Comment les jeunes de mon quartier, dans le 93, ont-ils vécu les carnages de la nuit ?Alexandra Laignel-Lavastine

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FIGAROVOX/TÉMOIGNAGE - La philosophe Alexandra Laignel-Lavastine, qui habite en Seine-Saint-Denis, a interrogé les jeunes de son quartier dès le matin du 14 novembre. Les propos qu'elle a recueillis sont glaçants.

Alors qu'en ce lugubre matin du samedi 14 novembre, la France était en état de choc et le monde glacé d'effroi, comment les jeunes de mon quartier, dans le 93, avaient-ils vécu, eux, les carnages de la nuit? Un vague espoir m'avait saisi: et si les tueurs islamistes venaient, par ce bain de sang, de s'aliéner un peu leurs admirateurs de banlieue, généralement fascinés par leurs «exploits guerriers»?
Dans cet univers clos et à la dérive, où la fêlure morale est souvent vertigineuse, le principe qui prédomine est en effet celui de la valeur contraire. Les décapitations en ligne, les prières de rue et le voile intégral horrifient ou dérangent? Ils «kiffent» puisqu'ils «niquent la France». Mais cette fois? Se pouvait-il que les images atroces des tueries les laissent de marbre et ne suscitent pas l'ombre d'un écœurement ou d'une identification aux victimes? En s'en prenant au public jeune et festif d'un concert de rock ; pis, en ciblant les spectateurs d'un match de foot, leur passion, de surcroît au Stade de France, situé à quelques encablures de là et où ils auraient tous pu se trouver, les tueurs de Daech n'avaient-ils pas commis une erreur d'appréciation ?
J'avoue que je m'attendais au moins à un vague: «Là quand même, ils abusent!». Je descends au bistrot du coin vers 10 heures.

Première surprise: rien n'y laisse deviner qu'une tragédie vient de frapper le pays. La télé est pourtant allumée au-dessus du comptoir, le film des événements passe et repasse en boucle. La clientèle, exclusivement masculine, regarde du coin de l'œil, mais personne ne semble concerné. J'interroge le patron, les yeux rougis par l'absence de sommeil, un sympathique arabe chrétien qui se définit comme «assyro-babylonien»: «J'y crois pas», me dit-il à voix basse. Depuis que j'ai ouvert à 8 heures, les gens parlent de tout et de rien, mais surtout pas de ce qui vient de se passer. C'est biz as usual: circulez, y'a rien à voir».
Je m'attable avec Malik, en train de boire son café, le visage fermé. Je lui dit qu'il a une mine fatiguée et qu'il y a de quoi après les massacres horribles des dernières heures. «Pourquoi horribles?», me lance-t-il d'un air hostile, «tu crois quand même pas ce qu'ils nous racontent!». Ma crédulité lui fait même «pitié»: «Réfléchis trois secondes: un musulman, ça tue pas. Tuer, chez nous, c'est haram. C'est marqué dans le Coran».
Je tente la carte bobo nunuche bien-pensante: l'islam est certes une religion-de-tolérance-et-de-paix, mais il peut y avoir de mauvais musulmans, des fanatiques qui le déforment et s'en servent à de vilaines fins politiques.
«C'est quoi ces conneries?», poursuit-il. «Un communiqué, ça se fabrique, c'est comme les images: tout est bidon». Et comme un musulman ne peut donc être un meurtrier, il faut bien que «y'ai un truc derrière tout ça».
Le raisonnement est implacable. Aussi brillant que celui d'Emmanuel Todd et d'une bonne partie de la doxa de gauche politiquement correcte, pour qui il ne s'agissait déjà plus, quatre mois après «Charlie», de combattre l'islamisme, mais le «laïcisme radical» porté par les néo-réactionnaires, très vite tenus, en toute indécence, pour les coupables indirects des crimes de janvier.

