Un pacte signé avec le sang juif, Caroline Glick,

Publié le par danilette

http://www.carolineglick.com/e/2011/10/a-pact-signed-in-jewish-blood.php
A pact signed in jewish blood

Personne ne nie la souffrance de la famille Shalit. Noam et Aviva Shalit et leurs proches ont enduré cinq ans et quatre mois d'angoisse ininterrompue depuis que leur fils, le Sergent Gilad Shalit a été enlevé à son poste de l'armée en juin 2006, par des terroristes palestiniens et retenu à Gaza. Depuis lors, mis à part une lettre et un message vidéo, ils n'ont reçu aucun signe de vie de leur fils soldat.

Il n'y a pas un foyer juif en Israël qui n'éprouve de l'empathie pour leurs souffrances. C'est simplement que la plupart des Israéliens servent dans les Forces de défense d'Israël et attendent que leurs enfants y servent également.

Ce n'est pas uniquement parce que cela peut  arriver à n'importe laquelle de nos familles.

En tant que Juifs, le concept de responsabilité mutuelle, celui que nous sommes tous une grande famille qui partage un destin commun, est enraciné dans notre conscience collective. Et je sais au plus profond de moi, que la souffrance de la famille Shalit est notre souffrance collective.

Et pourtant, pourtant, la liberté a un prix. La cause de la liberté de l'ensemble du peuple juif exige un sacrifice plus important de certaines familles que d'autres.

Parfois, ce sacrifice est fait de plein gré comme dans le cas de la famille Netanyahou.

Le professeur Ben Tsion et Tzilla Netanyahou ont élevé trois fils pour être soldats dans le combat de la liberté juive et chacun de leurs trois fils a servi dans un commando d'élite de l'armée. Leur fils aîné, Jonathan a eu le privilège de diriger le commando israélien dans le raid héroïque visant à délivrer les otages juifs retenus à Entebbe par l'OLP. Là-bas, le 4 juillet 1976, Jonathan et sa famille ont fait le sacrifice ultime pour la liberté du peuple juif. Jonathan a été tué en pleine action, ses parents et ses frères ont été laissés dans le deuil à le pleurer pour le restant de leurs jours. Et pourtant le sacrifice de la famille Netanyahou était le résultat de la décision prise antérieurement de combattre en première ligne pour préserver la liberté juive. Parfois le sacrifice n'est pas aussi conscient.

Depuis qu'Israël a autorisé l'OLP et son armée de terroristes à transférer ses bases de Tunis en Judée Samarie et à Gaza en 1994, près de 2000 familles israéliennes ont payé involontairement le prix ultime pour la liberté du peuple juif. Notre liberté enrage tellement nos voisins palestiniens qu'ils ont décidé que tous les Israéliens devaient mourir. 

Par exemple Ruth Peled, 56 ans, et sa petite fille de14 mois Sinai Keinan n’étaient pas volontaires pour faire le sacrifice suprême au nom de la liberté du Peuple juif quand elles ont été assassinées par un Palestinien transformé en bombe humaine alors qu’elles étaient assises pour manger une glace à Petah Tikva en mai 2002.

Et Gal Eisenman, 5 ans et sa grand-mère Noa Alon, 60 ans, ne prévoyaient pas de sacrifier leur vie pour un projet les dépassant quand, avec cinq autres, leurs corps ont été déchiquetés par des terroristes palestiniens alors qu’elles attendaient un bus à Jérusalem. Leurs mères et leurs filles, Chen Keinan et Pnina Eisenman, ne nourrissaient pas le projet de voir leurs mères et leurs sœurs incinérées sous leurs yeux. Elles n’étaient pas volontaires pour devenir des mères endeuillées et des filles orphelines. 

