Élections iraniennes : Les "réformateurs" n'ont pas gagné, Joseph Klein

Publié le par Sacha A.

Le magazine Frontpage publie un rapport le 1er mars intitulé : « Élections iraniennes : Les “réformateurs” n'ont pas gagné », ce qui contredit les revendications d’une victoire des « modérés » lors des récentes élections en Iran.

Le magazine Frontpage écrit : comme pour le parlement, il peut y avoir une inclinaison plus « modérée » à la suite de la stratégie apparente de « modérations » et « réformistes » pour unir leurs forces afin de prendre des sièges à la ligne dure plus doctrinaire. Cependant, cela n'amènera pas le parlement vers un chemin plus réformateur. Les « modérés » eux-mêmes sont assez conservateurs et ont montré peu d'intérêt dans leur agenda pour les droits de l'Homme.

Source : www.ncr-iran.org pour l'adaptation d'un article en anglais de www.frontpagemag.com

Ni le président Rohani, ni les centristes « modérés » qui le soutiennent, qui siègeront à l'Assemblée des Experts et au Parlement, ne sont susceptibles de mettre en danger leurs propres positions en préconisant un programme trop « réformateur ». Au contraire, les exécutions ont en réalité augmenté pendant la présidence « modérée » de Rohani. Selon Robert P. George, président de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale, la situation des groupes religieux minoritaires — y compris les baha'is, les chrétiens et les musulmans soufis — reste « terrible ». Plus de « modérés » à l'image de Rohani au Parlement ou l'Assemblée des Experts ne changeront pas les dures lois du régime théocratique iranien envers son peuple.

L'article de Frontpage reconnaît le large boycott des soi-disant élections par le peuple iranien. Il a également présenté un résumé de ce qui a été posté dans les médias sociaux pendant les élections et après, en déclarant : « Inutile de dire que les exilés iraniens ne partagent pas l'enthousiasme du Guide suprême. » Sur Twitter, ils ont affirmé que le nombre élevé d'électeurs annoncés dans la presse gouvernementale était significativement gonflé. Ils ont également affirmé que certains de ceux qui ont voté l'ont fait afin d'éviter l'expulsion de leurs écoles ou de leurs postes. Beaucoup de jeunes iraniens auraient boycotté l'élection.

Un chef de la résistance en exil, Maryam Radjavi, a décrit les élections comme une « mise en scène ». Elle a affirmé : « La soi-disant élection ne signifiait pas élire les représentants du peuple, mais c'était une compétition entre les anciens fonctionnaires et les titulaires chargés de la torture et des exécutions. »

En tout état de cause, quels que soient les résultats des élections, l'ayatollah Khamenei et ses alliés extrémistes, y compris le corps des gardiens de la révolution islamique, continueront à diriger l'Iran comme ils l'entendent.

Selon Frontpage : « L'ayatollah Khamenei, qui bien sûr n'a pas été élu par le peuple, a le dernier mot sur toutes les grandes décisions sur la politique étrangère et intérieure. L'accord sur le nucléaire, par exemple, n’aurait pas été possible sans son consentement, que le Guide suprême n'a accordé seulement qu’après avoir reçu de nombreuses concessions de la part de l'administration Obama et de ses partenaires de négociation. »

Se référant aux élections truquées, le magazine explique : « pour préserver les bases de la ligne dure au pouvoir, même s'ils ont perdu quelques sièges. Le Conseil des Gardiens dominé par les conservateurs iraniens, dont la moitié des membres sont des théologiens nommés par l'ayatollah Khamenei lui-même, a prédéterminé le résultat des élections en pré sélectionnant les personnes admissibles pour concourir lors de celles-ci. Près de la moitié des candidats potentiels qui ont été initialement désignés pour se présenter, ont été refusés par le Conseil des gardiens. Moins de 10 % de ceux qui sont autorisés à participer à l'élection du Parlement étaient des femmes. Seuls les hommes ont été autorisés à se présenter pour l'Assemblée des Experts. »

Ainsi, en réalité, l'élection ne représentait qu’une démonstration, avec une participation un peu plus élevée, pour prouver un large soutien au sein de la population envers le système théocratique actuel et donner l'illusion d'un régime « démocratique ».

Élections iraniennes : Les "réformateurs" n'ont pas gagné,  Joseph Klein

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