Entre temps, les copains de Malik sont arrivés et ils se mêlent à la conversation. Nidal, passablement agressif, renchérit: «La vérité, de toute façon, on l'a connaît: c'est un complot contre nous et contre l'islam, comme avec Merah et le reste». Le reste? Un autre m'éclaire de façon assez prévisible en m'expliquant que les chambres à gaz seraient une «invention sioniste», le 11-Septembre un complot du Mossad et le massacre de Charlie-Hebdo un coup monté de la DCRI. «Tu vois, les Kouachi. J'ai un copain qui les connaissait bien. Il m'a dit que le deuxième frère était mort en 2009. C'est pas une preuve, ça? Le but, c'est de salir les musulmans».
Avant, m'expliquent-ils, ils ne disposaient que de la version officielle que leur servaient «les médias». Désormais, ils possèdent un savoir inaccessible au profane: «On peut plus nous enfumer». À ce propos, je leur demande quels sont leurs sites préférés: Dieudonné, Soral, Médiapart, oumma.com, les Indigènes de la République?
Ils ne comprennent pas le sens de ma question: «Internet, quoi, YouTube. Tu connais YouTube?». Je n'insiste pas, voyant que la notion même de source leur échappe. Je me résigne aussi assez vite à laisser de côté la question de la vraisemblance dudit complot — la paranoïa conspirationniste étant par définition immunisée contre tout démenti en provenance des faits —, pour m'intéresser aux chefs d'orchestres cachés: un complot, mais orchestré par qui ? «Justement, on le saura jamais», dit Kevin d'un air grave et dubitatif.
«Tu déconnes!», s'énerve Réda qui prend à son tour la parole avec véhémence: «T'sé quoi Madame, avec tout mon respect: les gros salauds, les barbares, les criminels qu'faudrait régler à la kalach, c'est les Juifs! Mais ça, tu pourras pas l'écrire dans ton journal vu qu'ils contrôlent tout».
Vraiment tout? «Nan, en fait, seulement 80 %», estime Kamel, plus raisonnable et qui dispose de chiffres plus… exacts. Son voisin, un peu gêné devant moi, tient lui aussi à… nuancer: «Les Juifs, enfin les sionistes plutôt. C'est eux les grands caïds. Même l'Etat français est une marionnette entre leurs mains». Tous acquiescent avec vigueur et considèrent, pour de mystérieuses raisons, que seul Poutine, «un mec génial», pourrait nous «sauver».

« Même les Français en ont marre, ils sont plus chez eux avec ces Juifs pourris. Or on a quand même le droit de se sentir chez soi, c'est normal ! »

Les trois mots magiques — «Juif», «sioniste» et «complot» — étant lâchés, ces vocables ont aussitôt pour effet d'échauffer le groupe, toujours aussi peu disposé, autour de midi, à verser une larme de compassion, même une toute petite, envers les morts et les blessés de la nuit. Une insensibilité et une indifférence absolues. Tandis que je songe à la réflexion d'Hannah Arendt sur le fait que c'est aussi dans le vide de la pensée et l'incapacité d'être ému que la barbarie se déploie, voilà que Toufik infléchit avec succès la discussion sur les francs-maçons, «les alliés du grand caïd» qui, manifestement, les passionnent. Et d'ajouter: «De toute façon, en France, c'est simple: si tu fais pas partie d'une loge, t'as pas de boulot». Son pote le coupe: «Faut pas oublier non plus Sarko et sa bande qui, après avoir vendu cinq tonnes d'or aux Américains pour une bouchée de pain, se sont tous tirés à Tel-Aviv». Son voisin complète: «Même les Français en ont marre, ils sont plus chez eux avec ces Juifs pourris. Or on a quand même le droit de se sentir chez soi, c'est normal!».
J'ose faire remarquer que Nicolas Sarkozy a pourtant l'air de se trouver physiquement à Paris. «Ben c'est normal, vu que c'est Rockefeller qui dirige BFM et iTélé». J'admet que je n'y avais pas pensé… De toute façon, «ils sont tous islamophobes, faut arrêter de nous stigmatiser», conclut un autre.