Les vies des victimes du terrorisme arabe ont été volées à leurs familles simplement parce qu'elles étaient Juives et vivaient en Israël. Dans les cas des familles Keinan, Elon, Peled et Eisenman comme dans des milliers d'autres, les assassins étaient les bénéficiaires directs et indirects d'échanges de terroristes contre des otages, comme dans l'accord que le frère de Jonathan Netanyahou, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a conclu cette semaine avec le Hamas pour assurer la libération de Gilad Shalit.

Netanyahou a accepté un accord qui est signé avec le sang des victimes passées et futures des terroristes qu'il libère. Aucun argument rationnel avancé par Netanyahou, ou par les responsables des media déments qui le félicitent ou par les chefs défaitistes et apparemment incompétents du Shin Bet, du Mossad et de l'armée ne peut démentir ce fait.

C'est une certitude statistique que la libération de 1027 terroristes en échange de Shalit conduira à l'assassinat d'un nombre incalculable d'Israéliens. Cela s'est produit chaque fois que ces rançons du sang ont été payées et cela se produira encore.

De nombreux Israéliens assis en ce moment dans leur Souccah en train de célèbrer la libération juive, ou bien qui conduisent en ce moment leurs voitures, qui attendent au guichet d'une banque, des enfants assis dans les classes d’écoles maternelles en peignant des dessins des rouleaux de la Torah pour Simh’at Torah seront tués pour le simple fait d’être Juifs en Israël à cause de l'accord passé par Netanyahou. La douleur immense des familles ayant à faire face au vide de leurs absences sera inimaginable.

C'est un fait simple et incontestable.

Il est également incontestable que d'innombrables soldats et d'officiers de l'armée seront enlevés et pris en otages. Des soldats qui se trouvent en ce moment à l’entraînement, à la guerre, ou bien dans leurs baraques, ou en permission, assis dans un café avec des amis vont se retrouver un jour dans un cachot à Gaza ou dans le Sinaï ou au Liban, et subir une torture mentale et physique indicible durant des années. Leurs familles souffriront une torture inhumaine.

Concernant ces futures victimes, la seule chose que nous ignorons, c’est leur nom. Mais nous savons ce qui leur arrivera autant que nous savons que la nuit vient après le jour. 

Netanyahou a prouvé une fois de plus que prendre des soldats israéliens en otage est un pari gagnant pour nos voisins palestiniens. Ils ont le feu vert pour assassiner le prochain lot de Sinaï, Gal, Noa et Ruth. Ils peuvent en tuer des milliers comme eux. Et ils peuvent le faire car ils savent qu'il leur suffit de kidnapper un seul soldat israélien pour obtenir l’immunité de leurs assassins.

Pour ceux qui croient que tous les Juifs doivent mourir, cette situation ne présente que des avantages

Dans sa déclaration publique sur l’accord Shalit mardi soir, Netanyahou, comme ses nouveaux groupies des media, a invoqué la tradition juive du pidyon shvouim, le rachat des captifs. Mais ce précepte du Talmud n'est pas inconditionnel, nos sages sont très clairs, la rançon ne peut pas être payée au prix de la vie d’autres Juifs.

Cet accord – comme ceux qui l'ont précédé – n’est pas dans l'esprit de la tradition juive. Il est même en opposition avec cette tradition. Même dans nos heures les plus noires d'impuissance dans les ghettos et en exil, nos dirigeants n’étaient pas d’accord pour payer le prix d’une vie par une autre vie. Le judaïsme a toujours rejeté le sacrifice humain.

La vraie question que l'on doit se poser c'est pourquoi l'accord a-t-il été conclu maintenant après les cinq ans et quatre mois durant lesquels Shalit a été retenu en otage et les deux ans et demi du mandat actuel de Netanyahou comme Premier ministre ? Qu’est-ce qui a changé ? La réponse est que très peu de choses ont changé de la part de Netanyahou. Après son entrée en fonction, Netanyahou a accepté pour l'essentiel les contours de l'accord catastrophique signé avec le sang juif.

