Avec Barack Hussein Obama les Barbus en Route vers le Califat Par Albert Soued

Publié le par danilette

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L'issue de la 1ère guerre mondiale a été le point bas de l'Islam sur le plan planétaire puisqu'elle a mis fin à l'empire ottoman et au califat d'Istanboul. Entre les 2 guerres, un mouvement, celui des Frères Musulmans, et un pays, l'Arabie Saoudite, ont repris le flambeau de la renaissance islamique, chacun à sa manière.

- Créé en Egypte en 1928 par Hassan el Banna, le groupe "Al Ikhwan al Mouslemin", dont le sigle est "le Coran et le Sabre", a une vocation sociale, éducative, et philanthropique. L'idéologie des Frères Musulmans est basée sur la conception selon laquelle "l'Islam est la solution" à tout problème individuel, social et politique. Le califat ne peut renaître qu'au terme d'un long processus, pas à pas, après de multiples étapes, même en marge du pouvoir, et profitant progressivement des circonstances pour y parvenir. Le processus commence par l'éducation du Frère Musulman, puis sa famille, son groupe, enfin toute la société, en les aidant matériellement, en les soignant, puis en s'engouffrant dans les opportunités offertes, comme des élections libres, pour s'insinuer dans le gouvernement et former un Etat dirigé par la loi islamique (sharia'h), libérer les terres d'Islam de l'occupation étrangère, et les unir sous la bannière de l'Islam et diffuser ses valeurs (1).

- L'Arabie Saoudite a été unifiée en 1932 par la tribu pauvre des al Saoud, venant de la région centrale et désertique du Najd, et qui avait adopté 2 siècles plus tôt, l'islam pur et dur d'un illuminé Mohamed abdel Wahab. Cette unification s'est faite par les armes, au détriment du détenteur légitime, le roi hashémite Fayçal du Hedjaz, et avec l'aide de l'Angleterre, dans le but notamment d'exploiter les ressources en pétrole.

L'issue de la 2ème Guerre Mondiale a donné naissance à l'état d'Israël et a vu les besoins en pétrole augmenter. Grâce au développement accéléré de l'Occident, un des plus grands détenteurs de réserves pétrolières, l'Arabie s'est enrichie démesurément. Avec l'argent du pétrole, ce pays a financé l'association des Frères Musulmans et les institutions wahabites qui ont fait tache d'huile au Moyen Orient et dans le monde. Déjà, il y a une dizaine d'années, on comptait dans le monde, financés par les al Saoud, un millier d'émissaires diffusant la doctrine wahabite, 2000 écoles religieuses, 1500 mosquées, 210 centres culturels, 500 collèges construits par l'Arabie. En 25 ans, l'Arabie a dépensé plus de 70 milliards $ pour répandre la foi wahabite dans le monde. L'Islam avait ainsi d'une part son "bouc émissaire", Israël, pour canaliser la haine des peuples arabes et musulmans opprimés par leurs dirigeants, et d'autre part l'argent, pour diffuser son idéologie, notamment "wahabi alias salafi".

En 1979, une république islamique shiite est née en Iran des errements d'un empereur perse et des faiblesses de son protecteur américain. Les religieux se sont appropriés les richesses du pays, ont asservi son peuple et développé une arme nucléaire d'hégémonie et de dissuasion, profitant d'une nouvelle faiblesse du "gendarme" mondial. L'islam shiite porte en lui les germes d'une doctrine apocalyptique dangereuse. Bien que ne représentant que 10% de l'Islam, il a semé des pions dans l'ex-fief baathiste, l'Irak et la Syrie, au Liban par le biais du Hezbollah, dans le Golfe à Bahrein, en Arabie orientale et au Yémen, et dans le monde entier via les communautés libanaises shiites, surtout en Amérique Latine (2) et en Afrique.

En 2002, le parti islamique de la Justice et du Développement AKP a pris le pouvoir en Turquie. Depuis cette date, progressivement, il a accaparé tous les pouvoirs du pays, laissant le fondateur laïc de la Turquie moderne, Kemal Ataturk, comme un vague et lointain souvenir, une parenthèse de l'histoire.

Entre 1979 et 2002, la terreur musulmane sévit dans le monde, atteignant son paroxysme dans les attaques meurtrières sur New York et Washington du 11 septembre 2001, attaques menées froidement par des Saoudiens et des Egyptiens qui voulaient en découdre avec l'Occident. Pendant deux décennies, c'était les sbires de l'Iran qui opéraient en Europe pour la déstabiliser et obtenir en même temps des avantages stratégiques, et les sbires de l'Arabie qui titillaient aussi bien la France que les Etats-Unis, l'Angleterre ou l'Espagne par le biais d'une nébuleuse, al Qaeda. Cette organisation et ses affiliées se manifestent çà et là par des attentats, des enlèvements ou simplement des menaces, afin de maintenir dans le monde un climat de "jihad", en parallèle avec le "jihad pacifique" mené légalement par les Frères Musulmans et l'Arabie avec sa doctrine wahabi.