Là, il me sidère: ces jeunes esprits déstructurés, abreuvés aux discours de haine et aux fantasmes complotistes, ont en même temps très bien capté le prêt-à-penser du jour et l'intérêt qu'ils pouvaient en retirer, entre chantage à l'islamophobie, vulgate du padamalgame (les procès en dérive «néo-réac», ils ne connaissent pas encore) et complaisance victimaire. Il est vrai que l'axiome de Malik — «Un musulman, ça tue pas» — rejoint le principe intangible de la bien-pensance contemporaine, à savoir que le Mal ne saurait en aucun cas surgir du camp du Bien, celui des anciens «damnés de la terre». D'où l'exploit d'Edwy Plenel qui, en 2013, osait encore parler d'un «terrorisme dit islamiste».

C'est ainsi que sans ces territoires occupés de la pensée progressiste, toute à son déni idéologique du réel, Les Territoires perdus de la République*, un livre qui réunissait dès 2002 les témoignages alarmés de professeurs du secondaire, aurait pu permettre de faire — à temps? — le bon diagnostic. La gauche, dont la lâcheté fut affligeante, a préféré le bouder et le considérer comme raciste: comment osait-on constater une offensive salafiste dans certains quartiers? Scandaleux. Résultat: la France enregistre quinze ans de retard à l'allumage face à la menace représentée par un islam qui se radicalise.

À se demander où réside le plus horrifiant. Dans cette perte absolue de repères parmi une jeunesse pourtant née et éduquée en France? Ou dans le manque de courage de nos élites somnambules qui, de renoncements en capitulations, ont contribué à accuser cette fracture qu'il était jusqu'à présent de mauvais goût de vouloir voir et sur laquelle il était donc de bon ton de ne rien savoir.

Tragique. Au début des années 2000, mes interlocuteurs étaient encore enfants. Nos milliers de djihadistes de fabrication locale — dont les massacreurs du 13 novembre —, l'étaient aussi.

Source

 

Comment les jeunes de mon quartier, dans le 93, ont-ils vécu les carnages de la nuit ?Alexandra Laignel-Lavastine

• La Pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme. Essai sur les penchants suicidaires de l’Europe, Grasset, 220 pages, 18 €.

"Par quel chemin de capitulation en est-on arrivé aux sanglantes journées de Janvier-2015 ? Pour comprendre l’égarement de notre début de siècle, cet essai vigoureux explore plus d’une décennie de « trahison des clercs ». Celle d’ intellectuels passés maîtres dans l’art de s’aveugler par incapacité à admettre que le Mal puisse parfois surgir du camp du camp des anciens damnés de la terre- réputé être celui du Bien. Entre illusions politiquement correctes et tentations politiquement abjectes, nous faisons le lit d’une Europe d’extrême droite. Bien-pensants et mal-pensants, qui s’imaginent croiser le fer, ne voient-ils pas qu’ils ne cessent de faire monter ensemble les deux plus grands périls de l’époque : le national-populisme d’un côté, l’islamisme de l’autre ? Deux mondes en crise se retrouvent aux prises sur le Vieux Continent : l’européen, désemparé par son basculement dans la mondialisation et le musulman, hanté par sa grandeur perdue. Là réside l’explosive nouveauté de notre temps. Si nous ne renouons pas avec la part lumineuse de la culture européenne, c’est un monde de cendres que nous lèguerons à nos enfants. À moins qu’on ne préfère écrire avec Kafka au premier jour de la Grande Guerre : « Cet après-midi : piscine ». Avec un autre sens de la tragédie qui s’annonçait…"

 

Comment les jeunes de mon quartier, dans le 93, ont-ils vécu les carnages de la nuit ?Alexandra Laignel-Lavastine

