Al Dura, pourquoi Charles Enderlin n'a rien vérifié

Publié le par danilette

http://observatoiredumoyenorient.blogspot.fr/2013/05/al-dura-pourquoi-charles-enderlin-na.html

 

Arnold Roth a publié sur son blog (via Elder Of  Ziyon)  une information capitale, qui est restée inaperçue depuis 6 ans, sur les motivation du journaliste de France , Charles Enderlin lors de l'affaire Al-Dura.

Enderlin, l'homme de France2 en Israël, celui qui a  personnellement monté la vidéo de la "mort" de Mohammad Al Dura, diffusée dans le monde entier le 30 Septembre 2000, a été interviewé dans Haaretz le 1er Novembre 2007, à l'occasion du septième anniversaire approximatif  des événements connus sous le nom de l'affaire Al-Dura.
 
 C'est une longue interview avec le journaliste du journal israélien HAARETZ, Adi Schwartz. Elle est publiée à la fois en hébreu et en anglais. Les deux versions sont toujours en ligne aujourd'hui: en hébreu («בואו נראה את זה שוב    » : "revoyons tout ceci à nouveau")  ici  et en anglais (« In the footsteps of the al-Dura controversy ": " sur la piste de la controverse Al_Dura") ici . 

Le journaliste, après avoir examiné la controverse au sujet de qui a tiré sur Mohammad Al Dura, et de  la façon dont certains médias se sont prononcés, a demandé à Charles Enderlin:

"Avec le recul, est-il possible que vous étiez trop empressé ce soir-là?"


Voici la version de la réponse en anglais du Haaretz :

"I don't think so. Besides, the moment I saw that nobody was asking me anything officially, I started feeling more strongly that the story was true."

Que je vous traduis en français :

"Je ne le pense pas. Par ailleurs, du moment où j'ai constaté qu’officiellement personne ne me demandait rien,  le sentiment que l'histoire était vraie s'est renforcé."

Mais voici la réponse  de Charles Enderlin au  HAARETZ,  en hébreu  à la même question:

לא חושב. אם לא הייתי אומר שהילד והאב היו קורבנות לירי שבא מכיוון עמדת צה"ל, בעזה היו אומרים, איך אנדרלן לא אומר שזה צה"ל? 

Ce qui se traduit en français: 

"Je ne le pense pas.  Si je n'avais pas dit que le garçon et le père ont été victimes de tirs émanant de la direction de la position israélienne,  à Gaza ils auraient dit: "Comment se fait-il qu'Enderlin ne dit pas que c'était l'armée israélienne? "

Vous comprenez ? C'est un aperçu utile sur la façon dont travaillent et pensent certains journalistes et agences de nouvelles.

Pour rappel, le 30 Septembre 2000, pendant ces événements à Gaza, Charles Enderlin se trouvait dans son bureau de Jérusalem.  L'unique élément de preuve visuelle à sa disposition était une  vidéo envoyée par transfert numérique par un sous-traitant à Gaza. 

Sa source était un cameraman palestinien arabe,  Talal Abu Rahma . 

Est-ce que Charles Enderlin a scrupuleusement vérifié  qu'il s'agissait d'un document authentique avant de se convaincre qu'il s'agit bien de ce que le document prétend - de l'assassinat délibéré et de sang-froid d'un enfant et la blessure due son père par les forces israéliennes? 

Compte tenu de ce que la plupart d'entre nous savons de la précision relative de l'information factuelle provenant des deux côtés du conflit entre Israéliens et Arabes palestiniens, avait-il le moindre doute ? At-il cherché à vérifier de façon indépendante? Un deuxième avis ? Un troisième ? At-il parlé avec l'un des autres photographes qui étaient présent là bas au moment de la vidéo,  à Netzarim? ? Ou aux agences des photographes et cameraman ? 

La réponse, que nous n'avons pas vu signalée nulle part ailleurs au cours de toutes ces années (corrigez-nous s'il vous plaît si nous avons tort sur ​​ce point),  est la suivante :  Lire la suite 

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