Les robots n'ont pas d'humour, Catherine Stora

Publié le par danilette's

Les robots n'ont pas d'humour ! En tout cas, eux et moi on n'a pas le même humour. Bref, une blague, certes un peu osée mais qui me faisait hurler de rire n'est pas passée. Je vois que vous grillez d'impatience, je vous la raconte ! Voici : j'ai légèrement modifié une blague qui a beaucoup circulé sur internet fin 2020, et que tout le monde connait, je suppose, c'est deux rats qui discutent, l'un demande à l'autre s'il s'est fait vacciner contre le covid 19 et l'autre lui dit que non, qu'il attend la fin des expériences sur les humains. La mienne est beaucoup plus rigolote : lire en entier sur : https://almamedoubar.blogspot.com/2021/04/les-robots-nont-pas-dhumour.html

Voici un article de Cathy Stora qui partage un sujet de réflexion vraiment d'actualité avec son humour habituel où il est question d'intelligence artificielle, de Jean-Pierre Séris, de Vaucanson et de Turing, des vaccins, d'Israël et de la censure...

On dit souvent, en parlant d'un animal familier, un chat, un chien, un chimpanzé (celui de Léo Ferré s'appelait Pépé) ''il ne lui manque que la parole''. De même on peut se demander ce qui manquerait à une machine pour qu'on puisse la  prendre pour un humain.

En effet, comment concevoir et optimiser cette humanisation des robots ?

Que leur ajouter pour les rendre plus humains ? (Une âme, sûrement mais... comme c'est une partie qui n'appartient pas au monde manifesté, le projet n'est pas près de voir le jour je crois.) Quel serait d'ailleurs l'intérêt d'une telle amélioration ? A mon avis, il y aura forcément un jour des gens qui voudront faire prendre des vessies pour des lanternes, et des machines (ordinateurs, robots...) pour des humains. Comment distinguera t-on si l'on a affaire à une machine ou à un être humain ? 

Est-il d'ailleurs possible à une machine de se faire prendre pour un être humain ?

C'était d'ailleurs, je me souviens, le sujet proposé par un de mes profs en année de licence, et je le trouve, à présent, terriblement d'actualité.

Ce prof, c'était Jean-Pierre Séris, spécialiste d'épistémologie, ça veut dire philosophie des sciences, un type passionné et passionnant. Je le revois, de dos, pull mohair vert clair et crinière argentée, écrivant à la craie, d'une belle écriture ferme, harmonieuse et élégante, le nom de Vaucanson au tableau, puis se retournant pour nous raconter, avec ce bel accent chantant des gens originaires de Toulouse, l'histoire de Jacques Vaucanson, qui vécut au XVIIIème siècle, en France. C'était un inventeur, un créateur d'automates, et sa rencontre avec un chirurgien fût déterminante : il fabriqua, ayant voulu tester l'idée que le phénomène de la digestion pouvait être réduit à un mécanisme, un canard plus vrai que nature qui était capable de manger, digérer et même de déféquer !

Ayant fini son topo sur les machines de Vaucanson, il embraya sur les machines en général puis sur les machines à calculer… Pascal, le calcul intégral, les computations les combinaziones et finalement les combinatoires, l'intelligence artificielle et les ordinateurs. Dire que ça me barbait, à l'époque... Lire la suite

 

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