Réponse aux arguments chocs de la propagande arabe !

Publié le par danilette

Arguments historiques pour répondre aux arguments chocs et mensongers d'une video qui fait le buzz en ce moment...

Nous assistons à une offensive extrêmement bien faite par les propagandistes arabes et il faut être bien armé pour savoir se défendre avec de solides données historiques. C'est une offensive tout azimut, je vous renvoie à l'excellente analyse de Shmuel Trigano http://www.desinfos.com/spip.php?article38444, qui analyse la dernière attaque pernicieuse, le nouveau mythe des "Arabes juifs", analyse d'un haut niveau qui met en perspective l'ampleur de cette guerre médiatique, oublié le statut infâme de dhimmis, la discrimination, les mauvais traitements, les persécutions, les pogroms, les accusations de meurtres rituels, d'ailleurs il suffit de constater comment sont traités les minorités dans les pays musulmans actuellement pour se faire une idée de ce que cela signifiait dans le passé quand ces minorités étaient complètement isolées sans aucun soutien.

 

Après la revendication disant que "les Juifs sont des Arabes comme les autres", celle plus ancienne et toujours aussi utilisée et nuisible qui dit que "Jésus était palestinien", voici une vidéo de propagande extrêmement bien faite, (en bas de page)  qui est en train de faire le buzz sur youtube et est conçue comme une réponse à la vidéo de Dany Ayalon avec 2 jeunes femmes arabes américaines "palestiniennes" qui assènent leur vérité, des mensonges ridicules qui pourtant perturbent ceux qui ne connaissent pas grand chose à l'histoire et encore moins à la géographie du Proche-Orient ! 

 

Jésus était un Juif vivant dans le pays d'Israël, Erets Israël, la Palestine n'existait pas encore puisque le nom Palaestina a été inventé par l'empereur Hadrien en 135 de notre ère en le forgeant sur le nom du pays des Philistins qui lui se nommait Philistie, Pelechet, et non pas Palestine ! C'est trop facile de tout mélanger pour pouvoir s'enraciner dans une histoire qui n'est pas la sienne car ni les Philistins, ni la Palaestina, ni la Palestine ont quelque chose à voir avec l'identité revendiquée par les actuels Arabes palestiniens. 

 

Les arguments sont d'une terrible mauvaise foi car sous l'apparence de la vérité historique ils ne font qu'entretenir la très grande confusion concernant des notions complexes mais différentes. Tout est mélangé pour manipuler l'histoire : les Philistins, la Philistie pays des Philistins,  la Palaestina de l'empereur Hadrien, la soi-disant Palestine des Evangiles, la Syrie-Palestine de l'empire ottoman, la Palestine de la Société des Nations et du mandat britannique...

Quand Danny Ayalon dit qu'il n'y a jamais eu d'Etat palestinien, la jeune femme répond : "essayez-vous de dire que moi, Palestinienne je n'existerais pas, vous déniez l’existence de mes ancêtres"? Puis, elle explique que la Palestine était le nom utilisé pour décrire la région entre la méditerranée et le Jourdain (ce qui est flou et incorrect) et summum de l'ignorance,  depuis 450 ans avant notre ère ! Elle s'appuie soi-disant sur l'auteur de culture grecque, Hérodote qui aurait parlé du « district de Syrie nommé Palestine » ! Elle évoque avec un aplomb terrible un argument choc : Jésus est né à Bethléem, une ville de Palestine !  Bel anachronisme puisqu'à l'époque de Jésus, le pays était désigné comme la terre d'Israël ou bien la Judée ! Puis elle évoque Hérodote parlant du « district de Syrie Palestine » qui n'a existé que sous l'empire ottoman des siècles plus tard ? Hérodote, historien grec, parle en réalité d'évènements survenus 2 siècles avant, en mentionnant les Assyriens de Philistie (zone comprenant les villes de Gaza, Askelon, Ashdod, Ekron et Gat) car à l'époque qu'il décrit la Philistie était vassal du royaume d'Assyrie, le 2ème royaume, néo-assyrien...     

Les Philistins sont un peuple qui a disparu et dont il ne reste plus aucun vestige ni de sa langue ni même de son nom originel, les sources écrites qui en parlent sont essentiellement la Bible hébraïque où ils sont désignés par le terme פְּלִשְׁתִּים, plichtim et leur pays Pelechet, et quelques autres rares sources assyriennes et egyptiennes... Voici une carte représentant différentes époques de l'empire assyrien puis néo-assyrien...

