Après la visite de Benjamin Netanyahou en France, Jean-Pierre Bensimon

Publié le par danilette

La visite du premier ministre israélien aurait pu être un évènement diplomatique tout à fait banal, mais François Hollande a voulu en faire autre chose.

Netanyahou se proposait sans doute d'évoquer à Paris deux grandes questions: l'armement nucléaire imminent de l'Iran, et la demande palestinienne d'un état observateur à l'ONU. Chacun de ces thèmes est plus complexe qu'on ne le croit.

La nucléarisation de l'Iran, a été fermement dénoncée par François Hollande comme une menace non pas locale, mais planétaire. "L'arme nucléaire, si elle était possédée, maitrisée par l'Iran, ne serait pas simplement une menace par rapport à Israël, mais une menace par rapport à l'ensemble de la région et aussi par rapport au monde."

Cependant la recommandation du Président, les sanctions comme priorité, n'est qu'en partie pertinente. Cela dépendra beaucoup du prochain locataire de la Maison Blanche. Netanyahou a logiquement plaidé pour qu'une ligne rouge soit clairement indiquée à l'Iran. Mais les Occidentaux, dont la France, ne veulent pas se contraindre à une action militaire, autorisant indirectement les ayatollahs à persister dans leur terrible projet. La reconduction de Barack Obama et l'imminence de la première bombe khomeyniste contraindraient Israël à agir seul, la pire des solutions à l'exception du laisser-faire. L'arrivée de Mitt Romney pourrait au contraire influencer de façon décisive le comportement de Téhéran: il faut avoir en mémoire la libération immédiate des diplomates américains pris en otage en 1981, huit minutes seulement après l'installation de Ronald Reagan en lieu et place de l'insignifiant Jimmy Carter.

Publié dans Jean-Pierre Bensimon

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