Publié dans France, Terrorisme - Djihad

Commenter cet article

Tamère 24/11/2015 15:09

Si je comprends bien tout commentaire qui ne va pas dans le sens de l'article sera supprimé ? Aaaaah démocratie je te laverais bien la gueule à la ponceuse :)

danilette 24/11/2015 22:51

Je remets les conditions qui sont affichées sur le blog : Les commentaires sont modérés et doivent respecter certaines règles : une adresse mail valide, pas de propos à caractère diffamatoire, injurieux, obscène, offensant, violent, pornographique, susceptibles par leur nature de porter atteinte au respect de la personne humaine et de sa dignité ; pas de propos glorifiant le banditisme, le terrorisme, le vol, la haine ou tous actes qualifiés de crimes ou de délits, ou de nature à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques ou discriminatoires. Le modérateur ne vient qu'une fois par jour au maximum donc il faut souvent patienter avant de voir son com publié...

Benhar 24/11/2015 08:15

CES constatations vont elles eclairer la vision anti Israel ienne? Et arreter de proner le dialogue avec les terroristes en Israel?

bonchar 23/11/2015 10:33

quelle ville dans le 93 ?

Nitzotz 23/11/2015 12:37

L'histoire ne le dit pas; accordez une nécessaire intimité à cette dame.

Xavier de Salvador 23/11/2015 10:20

Bien sur ils existent et aussi ils ne sont pas tous comme ça . Il serait intéressant maintenant que le débat à avancé, de quantifier ? Quelqu'un avec une idée de comment faire ? Parce que si c'est trois pelés et un barbu , c'est une chose, mais si c'est une part notable ( comme je le crois) des laissés pour compte d'origine arabe de la société française, c'est grave non seulement pour le futur ( facile d'embobiner de tels incultes) mais en ce que cela révèle de notre société dans le passé et aujourd'hui. Autre question, qui comporte peux être sa réponse : Ici, au Brésil, beaucoup d'alternatifs pensent - si j'ose dire - la même chose que ces jeunes d'origine arabe. Et en France ? De mon dernier séjour je garde le souvenir d'une conversation entendue dans le bus, du coté de Neuville sur Saone. Exactement le même fumet que celle relatée dans l'article. Trois jeunes ,en tenue réglementaire, deux qui avaient des tronches bien de chez nous, et un troisième d'origine magrébine. Combien sont-ils dans notre jeunesse ceux qui sont redevenus des barbares ?

danilette 23/11/2015 11:17

Pour quantifier, il faut lire l'étude parue il y a + de 10 ans : "les Territoires perdus de la République" et évidemment que la situation s'est bien aggravée depuis ! Je conseille à tous les sceptiques de lire ce livre, ouvrage capital qui avait fait l'objet d'une "censure" officieuse à l'époque mais dont le nom seul continue à être utilisé. Sacha.

NicolasC 23/11/2015 09:34

Lire cet article m'intéressait, vous m'avez perdu en osant mettre mediapart au même rang que Soral, Dieudonné et oumma.com, Cette erreur est consternante de bêtise!

Ghis Joris 22/11/2015 09:03

This is a solution. Divide France in two countries for two peoples, so they can live in peace. Take Paris as capital for the muslims and let the iman of Paris decide who can visit the Eifeltower.GJ

Sacha le modérateur 21/11/2015 22:46

Pour tous ceux qui n'ont apparemment pas lu les conditions requises pour pouvoir poster un commentaire, je les remets ici : "Les commentaires sont modérés et doivent respecter certaines règles : une adresse mail valide, pas de propos à caractère diffamatoire, injurieux, obscène, offensant, violent, pornographique, susceptibles par leur nature de porter atteinte au respect de la personne humaine et de sa dignité ; pas de propos glorifiant le banditisme, le terrorisme, le vol, la haine ou tous actes qualifiés de crimes ou de délits, ou de nature à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques ou discriminatoires. Le modérateur ne vient qu'une fois par jour au maximum donc il faut souvent patienter avant de voir son com publié..."