 

Carte des différentes phases d'expansion de l'empire néo-assyrien qui finit par tomber après la prise de Ninive la capitale
en 612 avant notre ère, sous les coups des Babyloniens et des Mèdes.

 

Ce que j'ai trouvé dans mes recherches (sur internet) c'est qu'Hérodote a été le premier à utiliser les termes "Surie" et "Surioi", en grec Σύριοι et Εύροι,  et qui serait d'après lui un diminutif de Assyria... Hérodote n'a évidemment pas parlé du "district de Syrie Palestine" mais en fait de « l’Assyrie de la Philistie » car il parle de l'époque où les Philistins étaient devenus les vassaux de l’Assyrie donc il ne parle plus des Philistins mais de l’Assyrie maître de la Philistie. Et c’est ainsi que 2438 ans après sa mort, des Arabes palestiniennes incultes et de mauvaise foi se réfèrent à l’auteur grec Hérodote pour se forger une identité fondée sur un contresens et un anachronisme, pourvu que cette identité fonctionne en miroir de celle tant décriée mais  enviée des Juifs et on ne parle plus de « l’Assyrie de la Philistie » mais du pays Syrie-Palestine, Hérodote doit se retourner dans sa tombe… Mais il faut aussi leur répondre que si les Romains ont crée le terme Palaestina nom dérivé du nom de la Philistie le pays des Philistins, c’est pour humilier les Juifs en nommant leur pays d'un nom dérivé de leur ennemis disparus mais que depuis, ce terme Palestine a toujours été associé aux Juifs, la Philistie c'est le pays des Philistins et la Palestine celui des Juifs, il a fallu attendre l’OLP pour que les Arabes s’approprient de ce nom pour mieux exproprier les habitants juifs de leur histoire. Je me souviens de la grandiose fête cananéenne présidée par Yasser Arafat car selon ses dires c’était là qu’il fallait rechercher les racines des « Palestiniens », mais Philistins ou Cananéens,ce n'est pas exactement la même chose… et  comment le nom d'un pays arabe peut-il contenir le son "P" que la langue arabe ne connaît pas ? 

 

Ce qu'il y a de complètement tordu dans l'argumentaire de ces filles c'est qu'elles mélangent tout, c'est très efficace. Les Arabes commencent par voler le nom Palestine, ensuite puisqu'ils s'appellent désormais "Palestiniens", ils s'approprient tout ce qui est lié au terme "Palestine", l'histoire, la géographie, l'archéologie et même Jésus... Que ça soit clair, Hérodote parle de la Philistie, le pays des Philistins et non pas de la Palestine terme forgé 500 ans après sa mort... il parle aussi des Assyriens de Philistie, de l'Assyrie de Philistie et non pas de la Syrie-Palestine.

 

Note complémentaire pour ceux qui veulent approfondir, il s'agit d'un texte sur la chute de Ninive où l'on montre qu'Hérodote parle en fait des Assyriens de la Philistie, c'est à dire les Assyriens devenus maîtres du pays des Philistins et non pas de la Syrie Palestine tel que l'affirment les jeunes palestiniennes de la vidéo de propagande :

Source

La chute de Ninive et de l'empire assyrien, un évènement d'une si grande portée historique est mentionné pour la première fois dans une inscription cunéiforme et elle est contenue dans un texte bien connu mais mal interprété du vieil Hérodote. Hérodote, dans son bref résumé de l'histoire des derniers rois d'Égypte nous apprend que le pharaon égyptien Necôs (Néchao), combattit les Syriens par terre à Magdolos, il les vainquit puis après la victoire il s'empara de Cadytis (Gaza) qui est une grande ville de Syrie etc.

Hérodote s'est fondé sur une dédicace célébrant la victoire de Néchao. C'est par cette inscription grecque qu'Hérodote ou plutôt l'historien plus ancien qu'il a copié, a su tout ce qu’il nous rapporte sur un événement passé dont il ignore d'ailleurs tout. 

Autrefois on identifiait cette bataille de Magdolos avec celle de Megiddo, où suivant le Livre des Rois, Néchao vainquit et tua Josias roi des Juifs. Mais cela ne résiste pas à un examen sérieux, Magdolos vient de Migdol, tour, nom utilisé pour désigner une forteresse et qui n'a aucune analogie avec Megiddo. En outre, tout le monde est aujourd'hui d'accord sur le fait que Cadytis est Gaza (Jérémie mentionne expressément la conquête de Gaza et d'Ascalon, Ashkelon, par Néchao). Or il est impossible de comprendre comment une victoire gagnée à Megiddo c'est-à-dire au pied du Carmel aurait pu avoir pour conséquence la prise de Gaza située à 200 km de là. 