Sans avoir vérifié ses antécédents et ses fréquentations (3), en 2008, le parti démocrate américain nomme un sénateur de Chicago, comme candidat à la présidence, qui, grâce aux subsides reçus du peuple noir et défavorisé, de Juifs "généreux et universalistes", de groupes pétroliers liés aux Arabes, mais aussi de la pègre locale, a réussi par son sourire, son allure jeune et vigoureuse et ses boniments (yes we can !), à transformer l'essai en présidence pour 4 ans. Le 1er visiteur étranger de Barack Hussein Obama fut Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, président de l'Autorité palestinienne. Son 1er discours important à l'étranger fut au Caire, à l'université musulmane d'al Azhar où il a incité les Musulmans à relever la tête et à assumer leur grandeur.

Le "printemps arabe" de 2011 est issu à la fois de la crise économique, de la diffusion des réseaux sociaux sur internet et du discours du Caire. L'administration Obama a favorisé le départ de dirigeants, certes omnipotents et corrompus, mais elle a aussi créé des situations de désordre qui ont ou vont déboucher légalement sur des états islamiques, voire islamistes (4). Dans 2 cas flagrants, curieusement, elle s'est abstenue de s'en mêler, se contentant de sanctions inefficaces. En Iran, en août 2009, lors de la révolution verte contre le régime dictatorial des mollahs, suite à des élections présidentielles truquées. En Syrie, en 2011, malgré des dizaines de milliers de morts et d'arrestations, là où des hommes courageux se battent et meurent tous les jours pour se débarrasser d'une oligarchie réactionnaire et ombrageuse, qui abrite tous les terroristes du Moyen Orient.

B H Obama n'a aucune sympathie pour l'Occident, ni pour Israël. Depuis qu'il est au pouvoir, ses décisions ont affaibli les Etats-Unis, à l'intérieur comme à l'extérieur, et toutes ses actions mènent à provoquer un conflit majeur, ainsi l'Islam pourra dominer sur les ruines de l'Occident.

B H Obama ne peut pas se prévaloir sérieusement d'avoir éliminé Ben Laden et quelques responsables d'al Qaeda, alors que l'Arabie avait décidé de mettre un frein au jihad armé, le jihad pacifique ayant récupéré le "printemps arabe" qui avait alors le vent en poupe. Al Qaeda est mise sous le boisseau pour le moment.

Mais il y a un pays qui gêne terriblement la politique de B H Obama et il l'a exprimé publiquement à plusieurs reprises. Alors, par ses actions et ses discours, il a cherché à enlever progressivement tous les atouts qui assuraient la survie d'Israël au Moyen Orient: les implantations en Judée Samarie, les constructions à Jérusalem, l'ambiguïté nucléaire, les maigres gains territoriaux stratégiques, suite aux guerres imposées par les pays arabes, le non retour en Israël des "réfugiés arabes", le rejet du Hamas -- voué à la destruction d'Israël -- comme partenaire d'une paix éventuelle, et aujourd'hui l'avantage qualitatif en matière d'armements au Moyen Orient, qui semble remis en question, par la vente massive d'armes sophistiquées aux Arabes

Aux Américains qui commencent à jaser et à se demander si Obama n'est pas, après tout, manipulé de l'extérieur, parce qu'il est allé vraiment trop loin, de très grands experts américains - pour ne pas avoir la honte de leur vie de s'être plantés -- prétendent qu'Obama n'est qu'"un ignare mal entouré qui se prend pour un spécialiste de l'Islam" Je maintiens depuis août 2008 que c'est un véritable cheval de Troie, conscient ou non, au service de l'Islam radical et intégriste.

L'Occident est au bord de l'abîme. Prendra-t-il les bonnes décisions en 2012 pour s'en sortir ? Par exemple, ne pas reconduire B H Obama comme président de la 1ère puissance mondiale, reconnaître l'islamisme rampant comme un ennemi public, plutôt que jouer à l'autruche et faire de l'apaisement inutile, et neutraliser les 2 nids de vipères que sont l'Iran et l'Arabie, qui mettent en danger le monde libre.

