Quel bilan tirer de cette importante réunion d’évêques orientaux à Rome, Abbé Alain-René Arbez

Publié le par danilette

Avec l'autorisation du site DRZZ 

Quel bilan tirer de cette importante réunion d'évêques orientaux à Rome ? Le message final, qui cible une fois de plus le conflit palestino-israélien est-il objectif, est-il même crédible ?

Selon moi, ces prises de parole épiscopales, plus orientées qu’orientales, ne font que démontrer la dérive apostate d’une communauté initialement issue du judaïsme, mais toujours plus inféodée à une politique panarabe, experte en taqqia.

Les interventions ont été nombreuses et variées, mais il semble que le groupe des dignitaires chrétiens hostiles à Israël ait largement pris le dessus. Ainsi l’archevêque melkite Bustros affirme-t-il que les Juifs n’ont pas le droit de justifier leur présence en Terre Sainte en s’appuyant sur la Bible. Or, que dit la Bible ? Que la terre promise est accordée à Israël pour toujours, et qu’elle fait partie de l’alliance irrévocable que Dieu a scellée avec son peuple.

Voici donc Marcion redivivus. Censurons la Bible ! Le Concile a eu beau émettre en 1965 une déclaration Nostra Aetate [§ 4], tournant les pages sombres du sanglant  antijudaïsme passé, le Saint-Siège a eu beau reconnaître l’Etat hébreu en 1993, les évêques des Eglises orientales, à part quelques exceptions, en sont toujours, en 2010, à la pseudo-théologie de la substitution et du déicide…

Voici donc, sous nos yeux, un schisme silencieux qui s’approfondit en toute quiétude lorsque, d’une même voix, les éminences de Terre Sainte exigent la « fin de l’occupation des territoires arabes » en conclusion de ce synode aux accents bien peu pastoraux. Ces mêmes évêques des Eglises orientales, patriarche latin de Jérusalem en tête, semblent beaucoup moins critiques envers la revendication musulmane récente de l’islamisation du berceau du judaïsme et du christianisme ! Ne sont-ils donc pas conscients du fait que, en bons dhimmis  se réclamant continuellement de l’arabité, ils y associent du même coup l’islamité, comme le clamait l’archevêque orthodoxe libanais, Georges Khodr lors de sa dernière conférence à Genève ? Peu d’échos, dans ce synode, des chrétiens massacrés en Irak, persécutés en Turquie, prêtres et évêques égorgés.

Pourquoi laisse-t-on croire aux médias occidentaux que les chrétiens fuient la Terre Sainte à cause d’Israël, alors que tout le monde sait et peut constater que les chrétiens quittent les territoires palestiniens et les autres régions dominées par l’islam parce la vie y est intenable et périlleuses pour eux et leurs familles ? Pourquoi cacher que beaucoup parmi ces chrétiens d’Orient viennent en Israël, Etat juif mais démocratique, où l’augmentation de leur nombre est ascendante, alors qu’elle fléchit partout ailleurs ?

Un seul évêque a eu le courage de dénoncer les stratégies nocives de l’islam envers les chrétiens : Mgr Raboula Beylouni, archevêque libanais [*]. Mais sa voix a été bientôt couverte par les déclamations antijuives de ses confrères pour qui le seul et unique problème est Israël.

Si Jésus revenait incognito dans sa patrie, je présume que ces éminentes béatitudes l’obligeraient à échanger son tallith contre un keffieh.

Abbé Alain-René Arbez

 



Publié dans Monde chrétien

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