Monsieur Corbyn, rendez hommage aux victimes israéliennes de Munich, Giulio Meotti

Publié le

A Munich en 1972, les terroristes de l'organisation de libération de la Palestine (OLP) ont tué Moshe Weinberg dont le visage reflétait la joie de vivre.
Ils ont tué Amitzur Shapira, un père de quatre beaux enfants qui enseignait à Herzliya.
Ils ont tué Yossef Romano, un juif d'origine libyenne, père de trois enfants.
Ils ont tué Mark Slavin, qui avait embrassé le sol d'Israël en arrivant d'Union soviétique.
Ils ont tué Zeev Friedman, né en Sibérie et dont le père a été déporté dans un camp de travail sur la Vistule. Il parlait un mélange merveilleux de yiddish et de russe. Sa mère avait perdu tous ses parents à Treblinka, le camp d'extermination.
Ils ont tué Kehat Shorr, venu de Roumanie où il avait combattu les troupes nazies dans les Carpates.
Ils ont tué Yaacov Springer, l'un des rares survivants du soulèvement du ghetto de Varsovie.
Ils ont tué Andrej Spitzer, marié à une femme convertie au judaïsme, vivant dans la banlieue de Tel-Aviv.
Ils ont tué Eliezer Halfin, d'une famille juive de Lituanie exterminée dans la Shoah.

Et ils ont également tué Yossef Gutfreund qui lui aussi avait quitté la Roumanie après avoir passé plusieurs mois en prison pour "propagande sioniste".

Alors, que je comprenne bien, comment se fait-il que Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste britannique, ait rendu hommage non pas à ces 11 héros israéliens, mais à un terroriste palestinien qui a anéanti toutes ces belles vies ?
L’Occident est malade d’antisémitisme, à nouveau.
Le parti travailliste britannique est probablement perdu dans une avalanche de judéophobie. Trop de déclarations contre "les sionistes", trop de malveillance contre les juifs, trop d'attaques contre Israël, trop de rencontres avec le Hamas et le Hezbollah.


Après Munich, les Jeux Olympiques ont commencé à distribuer des médailles d'or et d'argent maculées de sang.
Les choses sont probablement pourries dans le parti de Corbyn. Mais comme il est possible qu'il remporte les prochaines élections britanniques, compte tenu du mauvais état des conservateurs, il pourrait être utile de lui suggérer une mesure de réparation après cette nouvelle affaire. Le chef de l’opposition britannique devrait immédiatement prendre l’avion pour Israël et aller faire une visite humblement sur les tombes des victimes israéliennes de cette attaque à Munich.
Le lendemain du massacre des athlètes, tous les Israéliens présents en Allemagne portaient une kippa en signe de deuil. La décision ignoble et satanique de ne pas stopper les Jeux a prouvé la faillite de tout sens moral, le feu vert pour de futurs massacres.
Après Munich, les Jeux Olympiques ont commencé à distribuer des médailles d'or et d'argent tachées de sang. La fête était morte, mais les compétitions ont continué, continué, continué.  Les rabbins israéliens sont venus pour envelopper les cercueils dans le drapeau avec l'étoile de David. Cette nuit-là à Francfort, une cinquantaine de tombes juives avaient aussi été détruites.

Aucun délégué arabe n’a offert ses condoléances à Israël. Personne. Le jour de l'arrivée des corps à l'aéroport de Lod, il n'y avait pas de fanfare pour les accueillir. Seul le silence et une énorme douleur. Après avoir récité le kaddish hébreu sur les tombes, les "Gens du Livre" sont rentrés chez eux. Le lendemain, c'était le nouvel an juif, mais il n'y avait pas de place pour la joie. Cette nouvelle année avait commencé avec la réflexion collective sur les enfants des onze victimes : ces enfants étaient et sont le pourquoi d'Israël.

Après avoir visité les tombes, M. Corbyn devrait offrir ses condoléances à ces enfants. Sinon, il devrait s'attendre à la pire réaction possible de ceux qui aiment Israël, qui aiment la vérité et la décence.

Adaptation en français de l'article : http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/22617

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Yes 19/08/2018 06:56

La gauche est une sorte de mouvement anticlérical qui reprend à son compte le principe fondateur du christianisme - la charité - et le pousse à son extrême, qui oublie comme le christianisme que la charité doit être en équilibre avec la justice et qui poursuit le rejet plus ou moins conscient des Juifs, comme l'ado teigneux qui croit tout savoir sans avoir rien étudié, réinvente son monde et rejette son père.