Nitzotz 21/11/2015 07:12

@zetetikos
L'article a été supprimé du Figaro pendant 24h, et n'a été remis en ligne (avec un titre modifié) que parce qu'il avait été repris d'abord sur ce site, puis diffusé plus largement sur d'autres, tel JSSNews à qui j'avais envoyé le lien de cette page. Le Figaro était alors bien obligé d'en assumer la paternité, car ça commençait à jaser...
Un mot d'excuse pour votre condescendant "peut-être faudrait-il avoir essayé ?" serait le bienvenu.

Rita 21/11/2015 07:06

Est-ce qu'il y a une version en anglais de cet article? Il merite d'être lu .

bob 21/11/2015 07:00

Le mot "nunuche" autoattribué est le seul point de la démarche qui semble convenable.

Léonard 20/11/2015 19:43

sous le coup de l'émotion elle en fait des fautes d'orthographe

fil 20/11/2015 15:39

J'ai rarement vu une telle confusion mentale. L'auteur est philosophe, ses pauvres élèves...
Dans un autre article, elle semble se prétendre experte en systèmes de sécurité, rien moins que ça.

Dominique 20/11/2015 14:25

Merci pour ce reportage "sur le terrain" qui rapporte un réel évidemment dérangeant mais parfaitement réel. Je ne suis pas étonnée car je l'ai aussi rencontré, mais en colère que ce type de reportage ne soit pas diffusé largement dans nos médias "officiels". Pas pour stigmatiser mais pour faire prendre conscience de la pensée de l'autre. Est çe a dire qu'on ne peut récolter ces témoignages que sous le manteau et que les mêmes personnes interviewées par des journalistes en action tiendraient des propos politiquement corrects ... ou ne diraient rien du tout? Il y a en effet un choc des cultures qui fonctionnent toutes les deux sur le déni du réel et une représentation imaginaire de la pensée de l'autre. Avec des passages à l'acte différents, bien sur, mais sur le plan de la pensée, un enfermement effrayant. Un éclairage historique sur des périodes d'affrontement analogue de deux (ou plus) représentations imaginaires du monde serait essentiel.

ara 20/11/2015 13:52

...." il y a une problématique qui n'est quasiment jamais abordée et qui , à mon avis est pourtant une des clefs du problème ; c'est la loi de 1974 sur le regroupement familial VGE CHIRAC); contrairement aux autres vagues d'immigrés (italiens, espagnols, polonais, qui étaient tous des hommes jeunes et catholiques) et qui se sont mariés avec des françaises (mon cousin germain est d'origine italienne - son père italien a épousé ma tante) ; mon meilleur ami est d'origine espagnole ; les immigrés musulmans (tunisiens, marocains, algériens) n'ont pas trouvé à se marier avec des française ; vers la trentaine ils sont donc parti en vacance au bled, se sont marié et sont rentré en France avec leur épouse ; leur société ne pratiquant pas la contraception, les femmes ont continué à faire des enfants jusqu'à la ménopause ; d'où les familles de dix enfants (Rachida Dati) ; j'ai des copains arabes bien plus jeunes que moi (moins de quarante ans) dont les parents sont incroyablement vieux ; ajouter à cela la rupture épistémologique qui a bloqué la transmission des savoirs de parent à enfants (ce sont les enfants qui remplissent la déclaration de revenus de leurs parents et font les démarches administratives à leur place) ... et la crispation de la conjoncture économique a fait le reste (taux de chômage des jeunes issus de l'immigration http://www.inegalites.fr/spip.php?article86)...

Sarah 20/11/2015 13:51

Est-ce bien l'avis de tous LES jeunes de votre quartier ? j'en doute, il serait plus approprié de nommer votre article par : "Comment DES jeunes ...."
A toutes fins utiles

Sarah 28/11/2015 12:48

pauvre André... si loin de la réalité, vous préférez également généraliser ...