Initialement, il y avait un motif politique à sa position moralement et stratégiquement perverse. Il devait prendre en considération  le Ministre de la défense Ehud Barak et le Parti travailliste. Soutenir cet accord était l’un des nombreux prix abjects à payer qu’on attendait de Netanyahou pour que  le Parti travailliste et Barak reste dans sa coalition.

Mais cette justification s'est effondrée quand Barak a démissionné du Parti travailliste en janvier. Depuis, Barak et ses collègues qui l’avait suivi en quittant le Parti travailliste ne pouvaient plus faire jouer leur influence politique sur Netanyahou.

Ils n'ont plus où aller, leur vie politique dépend entièrement de leur participation au gouvernement de Netanyahou. Il n’a pas besoin de payer un prix en échange de leur loyauté.

Aussi la décision de Netanyahou de signer l’accord avec le Hamas manque de toute rationalité politique.

Ce qui a vraiment changé depuis que l’accord a été mis sur la table il y a deux ans, c’est la position du Hamas. Depuis que le peuple syrien a commencé à se soulever contre le régime du patron et protecteur du Hamas, le président Bashar Assad,  les dirigeants du Hamas qui avaient leurs quartiers généraux en Syrie depuis 1968, ont cherché une issue de secours. Leurs camarades, les Frères Musulmans sont les forces dirigeantes de l’opposition syrienne soutenue par les occidentaux.

Les dirigeants du Hamas ne veulent pas être identifiés avec l’oppresseur de la Confrérie des Frères Musulmans.

Avec la junte militaire égyptienne qui massacre ouvertement les Chrétiens, et avec les Frères Musulmans en passe de devenir la force politique dominante du pays, l’Egypte est devenue un endroit  bien plus adapté pour le Hamas.

Mais au cours des derniers mois, les dirigeants du Hamas à Damas ont été confrontés à un dilemme. En restant en Syrie, ils perdent leur crédibilité. En partant, ils exposent leur vulnérabilité à Israël.

Selon La 2ème chaine de télévision israélienne, en échange de Shalit, en plus de libérer un millier d’assassins, Netanyahou a donné son accord pour autoriser les dirigeants du Hamas à se replier en Egypte sans leur porter atteinte

Cela signifie que cet accord est encore pire pour Israël que ce qu'il y paraît.

Non seulement Israël va entrainer une relance du terrorisme palestinien contre ses civils en libérant les terroristes les plus expérimentés de la société palestinienne, mais c'est au moment précis où a lieu une escalade progressive du terrorisme. Israël se prive de l’opportunité de décapiter le Hamas en tuant ses dirigeants pendant leur transfert ou en affaiblissant le groupe laissant ses chefs s'effondrer avec Assad en Syrie.

Au mieux, Netanyahou sortira de cette affaire en passant pour un dirigeant faible, manipulé et tenu par les media extrémistes et fous d’Israël qui cherchent la reddition à tout prix. Pour leur honte éternelle, les media ont durant cinq ans, mené une campagne dans le but d'obliger les dirigeants israéliens à capituler face au Hamas.

Au pire, cet accord montre la corruption morale de Netanyahou, son irresponsabilité, sa stupidité en matière de stratègie et son opportunisme politique.

Ce dont Israël a besoin, c’est d’un leader avec le courage et les convictions d’un écrivain qui en 1995 écrivait : "la libération de terroristes condamnés avant qu’ils n'aient purgé leurs peines complètes paraît une voie facile et tentante pour désamorcer des situations de chantage qui mettent en péril la vie de personnes innocentes mais son utilité est au mieux momentané.

La libération de prisonniers ne fait qu’enhardir les terroristes en leur donnant le sentiment que même s’ils sont pris, leur punition sera brève. Pire encore, le fait d'amener les terroristes à penser que leurs exigences peuvent êtres satisfaites, encourage en fait le chantage terroriste qu'on pense désamorcer".

