Pour en sortir, seulement la vérité .. Communiqué de France-Israël Marseille sur la vague de violences palestiniennes

Publié le

le 15 octobre 2015
 
Une bouffée de violence raciste entamée en septembre vient de frapper cruellement un certain nombre de familles juives israéliennes. Un père de famille Alexander Levlovitz meurt, sa voiture lapidée. Un couple trentenaires, Naama et Eitam Henkin, assassinés devant leur 4 enfants (2 à 9ans), un rabbin percuté par une voiture et poignardé. Un père de famille lardé de coup de couteaux qui expire, deux enfants dont un en sang, la mère blessée, Adèle Benet, qui crie "aidez-moi", sur qui on crache, à qui on ricane. Un homme de 74 ans tué par balles. Un femme de 70 ans poignardée,...
 
Ce qui frappe, c'est le jaillissement du racisme à l'état pur, furie bouchère et calcul politique mêlés . Il y a la transe macabre des assassins. Dans un festival orgiaque de haine ethnique, ils portent leurs coups à des êtres humains désarmés et terrorisés, de tous âges et de tous sexes, uniquement parce qu'ils appartiennent à la race haïe. Et la curée coïncide avec les cérémonies de pardon et de joie qui scandent la vie religieuse de la cible raciale. Il faut noyer dans le sang la victime et le soubassement le plus intime de son identité de peuple. Le moment a été choisi, le lieu, l'emplacement sacré du Temple antique, le mode opératoire, le couteau et la voiture bélier.
 
La référence ne trompe pas: c'est la prescription morale et opératoire de DAESH. Détenteurs du pouvoir, ils décapitent et crucifient des enfants chrétiens, ou ils tuent, violent, et vendent des jeunes Yésidies. A leurs compagnons des terres Infidèles, ils conseillent: "si tu as une arme, tue avec le maximum de Juifs et de Chrétiens. "Si tu as une voiture roule leur dessus. Si tu n'en n'a pas, prends un couteau ou un tournevis. Si tu n'en as pas, prends un bâton." La France a subi l'épreuve d'Israël, mais à une échelle bien moindre. il y a moins d'un an, à l'annonce des fêtes chrétiennes de fin d'année, des énergumènes musulmans subitement saisis d'une ivresse de sang, frappaient au hasard avec des armes à feu, des couteaux, et des voitures, sur les marchés illuminées pour Noël, dans les rues, n'importe où. On craignait tant de voir en eux des soldats de la barbarie contemporaine, qu'on leur inventait des profils de déséquilibrés ou d'évadés des services psychiatriques.
 
Mais pour les Juifs en terre des Grandes Traditions, c'est une vieille histoire. Celle des  émeutes de Nabi Moussa de 1920 à Jérusalem. Celle des pogromes de Hébron et Jérusalem en 1929 où le futur mufti nazi Amin el Husseini orchestrait les meurtres et les mutilations. Jusqu'à la campagne d'attentats-suicides qui accompagna les premiers balbutiements du 21ème siècle. Ce qui a changé pour le camp du racisme palestinien, les tueurs, les incitateurs et leurs chefs, les Ismaël Haniyeh, les Mahmoud Abbas, esq., c'est qu'ils n'ont plus affaire à des créatures désarmées mais à un état qui a appris à se défendre.
 
Hélas, les médias occidentaux ont globalement pris le parti de grimer les victimes en coupables et les as du couteau et de la voiture bélier en jeunes désespérés et excédés par les humiliations de l'occupation. Cette transmutation n'est pas simple à réaliser. Mais dans les cercles qui pilotent de près ou de loin les rédactions, des professionnels ont prouvé encore leur art de formater l'opinion.
 
On a ciselé à Mahmoud Abbas un portait de dernière carte occidentale pour éviter le chaos en "Palestine". En célébrant en lui un "homme de paix" commode, du pape François à Anne Hidalgo, de Clinton à Obama, de Chirac à Hollande, on fait fausse route. Abbas a conduit la cause qu'il est censé représenter dans un marécage moral et une fosse politique malodorante dont elle ne se remettra pas.
 
