorité Palestinienne non seulement appelle au « martyr » sur toutes les ondes, le célèbre dans ses places et ses rues, mais aussi paie une rente aux familles des « martyrs » (14 000 shekels mensuels, soient environ 3000 euros). Or, d’où vient cet argent ? Avant tout du parrain de l’OLP, l’Union Européenne et des redevances de taxes qu’Israël verse à une entité qui promeut le terrorisme. Ce paradoxe assourdissant est encore plus strident en ce qui concerne Gaza, qui ne vit que de son alimentation par Israël ! En somme, Israël, entretient ses agresseurs, les nourrit, selon la logique classique de la djizya, l’amende que les non musulmans doivent payer, en s’humiliant (dit le Coran), pour ne pas être tués/sacrifiés. La deuxième erreur du gouvernement israélien fut la libération (en échange de Gilad Shalit) des assassins qui étaient dans ses geôles et qui, dans de nombreux cas, ont commis après leur libération d’autres assassinats, leur assurant ainsi une impunité permanente comme si les crimes commis ne comptaient pas. Les survivants des victimes ne peuvent que se sentir abandonnées par l’Etat dont ils sont les citoyens, ce qui accroie le sentiment d’impunité des meurtriers.

Face à cette carapace religieuse des assassins, les « droits de l’homme » s’avèrent d’une terrible faiblesse et la démocratie, une entrave à l’autodéfense et à la légitime défense. On constate à cette occasion la faiblesse d’un univers étatique qui a supprimé la peine de mort face à un univers qui pratique urbi et orbi la décapitation sanglante sans aucune hésitation morale ... Face à de tels ennemis on se demande, en effet, si la démocratie pourra survivre (pas seulement en Israël, surtout dans l’Europe du déclin). La « démocratie » déliquescente des post-modernistes , aucun doute qu’elle disparaîtra dans la tourmente. Il reste encore un espoir : que la démocratie de l’Etat-nation - à supposer qu’il y ait encore en Israël - ce que je crois - de vaillants citoyens - écrase l’infâme.

Prochain livre à paraître (22 octobre 2015) Le nouvel État Juif (Berg International, 15 euros)

 

Le croche-pied d'une journaliste hongroise à un Syrien, tous les media en ont parlé mais le même croche-pied à Jérusalem et harcèlement constant contre les Juifs rencontre un silence assourdissant !

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