André 21/11/2015 09:34

pauvre Sarah...continue de réver

Marie 19/11/2015 19:57

Malheureusement, je veux bien croire ce que vous exposez dans vos lignes, cette haine est sentie depuis plusieurs années. Mais il ne faut pas se voiler la face, comme vous le décrivez, elle provient surtout des musulmans arabes et non pas des musulmans d' Afrique noire ou d'Asie. Ces arabes pour la plupart n'ont même pas eu un enseignement à l'Islam, ils sont des jeunes paumés, frustrés sans courage qui se tournent vers l'Islam sans connaissance et sont donc manipulés par les djihadistes. Nos gouvernants et notre ministre de la justice en particulier, ont "tout faux" et sont complices de cet énorme échec. Je suis blanche, française vivant en Afrique de l'ouest dans un pays à 65% de musulmans avec qui je parle beaucoup. Ils sont tous du même avis, les arabes sont très violents, sectaires avec une approche déviée de la religion et surtout racistes! Ce n'est pas une question de religion qui n'est qu'un prétexte mais un problème raciale, il faut bien intégrer cet aspect, à mon avis!

josé 19/11/2015 19:02

pourquoi ont ils supprimé l'article?

danilette 19/11/2015 19:46

Ils viennent de remettre l'article en ligne

josé 19/11/2015 18:40

Pourquoi l'article n'est il pas sur le figaro?

Pixdreamer 19/11/2015 16:14

Intéressant.Ça ne m'étonne pas trop. Cela va compliquer le problème. J'ai essayé de réfléchir à cette question là ici http://pixdreamer.canalblog.com/
Continuons de travailler. Merci

bobzogu 19/11/2015 15:23

L'inculture crasse d'une population à peine éduquée existe aussi dans nos campagnes profondes. Pour ces ruraux profonds, les causes de tous leurs malheurs sont les étrangers, les noirs, les arabes qui ont toutes les aides et eux n'ont rien. Même ignorance, même déformation, même inculture.

Choquée 19/11/2015 13:51

Habitante de Seine Saint Denis, j'attends avec impatience la publication de rushes et de la composition de votre panel de votre "interview". Vous êtes une scientifique, j'imagine que vous avez tout cela, n'est-ce - pas? Non parce que vous avez peut être croisé un abruti qui tenait ce genre de propos (il y en a quelques uns) mais stigmatiser ainsi une majorité des jeunes habitants de ce département comme cela, ça demande un peu plus qu'un abruti ou deux. Donc, j'attends. Avec impatience.

André 21/11/2015 09:36

le problème est qu'un "abruti" ou deux peuvent être aussi de très bons recruteurs....

Moi aussi 20/11/2015 10:08

J'en ai marre des bisounours qui nient systématiquement les réalités, qui haïssent ceux qui la rapportent, et qui ne font que lancer leurs poncifs habituels (stigmatisation, nauséabond, amalgame, blablabla...) à défaut d'arguments raisonnés.

Moi aussi 20/11/2015 10:04

Quelle réponse débile... au lieu de vous exciter sur l'auteur de ce post qui n'a fait que relater ce qu'elle a entendu, consacrez plutôt votre énergie à lutter contre le terrorisme islamique, ça rendra service au pays.

Olive 19/11/2015 10:43

En même temps, puisqu'ils vous disent qu'ils n'y croient pas, à ces morts, par quelle logique faut-il s'attendre à de la compassion ? J'ai un peu de mal à croire à cette histoire, peut-être parce que trop romancée, mais il en ressort que ces jeunes semblent plus ignorants que méchants ; si pour eux, "un musuman, ça tue pas" c'est bien qu'ils possèdent un certain sens moral. Ok, ils ne discernent plus le vrai du faux, n'ont pas les outils, les bons réflexes pour. Mais ça, ça n'a ni religion ni classe sociale. Ma grand-mère pense que Facebook est un endroit dangereux sur lequel on ne trouve que des violeurs ou pédophiles. J'ai un cousin éloigné, fermier, qui lui aussi est certain que les juifs ont le pouvoir. J'en connais un qui pense qu'il faut être franc maçon pour réussir sa vie. En fait, qu'est-ce que l'article raconte de si glaçant sinon que les gens de tous horizons croulent sous les mensonges ? Moi, je ne leur en veux pas. L'article essaye de faire dire son point de vue à une population ciblé, mais heureusement il se plante ; rien ne m'indique que ces jeunes interrogés ne soient pas contre, ou sensible, à un assassinat, un acte terroriste.

