De l’impérieuse nécessité d'un réarmement intellectuel et moral face au djihadisme, conférence d'Alexandra Laignel-Lavastine

Publié le par Sacha

Le jeudi 5 octobre 2017 s'est tenue la conférence d’Alexandra Lavastine sur le thème “De l’impérieuse nécessité d’un réarmement intellectuel et moral face au djihadisme” (d’après son dernier essai : Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ?

"On va parler ce soir de réarmement intellectuel et moral pour une raison simple qui tient à mon sens à ce qu'une guerre se gagne d'abord dans les esprits ; or il me semble que l'esprit en France n'y est toujours pas. On a encore eu un attentat en France dimanche et depuis 2012, depuis Merah, c'est toujours la même dialectique ; voilà en effet cinq ans que nous oscillons en toute inconsistance entre l'effroi et la sidération qui prévalent à chaque lendemain d'attentats, et là miracle on peut même oser dire sur un plateau de télévision sans se faire insulter, qu'on a affaire à de l'islamo-fascisme ; puis deuxième phase retour à l'aveuglement bien-pensant où la première des priorités ne sera plus de sauver les Européens du péril islamiste mais en quelque sorte de sauver l'islam de l'amalgame et les Musulmans de la stigmatisation alors qu'on ferait mieux de dire à nos amis musulmans : "de grâce aidez-nous, mobilisez-vous et désamalgamez-vous car le pays a besoin d'être rassuré !"...
Voilà qu'on serait aujourd'hui confronté à une inexplicable épidémie de déséquilibrés et c'est ainsi d'ailleurs que la justice a même réussi l'exploit de placer en psychiatrie l'assassin islamiste de Sarah Halimi, vous savez cette femme juive de 65 ans massacrée parce que juive, à Belleville en plein Paris et dans l'indifférence générale, elle aussi au cri de « Allah Houakbar » ; et la justice n'a même pas retenu l'antisémitisme comme circonstance aggravante, ce qui est honteux, comme si on avait toujours pas compris que la haine des Juifs est au cœur de l'idéologie djihadiste. Alors c'est à chaque fois toujours le même problème à savoir que l'ennemi n'a pas le bon profil, l'assassin de Sarah Halimi aurait été un identitaire d'extrême droite, on aurait eu toute
la France dans la rue, il est musulman, toute la France rase les murs. Dans ce contexte, la psychiatrisation de l'ennemi est désespérante, il se trouve en effet que nos ennemis ne sont ni fous ni nihilistes, ils sont islamistes c'est-à-dire qu'ils adhèrent par choix et fanatiquement, à une idéologie totalitaire dotée d'un projet politique explicite, la conquête de l'Europe et d'un projet de société bien précis lui aussi, la soumission à la Charia, le terrorisme n'étant d'une certaine manière que la partie émergée de l'iceberg. Alors là on est au cœur du problème mais on préfère ne pas trop le voir parce que cela signifierait qu'il faudrait envisager une stratégie beaucoup plus globale, plus transversale : c'est-à-dire porter aussi le combat sur le terrain idéologique et culturel, à commencer par les prédicateurs salafistes...
Alors oui nous sommes un peu lâches et je ne sais pas si on mesure bien à quel point nos capitulations et nos reniements reviennent aussi à abandonner à leurs sorts, et c'est également honteux, les intellectuels qui de l'intérieur même du monde musulman luttent avec un courage inouï contre les islamistes…"

 

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Madeleine 13/10/2017 15:23

Tant que les dirigeants politiques successifs (depuis 1960) qui nous gouvernent au plus haut sommet de l'Etat seront des salariés au service du Qatar et de l'Arabie saoudite, les choses ne changeront pas, et les juges et médias qui craignent de perdre leur poste continueront à être les valets soumis que l'on sait.