Mahmoud Abbas, c'est d'abord la corruption. Son prédécesseur et maître, Yasser Arafat, avait amassé une fortune qui concurrençait celle de la reine d'Angleterre. Les flots d'argent euro-américain se perdent dans des comptes que la famille Abbas a accumulés sous toutes les latitudes pour des montants qui se chiffrent non as en millions, mais en milliards. On ne bâtit pas l'avenir politique à son peuple sur le détournement des ressources publiques.
 
Mahmoud Abbas, c'est l'autocratie autoritaire. Il poursuit un mandat présidentiel expiré depuis six ans sans songer à des élections. Il a fait le vide autour de lui. Mohamed Dahlan est réfugié en Jordanie, Salam Fayyad a été renvoyé sans ménagement, de même qu'Abed Rabbo plus récemment. Dans les prisons de Abbas, on torture, on exécute, jusqu'à faire douter ses zélotes d'Europe du Nord. Souvent le petit peuple exècre le cacique amer et replet de Ramallah, et combien de fois la protection israélienne lui a sauvé la vie!
 
Mahmoud Abbas, c'est l'incitation à la haine comme système. Il a organisé tout au long de sa carrière de président, un culte national des "martyrs", c'est-à-dire des symboles du refus sanglant de la coexistence et de la paix. Pour enclencher la bouffée de violences actuelle, il déclarait le 16 septembre dernier, à la TV palestinienne: " La mosquée al-Aqsa est à nous... et ils n'ont pas le droit de la souiller avec leurs pieds infects...Nous bénissons chaque goutte de sang qui est versée pour Jérusalem, un sang immaculé et pur, un sang versé pour Allah, selon la volonté d'Allah. Tous les martyrs iront au Paradis, et les blessés seront récompensés par Allah." Parlant des accords d'Oslo le 30 septembre, à l'ONU, il disait "nous ne pouvons pas continuer d'être liés par ces accords." On la première prescription de ces "accords," c'est l'engagement palestinien de renoncer à la violence et au terrorisme.
 
Mahmoud Abbas c'est le blocage de toute solution de compromis au Proche-Orient. Il a refusé l'accord général proposé par Olmert en 2008, et il a torpillé ensuite toutes les négociations, posant comme préalable la satisfaction de ses exigences. Ces dernières semaines il a repoussé les demandes réitérées de Benjamin Netanyahou de relancer des discussions.
 
Voici le message que l'Israélien lui a envoyé de la tribune de l'ONU, le 1er octobre, juste avant les premières boucheries: 
 
" Président Abbas, je sais que ce n'est pas facile. Je sais que c'est difficile. Mais nous devons à nos peuples, d'essayer, d'essayer encore. Ensemble, négocions réellement et cessons de négocier la négociation. Asseyons-nous réellement autour d'une table et tentons de résoudre les problèmes qui nous divisent. Reconnaissons-nous mutuellement. N'utilisons pas l'État palestinien comme un tremplin pour établir une nouvelle dictature islamique au Moyen-Orient. Faisons-en quelque chose qui vivra en paix aux côtés de l'État juif. Si nous réussissons à faire réellement tout cela, ce sera un acquis remarquable pour nos peuples."
 
On connait la réponse de Mahmoud Abbas.
 
Il avait désavoué en 2003 la stratégie d'attentats suicides d'Arafat après avoir constaté son échec. A la place, il poursuit le projet d'étranglement final d'Israël par des pressions internationales de plus en plus insupportables. Et pour nourrir le feu des pressions, il organise périodiquement des accès de violence. Leur cruauté, il l'espère, fera perdre à Israël le contrôle de ses nerfs, et alarmera l'Occident.
 
Les États-Unis et l'Europe, la France en particulier, doivent changer de politique. Ils doivent faire la chose la plus difficile au monde, avoir confiance dans les effets salutaires de la vérité.
 
 Pour en sortir, seulement la vérité .. Communiqué de France-Israël Marseille sur la vague de violences palestiniennes

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