Israël : autre épisode de la guerre des clans

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Il s'agit d'une réalité qui est complètement ignorée des media occidentaux mais qui provoque tous les ans de nombreux morts et dommages. On ne plaisante pas chez les Arabes de cette région du monde ni sur la fidélité à la famille, au clan (famille élargie) ni surtout sur les questions d'honneur familial ! Voici le dernier épisode qui a eu lieu dans le village bédouin de Kaseife dans le Néguev ce samedi soir 30 juillet.
Une dispute a éclaté entre la famille al-Amour et une branche du clan Dulam après qu'une voiture des Dulam est entré dans la zone où habite la famille al-Amour et que les passagers ont commencé à tirer en l'air. Les al-Amour sont sortis dans la rue pour voir ce qui se passait et c'est alors qu'une deuxième voiture a foncé intentionnellement sur eux, tuant 2 personnes et en blessant 15 autres !
Un témoin de la scène raconte que cela ressemblait à un acte terroriste, effectivement c'est le même schéma qu'une attaque à la voiture bélier, méthode dont le brevet d'invention est revendiqué par les terroristes palestiniens, méthode vantée sur les résaux sociaux et à la TV de l'Autorité palestinienne issue de l'OLP, de Mahmoud Abbas !

Il ne faudra malheureusement pas attendre très longtemps pour que la vengeance fasse d'autres victimes, cette fois chez les Dulam de la part des al-Amour si mal nommés !

Il y a exactement 1 an, jour pour jour, un incendie criminel avait lieu dans le village de Douma, causant la mort d'un bébé et ses parents, Ali, Reham et Sa'ad Dawabsheh. Il est de notoriété publique qu'il existe une guerre de deux clans rivaux dans ce village due à une ancienne dispute. La famille Dawabsheh a été victime de 6 incendies criminels connus, cinq maisons et un véhicule en l'espace d'un an et demi, le plus dramatique qui a causé la mort du jeune couple et de son bébé a été attribué à des extrémistes juifs. Un an plus tard, rien n'a été éclairci, les principaux accusés ont tous été relâchés, une seule inculpation a été prononcée contre le seul Amiram Ben Uliel qui affirme que ses aveux lui ont été soutirés de force et qui est revenu sur sa déposition.

Le témoin principal, Ibrahim Dawabshesh avait affirmé : "“I saw Sa'ad and Reham burning on the ground. Next to them were TWO masked men, one beside each of them. They were dressed in jeans and black long-sleeved shirts…“Their faces were covered with a balaclava, with only the mouth and eyes visible. The street light  shone directly on them. I was horrified by what I saw. They saw me and I was frightened and ran back home. I told my brother Bishar to get help and returned to Sa'ad’s house where I no longer saw the TWO masked men –  Amira Hass, Haaretz

"j'ai vu Sa'ad et Reham qui brûlaient, à coté d'eux il y avait 2 hommes masquées, un de chaque côté, ils étaient habillés en jeans avec des tee-shirts noirs à manches longues... leurs visages étaient recouverts avec une "balaclava", cagoule noire, avec seulement la bouche et les yeux qui étaient visibles. La lumière de la rue les éclairait directement. J'étais horrifié par ce que je voyais, ils m'ont vu et j'ai eu peur, j'ai couru chez moi et j'ai dit à mon frère Bishar d'appeler à l'aide, je suis retourné à la maison de Sa'ad, les 2 hommes masqués avaient disparu.

Haaretz

Martin Sherman* écrit : est-il crédible de croire que Ben Uliel, un jeune marié de 21 ans, père d'un bébé, qui n'a pas incorporé d'unité combattante à l'armée,

  1. a eu les "cojones", les couilles et aussi les capacités physiques de parcourir à pieds 5 km en pleine nuit, sans se faire repérer, d'atteindre le village
  2. et alors qu'il y avait des tas d'autres maisons à la périphérie du village,
  3. a pénétré jusqu'au centre du village ennemi sans être repéré, sans armes,
  4. a mis le feu à une maison inhabitée
  5. puis toujours sans se faire repérer a écrit des tags en hébreu
  6. puis a incendié la maison des Dawabsheh
  7. et finalement, tel un fantôme, a réussi à prendre la fuite sans laisser de trace ni le moindre indice indiquant où il aurait disparu !
  8. tout cela TOUT SEUL !

Voici des questions troublantes qui ne sont toujours pas résolues un an après les faits et auxquelles il faut se confronter. © adapté par www.danilette.com

*The writer served for seven years in operational capacities in the Israeli Defense establishment, was ministerial adviser to Yitzhak Shamir's government and lectured for 20 years at Tel Aviv University in Political Science, International Relations and Strategic Studies. He has a B.Sc. (Physics and Geology), MBA (Finance), and PhD in political science and international relations, was the first academic director of the Herzliya Conference and is the author of two books and numerous articles and policy papers on a wide range of political, diplomatic and security issues. He is founder and executive director of the Israel Institute for Strategic Studies

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jcdurbant 01/08/2016 06:49

Ca me rappelle notre première soirée à la Vieille ville de Jérusalem avec mes enfants (13 et 11 à l'époque) lors de mon dernier séjour il y trois ans et notre surprise quelque peu inquiète devant un caillassage quasi généralisé apparemment entre deux "clans" de restaurateurs rivaux (à ce que 'ai cru vaguement comprendre ?) où tout le monde avait dû se barricader tant bien que mal et la police israélienne intervenir pour arrêter les hostilités ...

danilette's 01/08/2016 10:23

Merci pour ce témoignage