L'Europe et le diktat de l'OCI, l'Organisation de la Conférence islamique

Publié le par danilette's

La mise en garde du Ministre des affaires étrangères de l’U.E. à l’Etat d’Israël de n’avoir pas l’ « audace » de rétablir sa souveraineté sur tout ou partie de la Judée-Samarie, dans le cadre ou hors du cadre du plan de paix proposé par le Président des USA, met en lumière une politique d’hostilité systématique à l’égard de l’Etat Juif souverain qui ne se dément pas depuis la trop célèbre « Déclaration de Venise ».
Depuis plus de quarante ans se déploient les conséquences du « dialogue euro-arabe », le « Diktat » imposé à l’Europe par l’Organisation des Etats Musulmans avec une série de chantages à la clé, et surtout celui de la menace permanente d’interrompre la fourniture du pétrole, d’avoir bien entendu à lâcher tout soutien à Israël, mais bien plus, de devoir organiser la colonisation islamique de l’Europe avec mise au pas de la presse, des Universités, des Gouvernants et une véritable « police de la pensée » qui entraine l’Europe vers le gouffre. C’est là la réalisation sournoise d’ « Eurabia », dénoncée depuis des décennies, de façon si clairvoyante, par Mme Bat-Yeor.

Il reste que la position et la menace européennes ne tiennent pas en termes de droit international public, bien que l’Europe prétende à tort se fonder sur ce droit. En effet, La Déclaration de Sanremo de 1920-1923 sous les auspices de la Société des Nations et avalisée par les grandes puissances de l’époque, constitue la seule base juridique véritable relativement au démembrement et au partage de l’ancien Empire ottoman, suite à la première guerre mondiale. Tous les événements subséquents –sauf les Traités de paix israélo-égyptien et israélo-jordanien- sont le résultat d’affrontements guerriers, conséquences de la prétention si souvent réaffirmée du monde Arabo-Musulman de rayer Israël de la carte.

Or ce document reconnaissait au Peuple Juif sa vocation à rétablir sa Résidence Nationale sur tout le territoire de la « Palestine », que les Juifs nomment depuis 4000 ans, la Terre d’Israël (en Hébreu, « Eretz-Israël ») et à y exercer son droit à l’autodétermination et à la souveraineté, provisoirement sous un mandat du Royaume-Uni. Ce territoire incluait le territoire jordanien actuel, La Judée, la Samarie et Gaza et le territoire israélien actuel.

L’agression égyptienne contre Israël en 1948 dont le résultat fut un cessez-le-feu avec occupation par l’Egypte de la bande de Gaza pendant 19 ans était une violation grossière du droit international public.

L’agression de la Jordanie (créée en 1946 par les britanniques privant Israël des 3/5 de la Palestine en violation du mandat de la SDN) contre Israël au même moment, dont le résultat fut un cessez-le-feu avec occupation par la Jordanie de la Judée-Samarie pendant 19 ans, était une violation grossière du droit international public.

Par le traité de paix israélo-jordanien, Israël a renoncé aux 3/5 de son territoire légal. Le partage (inégal au profit des Arabes) de la Palestine entre Juifs et Arabes a déjà eu lieu et 80% des citoyens jordaniens sont Palestiniens. Vouloir repartager la Palestine occidentale au détriment d’Israël constitue une ruse génocidaire en rendant Israël indéfendable à la merci d’une attaque surprise.

Il n’est donc pas surprenant qu’Israël n’ait jamais renoncé à sa souveraineté sur la Judée, la Samarie et même sur la bande de Gaza. Les accords d’Oslo ont organisé un partage de compétences entre l’Etat souverain et une « Autorité Palestinienne » autonome. Tous ceux qui prétendent reconnaître un « Etat de Palestine », dans ces conditions, violent le droit et sont fauteurs de guerre.

Israël est parfaitement fondé légalement à établir des villes et des villages pour sa population en Judée et en Samarie sur les terres domaniales en conformité à la déclaration de Sanremo qui réservait les droits des « communautés non-juives » déjà établies qu’Israël respecte scrupuleusement. Il n’y a donc jamais eu de « colonies » juives sinon dans la propagande hostile relayée si complaisamment par la presse européenne.

Lorsque la première puissance mondiale, les USA, s’affranchit enfin des manœuvres euro-arabes, et que des Etats arabes de plus en plus nombreux s’accordent à juger obsolète le soutien aveugle à une direction palestinienne maximaliste et irrédentiste, l’attitude agressive de l’Union Européenne contre Israël laisse ouverte la question fondamentale de l’antisémitisme européen: que l’on méprise les droits individuels des Juifs ou leurs droits collectifs, c’est toujours la haine des Juifs. Léon ROZENBAUM, avocat à Jérusalem.

Source : http://sourceisrael.com/2020/02/leurope-met-bas-les-masques/

Sur le traité de San Remo voici une vidéo indispensable pour comprendre les fondements juridiques de l’État d'Israël :

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