 

Migdol est une ville citée fréquemment dans la Bible comme située sur la frontière de l'Égypte. Hécatée avait parlé d'une Magdolos en Égypte et il y a des raisons sérieuses de croire que le texte d'Hérodote est pris dans Hécatée, l'épithète de "grande ville de Syrie" qu'Hérodote accole au nom de Cadytis (Gaza) se retrouve précisément dans un autre texte d'Hécatée. Parmi les nombreuses localités au nom de Migdol, je serais plutôt disposée à chercher le lieu de notre bataille dans le voisinage immédiat de Gaza puisque la victoire du pharaon entraîna la chute de cette forteresse.

 

Mais qui sont donc et c'est le point capital les adversaires cachés sous le nom  Σύριοι ou Εύροι, termes grecs traduits par "Syriens" — car les deux formes sont absolument équivalentes et constamment confondues dans les manuscrits, qui ont chez les contemporains d'Hérodote et chez Hérodote lui-même, trois significations distinctes :

  1. les Cappadociens
  2. les habitants de la Syrie proprement dite
  3. les Assyriens.

Hérodote dit expressément (VII, 63) que les Barbares appelaient Assyriens ceux que les Grecs appelaient Syriens. Dans le texte relatif à Magdolos, il ne peut être évidemment question des Cappadociens. Restent les Syriens et les Assyriens. Longtemps j'ai pensé, comme de nombreux commentateurs, qu'il s'agissait des Syriens mais, après mûre réflexion, je vois que cette interprétation doit être abandonnée. La dédicace de Néchao n'aurait pas désigné les Philistins sous le nom vague et impropre de Εύροι ; elle les aurait appelés, comme Hérodote lui-même, Εύροι de la Philistie. Car à l'époque relatée, les Philistins, très affaiblis, étaient devenus depuis longtemps les vassaux de l'Assyrie et n'étaient pas en mesure d'affronter les Egyptiens en bataille rangée ; Jérémie prophétise leur ruine à coup sûr et à bref délai ; il ne fait pas la moindre allusion à leurs armées. Leurs forteresses mêmes ne leur appartenaient plus. Asdod avait été prise en 715 par un lieutenant de Sargon, et c'est donc la garnison assyrienne et non les Philistins, qui soutint le mémorable siège des Egyptiens.

Nous sommes ainsi amenés à la troisième acception du mot Σύροι, celle où il est synonyme d’Ασσύριοι, Assyriens. Hérodote, historien érudit emploie d'ordinaire, la forme correcte Ασσνριοι, Assyriens. Mais ici il ne fait probablement que reproduire ou abréger le récit d'Hécatée, dérivé lui-même de la dédicace de Néchao : or, le rédacteur du texte grec de cette dédicace, appelait naturellement les Assyriens Σύροι, Syriens suivant l'usage vulgaire de son temps, attesté par Hérodote lui-même. Hérodote a conservé cette forme épigraphique 

Si la bataille de Magdolos a été gagnée par le Pharaon Néchao sur les Assyriens, elle acquiert une importance toute nouvelle dans l'histoire générale de l'Orient. «Le Pharaon monta vers l'Euphrate, dit la Bible, contre le roi d'Assuré» A cette date, en effet, Ninive n'était pas encore tombée; la ligne de l'Euphrate appartenait aux rois assyriens, la Syrie, la Judée leur étaient tributaires, et ils y avaient des garnisons. Deux victoires mirent Néchao en possession de ce pays : celle de Magdolos(608?) remportée sur l'armée d'occupation assyrienne, celle de Megiddo (607?) gagnée sur les Juifs. La première, qui fit tomber Ascalon et Gaza est la plus importante et décida du succès de la campagne tout entière.

 

Quatre ans après, à Carchémis (605), Néchao trouva en face de lui non plus des Assyriens, mais des Babyloniens; c'est donc que dans l'intervalle Ninive était tombée, et le récit d'Hérodote, combiné avec les textes bibliques, nous permet ainsi de déterminer la date approximative de cet événement : il se place sûrement entre 608 et 6o5 avant J.-C.


    

 

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Mise à jour 13/11 à 13h

Publié dans Arabes palestiniens

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