Notes 

(1) L'obscur et diligent président de l'association des Frères Musulmans d'Egypte, Dr Mohamed Badi a déclaré dans le journal "Al Masr al Yom" des 29 & 30/12/11: "Notre Fraternité est sur le point d'atteindre son plus grand objectif, prévu par le fondateur l'imam Hassan el Banna. Ce but sera accompli par l'établissement d'un pouvoir juste et droit, basé sur la sharia'h, avec toutes les institutions et associations, y compris un gouvernement évoluant vers un califat bien dirigé et maître du monde". Il poursuit le lendemain: "Quand la Fraternité a commencé sa mission (daa'wa), elle a cherché à réveiller la nation de sa torpeur et de sa stagnation pour la diriger vers sa vocation véritable. Lors de sa 6ème Assemblée, l'imam el Banna a défini 2 objectifs pour la Fraternité. Le 1er objectif est à court terme et concerne le Musulman qui devient Frère du mouvement et qui en recueille les fruits rapidement. Le 2ème objectif à long terme tient compte des circonstances et des évènements politiques. Il exige d'attendre, de se préparer et de faire des plans, en vue d'une totale réforme du mode de vie… El Banna a défini des buts intermédiaires et des méthodes détaillées pour atteindre l'objectif suprême, allant de l'individu, passant par la famille, la société, le gouvernement, pour aboutir à un califat bien dirigé et maître du monde"

(2) L'Iran a une présence stratégique dans un petit pays comme le Nicaragua où son ambassade a plus de 100 diplomates accrédités, protégés par des murs de 4 m de haut. L'Iran y investit 350 millions $ pour construire deux ports en eau profonde, l'un sur le Pacifique, l'autre dans la mer des Caraïbes, lui permettant de se passer du canal du Panama. Grâce aux bons offices d'Hugo Chavez, président à vie du Venezuela, il en est de même avec la Bolivie, Cuba et l'Equateur. L'influence de l'Iran est croissante au Salvador, en Colombie, au Pérou, au Brésil et en Argentine. L'Iran a établi des itinéraires au Mexique pour transférer de la drogue aux Etats-Unis où la ville de Phoenix est menacée. Les Gardiens de la Révolution Iraniens entraînent l'armée vénézuélienne. Une ligne régulière aérienne Téhéran-Damas-Caracas achemine en permanence des armes, du matériel et de la drogue. Par ailleurs, le satellite de l'Iran, le Hezbollah est présent partout en Amérique Latine où il gagne près de ½ milliard $ à travers des réseaux criminels. Le ministre de l'Intérieur et de la Justice du Venezuela, Aïssami est un membre du Hezbollah. Cette milice se trouve à tous les niveaux de l'appareil de sécurité vénézuélien, le Renseignement, les Passeports, la Police…

(3) Obama a fréquenté pendant plus de 20 ans l'Eglise du révérend Jeremy Wright, franchement anti-occidental et antisémite. Son maître à penser est le philosophe anarchiste Saül Alinsky et il avait un groupe d'amis comprenant des terroristes et des communistes comme Robert Malley, qui faisait partie de la mouvance d'Henri Curiel.

(4) Printemps de l'islamisme -

Tunisie - Les 1ères élections libres donnent comme 1er parti du pays un parti islamiste (al Nahdda) dont le chef Ghanoutchi annonce, "le Français a assez pollué notre langue qui sera l'Arabe". En douceur, la Tunisie s'oriente vers la Sharia'h. - Lybie - Obama a consacré 2 milliards $ pour se débarrasser du laïc Mouamar Gadhaffi, au profit d'un gouvernement de transition qui vient d'adopter la Sharia'h. - Egypte - Moubarak renversé et en jugement, les élections ont porté au pouvoir une équipe Frères Musulmans/salafistes qui, avec ou sans l'armée, finiront de saigner le pays, tout en se débarrassant progressivement des infidèles coptes, témoins embarrassants, dont 200 000 ont déjà quitté le pays en quelques mois -

Syrie - Dès que les Assad auront quitté le pouvoir -- pas forcément demain -- celui-ci sera investi tôt ou tard par les Frères Musulmans -

Yémen-Bahrein - Les dirigeants sont toujours là, car l'Arabie veille au grain sunnite contre la shia'h -

Irak - Ce pays est déjà une satrapie des ayatollahs d'Iran, les brigades de Moqtada Sadr et celles d'al Qods sont déjà là pour veiller au grain shiite contre la sunna. - Maroc/Jordanie - Ces 2 royaumes subissent les assauts des islamistes qui enregistrent des avancées électorales, mais qui n'ont réclamé pour le moment que la tête des premiers ministres -- qui ont été changés --, respectant encore le roi qui serait descendant du prophète… -

Algérie/Liban: ces 2 pays sont encore traumatisés par le souvenir de guerres civiles longues et sanglantes pour pouvoir s'exprimer. Il n'y a pas eu de "printemps".

La sharia'h est déjà en vigueur en Somalie, au Soudan, en Afghanistan, au Pakistan, dans certaines villes et quartiers d'Europe, notamment en Angleterre. Lors des dernières élections libres, l'organisation des Frères Musulmans en Egypte a recueilli près de 40% des sièges au Parlement. Avec les salafistes, ils obtiennent les 2/3 des sièges. Et le président B H Obama leur tend volontiers la main, comme un Frère…

  

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