Que veut la diplomatie française, Léon Rozenbaum

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Lors d’une réunion récente au Quai d’Orsay, le Secrétaire général du Ministère français des Affaires Etrangères a déclaré à des diplomates Israéliens que la résolution 181 des Nations-Unies « était d’actualité ».
Le message est clair: La France de 2016 fantasme la disparition progressive ou brutale de l’Etat d’Israël et le dit. En effet la résolution 181 de 1947 prévoyait trois moignons de territoire indéfendables pour y installer un Etat juif noyé dans un océan arabe, Jérusalem devant devenir territoire international.

Il est difficile d’aller plus loin dans l’injure, la fantasmagorie politique, l’ignorance volontaire des faits historiques et juridiques, sans compter l’anachronisme risible relativement au rapport de force militaire.
Nous comprenons désormais qu’il est devenu inutile de rappeler sans cesse l’enchaînement des faits depuis 3500 ans, 1900 ans, 70 ans, 10 ans ou six mois: dans un monde perverti, rien ne résiste à la mauvaise foi haineuse.

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Le refus raciste de la reconnaissance des droits du Peuple Juif à la souveraineté dans sa patrie historique, la Terre d’Israël demeure l’une des pierres angulaires de la Doxa de l’Occident chrétien, même largement déchristianisé, et de parts importantes de l’Orient arabo-musulman.
De ce point de vue, les voisins immédiats de l’Etat hébreu sont sans commune mesure plus réalistes et plus amicaux que la France actuelle et ils ont de bonnes raisons pour cela puisqu’ils savent qu’Israël est aujourd’hui leur meilleur rempart contre Daesh.

Nous avons trop longtemps cru qu’il suffisait de rétablir la réalité des faits historiques et juridiques à la lumière des données réelles du Droit International Public et des Traités, et notamment le Traité de San Remo de 1923, de montrer le lien millénaire, jamais démenti, entre les Juifs et la Terre située entre Jourdain et Méditerranée, pour obtenir l’approbation et le soutien des Nations « éclairées », et en tous cas des Etats démocratiques.

Nous avons cru qu’il suffisait de rappeler comment les Arabes, tous les Arabes, ont d’emblée piétiné la résolution 181 des Nations-Unies et en 1947-48, ont immédiatement après ce vote, entrepris une guerre d’extermination des Juifs, en lançant cinq armées d’Etats arabes sur la communauté juive de Palestine avec la certitude (vraisemblable à l’époque), de l’écraser, parachevant ainsi la Shoah.

Nous avions imaginé que le fait de décrire comment, dans un acte libératoire inouï, le « Ychouv », l’Etat d’Israël en gestation, est parvenu en 1948-49 à desserrer l’étau de cette nouvelle tentative de génocide, répétée sur une plus vaste échelle encore en 1967, allait simplement faire comprendre et approuver les droits inaliénables du Peuple d’Israël.

Nous nous sommes trompés! C’est le contraire qui s’est produit. Plus l’idéologie post-moderne s’impose en Occident, plus la honte et la haine de soi, comme d’habitude transférée avec délectation sur les Juifs, s’impose, et brouille toutes les cartes, tous les souvenirs, toutes les obligations, et surtout la vérité, en inventant de toutes pièces une légitimité de substitution devenue une véritable religion civile. Autour de la « Palestine » communient désormais tous les extrêmes de droite et de gauche et les antijuifs de tout acabit.

Mais aujourd’hui, il y a plus. La montée de l’Islam en Occident avec son cortège de mépris, de violence, de barbarie, de tromperie, d’aliénation de la femme et de ruse, hypothèque gravement l’avenir de l’Europe. Au lieu de réagir, cette dernière est restée quatre décennies dans le déni du réel, et nombreux, parmi ses cadres, sont ceux qui s’y complaisent encore. De plus en plus clairement c’est la « dhimmitude », l’acceptation insidieuse de la domination musulmane, et donc en réalité de l’esclavage, qui donne aujourd’hui le ton.

La France est aujourd’hui en mauvaise santé notamment parce qu’une part importante de ses ressources part clandestinement vers le Maghreb et nourrit l’immigration illégale chez elle. Quand le Président de l’Assemblée Régionale Corse peut parler de la France comme d’un « pays ami », quand le nombre des zones sans droit ne cesse de se multiplier sur tout le territoire, quand la dette nationale est devenue incontrôlable, quand les cerveaux fuient, quand les Juifs ne sont plus en sécurité, quand l’armée est peuplée d’un contingent important de soldats d’origine Arabe aux fidélités ambivalentes, quel crédit peut conserver un tel Etat?
Quand le Qatar achète à tour de bras les entreprises de haute technologie et les hôtels de luxe, quand le mécontentement grandit, les motivations et les manœuvres du Quai d’Orsay sur fond d’atmosphère délétère pour une énième « conférence de la paix au Proche-Orient » avec une menace de reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien ingérable et agressif, si Israël ne cède pas d’avance, n’ont aucune chance d’inspirer la moindre confiance à une partie qui constitue 50% du problème.

Mais lorsque, en outre, l’on considère l’état actuel du monde musulman, la montée de Daesh et de sa sauvagerie, la situation dramatique en Syrie et en Irak, sans oublier la Lybie ni l’Afghanistan, le Yémen, et le Liban, on peut légitimement se demander ce que recherchent vraiment les Français.

Alors qu’Israël et les Arabes palestiniens font figure de zone de stabilité avec un conflit de relative basse intensité en dépit du terrorisme endémique contre les Israéliens innocents, l’obsession pyromane de la diplomatie française à faire reculer Israël, quitte à provoquer un nouvel embrasement, a quelque chose de pathétique et est profondément immorale.

Ce qui reste de crédibilité à la France peut certes entraîner d’autres pays à la débandade et déstabiliser un peu plus la planète. Mais il faut bien avoir à l’esprit qu’à moins de provoquer une énorme déflagration, la France ni même l’Europe ne sont en état d’imposer par la force à Israël des reculs territoriaux auxquels ce pays n’aurait pas consenti. Or, Il faudrait être fou quand Daesh cogne à vos frontières actuelles déjà fort étroites, pour accepter de revenir aux lignes de cessez-le feu de 1949 et encore plus insane pour accepter de discuter sur la base de la résolution 181! Que des officiels français aient pu faire, toute honte bue, une telle déclaration constitue une véritable provocation.

Il faut, une fois pour toutes, que les Français prennent la mesure des risques qu’ils prennent en méprisant la puissance militaire d’Israël fondée d’abord sur la volonté populaire et une avance technologique en perpétuel renouveau. Croire qu’ils vont assurer la paix civile en France pour complaire à leurs Musulmans locaux qui s’agitent, le tout sur le dos d’Israël, en prenant le risque idiot de provoquer une conflagration dont ils pourraient aussi pâtir, n’est pas une politique sage.
Léon Rozenbaum

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