zetetikos 19/11/2015 17:47

Vous êtes autant dans le déni que ces jeunes !
Premièrement, je ne vois pas en quoi "cette histoire" serait romancée. Elle emprunte la forme du récit journalistique, ce qui n'est pas la même chose.
Vos remarque : "il en ressort que ces jeunes semblent plus ignorants que méchants" ; "rien ne m'indique que ces jeunes interrogés ne soient pas contre, ou sensible, à un assassinat, un acte terroriste."
Ce que dit l'auteure de l'article des propos rapportés : «T'sé quoi Madame, avec tout mon respect: les gros salauds, les barbares, les criminels qu'faudrait régler à la kalach, c'est les Juifs! Mais ça, tu pourras pas l'écrire dans ton journal vu qu'ils contrôlent tout». Effectivement, ni "méchants", ni "insensibles" !! La négation des crimes est souvent un moyen pour masquer son insensibilité face à ces derniers : "en ne disant pas que je m'en fiche, mais en affirmant qu'ils n'ont pas existé, je n'ai pas à exprimer de compassion, ni à assumer que je me fous des morts assassinés", voilà ce que cela signifie.

Vous ne notez pas non plus la dissonance cognitive dont ces jeunes font preuve : ils contestent les faits pour mieux les valider ensuite sous couvert de "complot sioniste", bien sûr, cela va sans dire.
"Ok, ils ne discernent plus le vrai du faux, n'ont pas les outils" : ah bon, n'ont-ils pas Internet, ni la télé, ni accès à la presse ? Ne peuvent-ils pas prendre les transports en commun pour se rendre sur place carrément ?? Non, ils préfèrent vivre dans leurs certitudes en niant les faits a priori...
Ce n'est pas parce que vous avez dans votre famille des gens aussi peu informés et armés intellectuellement que ces jeunes que cela excuse ni les uns ni les autres. Votre propos est un sophisme. Cela prouve tout simplement qu'en réalité, vous êtes comme eux, par contre...

PMA 19/11/2015 08:26

Bonjour
Je suis d'accord avec tout ce que vous dites, sauf sur "D'où l'exploit d'Edwy Plenel qui, en 2013, osait encore parler d'un «terrorisme dit islamiste». Edwy Plenel est de ceux qui en Janvier 2015 tout en condamnant les attentats, ont essayé de trouver des justifications à ces derniers. Edwy Plenel à pleinement participé à l'importation du conflit Isrlaelo-Palestinien en France (d'où les propos anti-sioniste, pardon anti-juif que vous entendez. Parce que soyons clair l'anti-sionisme est définitivement le nouveau pour définir l'antisémitisme) .

Nitzotz 19/11/2015 05:36

L'article a-t-il été supprimé sur Le Figaro ? Impossible d'y accéder, curieux...

Gia 20/11/2015 02:35

il n'est pas possible d'écrire antisionisme c'est le nouvel anti sémitisme. Je suis moi même anti sioniste à savoir désenclaver la palestine et partager jérusalem. Pour autant un état hébreux ne me dérange aucunement. Donc soyons clair : Une chocolatine n'a jamais et ne sera jamais un croissant au beurre...PMA de grâce, vous avez l'air intelligent, faites nous donc entendre la chanson ...

danilette 19/11/2015 19:47

L'article n'était plus accessible mais il a été remis en ligne aujourd'hui à 16h07...

zetetikos 19/11/2015 17:31

L'article est parfaitement accessible en un clic sur Google. Curieux que vous n'y parveniez pas : peut-être faudrait-il avoir essayé ?
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/11/18/31003-20151118ARTFIG00289-alexandra-laignel-lavastine-mon-jour-d-apres-le-13-novembre-en-seine-saint-denis.php