IRAN : exécution de Mme Shahla Jahed

Publié le par danilette

 

 

En Iran, plus de 111 délits sont passibles de la peine de mort par pendaison, décapitation, lapidation ou précipitation du haut d’une falaise (peine réservée aux homosexuels).
Guerre contre Dieu, trahison, espionnage, meurtre, attaque à main armée, trafic de drogue à partir de plus de cinq kilos d’opium, viol, sodomie répétée, adultère, prostitution, apostasie et dernièrement « troubles à l’ordre public » et diffusion de vidéos privées sont passibles de la peine de mort en Iran.

 

===> Sur le site http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/iran_420/droits-homme-iran_14359/peine-mort_18316/iran-execution-mme-shahla-jahed-02.12.10_87958.html
Exécution de Mme Jahed : la France condamne l’exécution de Mme Shahla Jahed qui a eu lieu le 1er décembre à Téhéran. La France réaffirme à nouveau qu’elle est opposée à l’application de la peine de mort, quelles que soient les circonstances. La France appelle l’Iran à cesser les exécutions des condamnés à mort et à assurer, en toutes circonstances, des procès justes, équitables et transparents aux personnes poursuivies en justice.

===> Sur le site de France-Soir « Il y a quelques minutes, Shahla Jahed a été pendue dans la cour de la Prison d'Evin à Téhéran, après 3063 jours en prison », a fait savoir mercredi l'agence officielle iranienne Fars. Son avocat avait été informée mardi de l'exécution de sa cliente, aux premières heures du jour mercredi 1er décembre.

 Mardi, Amnesty International avait appelé l'Iran à suspendre l'exécution, dénonçant un proçès injuste et affirmant qu' « il y a de bonnes raisons de penser qu'elle a pu être condamnée à tort ».
Karim Lahidji, le président de la Ligue iranienne des droits humains, a décrit  Shahla Jahed comme « la victime d'une société mysogyne ». « Nous approchons du 10 décembre, le jour des Droits de l'homme, et une femme est à nouveau exécutée en Iran. C'est la preuve que l'Iran cherche à défier la communauté internationale sur le plan des droits humains », s'est-il insurgé.
Le cas rappelle celui de Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à mort en 2007 dans une affaire similaire de meurtre et d'adultère. Mais alors que les pressions de la communauté internationale semblent avoir actuellement raison de la fermeté iranienne sur l'application de la sentence, Téhéran semble signifier par cette exécution qu'aucune pression extérieure ne saurait infléchir ses décisions de justice.
En 2009, au moins 270 personnes avaient été exécutées en Iran.

===> sur le site IranResist En fait d'après le site Iran Resist, leur nombre est bien plus élevé :
Ces 3 pendaisons portent à 247 le nombre total des pendaisons annoncées par le régime depuis le 1er janvier 2010. Cette estimation est basée sur les annonces de pendaisons dans la presse. Il convient de préciser que le système judicaire du régime condamne chaque année 2500 à 3000 personnes à mort. De fait, on devrait envisager le fait qu’il ne parle que de 10% des pendaisons. Comme toujours, ces gens exécutés ont environ 25 ans. C’est l’âge moyen des personnes exécutées en Iran.

Nous évoquons chaque semaine également des décès suspects. Ils ont généralement lieu dans la région du Kurdistan. C’est le cas également pour le décès suspect de la semaine : samedi dernier, l’avocat d’Ehsan Fattahian, un jeune kurde pendu injustement en 2009, a trouvé la mort dans un accident de circulation.
Il y a un an, nous avons jeté l’éponge parce que personne n’a jamais tenu compte des écarts entre nos chiffres et ceux de l’AFP et parce qu’il est abominable et très déprimant de tenir le journal des pendaisons. Nous avons alors cessé de publier ces notices.

Mais il nous faut reprendre ce décompte car pour le succès de la campagne écran de fumée autour de Sakineh, l’AFP a cessé d’évoquer les divers cas de pendaisons en Iran. Vous pouvez vérifier : on ne trouve plus rien sur le sujet alors que selon un site lié au régime lui-même il y a en ce moment 60 à 70 pendaisons par semaine dans la seule prison de Vakil-Abad de Machhad. Selon le site, ces pendaisons groupées ont commencé il y a peu de temps et leur bilan est à présent d’au moins 500 pendus.

Ainsi pendant que vous braves gens, vous vous activerez pour sauver un jeune Iranien gay ou encore Sakineh, le régime exécutera des centaines d’Iraniens à Vakil-Abad, ainsi que dans les 150 autres prisons du pays peuplées d’au moins 250,000 jeunes puisque l’âge moyen des pendus en Iran est inférieur à 28 ans.

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