L’auteur de ces lignes était le dirigeant de l’opposition d’alors, Benyamin Netanyahou. Il écrivait cela dans son livre : Fighting Terrorism: How Democracies Can Defeat Domestic and International Terrorists. "Combattre le terrorisme : comment les démocraties peuvent vaincre les terroristes nationaux et internationaux".

Israel a besoin de ce Netanyahou-là pour le diriger mais en capitulant de manière abjecte face au terrorisme, n'a-t-il pas bel et bien disparu ? 

 

 

Adapté par Danilette

© http://danilette.over-blog.com

 


 

mise à jour 17/10 : voici ma réponse au commentaire de Mikaël :

 

Cher Mikael, Caroline Glick est très lucide mais était-il possible d'abandonner Guilad Shalit qui risquait de devenir le nouveau Ron Arad avec la prise de pouvoir très probable des Frères Musulmans d'ici peu ? Netanyahou a parlé de "l'ultime fenêtre d'opportunité risquant de se fermer pour longtemps". J'ai traduit cet article pour donner une idée du débat qui a lieu en Israël, c'est très difficile, on a parlé de choix cornélien, du choix de Sophie etc. J'ajoute qu'avec toutes les erreurs commises par Ehoud Barak en particulier pendant la guerre du Liban et même un épisode pas très glorieux d'un trajet en hélicoptère, je ne comprends absolument pas ce qu'il continue à faire dans ce gouvernement et elle l'a très bien expliqué. Prions pour qu'il n'y ait pas "une surprise de taille" du genre de celle de l'échange avec le barbare Sami Kundar !

Publié dans Israël

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Micael ZYLBERSZTEJN 16/10/2011 11:14



Hazak pour votre lucidité et vos mises en garde plus...Hélas, que réalistes...A quelques heures de la libération de notre Gilad: sachons que jusqu'au dernier moment, Bibi risque d'être une fois
de plus l'objet d'un ignoble chantage... Le Hamas a parle d'une" surprise de taille" ???


Généralement ces brutes sanguinaires et immondes ne connaissent aucunement le bien...Une surenchère quant a exiger la libération intégrale de toutes ces anciennes et, malheureusement...futures
bombes humaines, ne laisse présager rien de bon! LO ALENOU...


Il eu mieux valu que cette " négociation macabre" fut tenu secrète jusqu’à son dénouement final...


Quel manque total de responsabilité dont continuent obstinément a faire preuve nos - PLUS POUR LONGTEMPS - nos "pseudo-dirigeants"...


La seule et unique gouvernance qui vaille sera celle DIRIGÉE PAR NOTRE JUSTE MACHIA'H BEN DAVID...Hâtons-nous de préparer sa venue en revenant DÉFINITIVEMENT ET TOTALEMENT VERS SA TORA DE
VÉRITÉ...POUR MÉRITER ENFIN COMPLÈTEMENT NOTRE SEULE ET UNIQUE ERETZ ISRAËL!


Amen ken Yehi Ratsone!


P.s. Je vous incite a publier et diffuser massivement mon commentaire.


 



danilette 16/10/2011 14:27



Cher Mikael, Caroline Glick est très lucide mais était-il possible d'abandonner Guilad Shalit qui risquait de devenir le nouveau Ron Arad avec la prise de pouvoir très probable des Frères
Musulmans d'ici peu ? Netanyahou a parlé de "l'ultime fenêtre d'opportunité risquant de se fermer pour longtemps". J'ai traduit cet article pour donner une idée du débat qui a lieu en
Israël, c'est très difficile, on a parlé de choix cornélien, du choix de Sophie etc. J'ajoute qu'avec toutes les erreurs commises par Ehoud Barak en particulier pendant la guerre du
Liban et même un épisode pas très glorieux d'un trajet en hélicoptère, je ne comprends absolument pas ce qu'il continue à faire dans ce gouvernement et elle l'a très bien expliqué. Prions pour
qu'il n'y ait pas "une surprise de taille" du genre de celle de l'échange avec le barbare Sami Kundar !