Baissez vos têtes et vous vivrez, peut-être… Stefan Racovitza

Publié le par danilette

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Le vide religieux laissé par le christianisme en plein reflux, aspire l’Islam, une religion conquérante se trouvant depuis longtemps en terre chrétienne d’Europe.

Pas de conquête territoriale, pas de guerre, mais simplement des remplacements.

Les facteurs aggravants de cette évolution sont la dénatalité des peuples de l’Europe, la démographie galopante des musulmans, mais aussi l’évacuation des valeurs morales (dont seulement trois sont de nature religieuses) et l’athéisme, le tout sur fond d’altération de la mémoire collective.

 

 

 

 

 

Chercheur en sciences humaines, journaliste indépendant

 

Le sabre ne coupe pas la tête baissée voici la traduction littérale d’un vieux proverbe moldo-valache, du temps où la Roumanie n’existait pas, mais seulement la Moldavie et la Valachie, petits états indépendants de langue roumaine. On a donné à ce proverbe de nombreuses interprétations. Citons quelques-unes : la verticalité ou son absence, la soumission par intérêt, par manque de courage, d’orgueil ou de caractère, par lâcheté, etc. Soumets-toi et tu vivras, peut-être... reste la principale.


Pour revenir aux Moldo-Valaches, l’effet majeur est celui de la soumission sans résistance, y compris aujourd’hui, 135 ans après l’indépendance. Les anciennes principautés roumaines n’ont pas été occupées militairement, mais vassalisées par l’Empire Ottoman. Leurs armées ont longtemps combattu les envahisseurs turcs, avec détermination et bravoure. Après quelques victoires militaires de prestige, la disproportion astronomique, sur tous les plans, entre le géant Turc en expansion et les petites principautés roumaines, a fait que la seule solution pour survivre en tant qu’états indépendants, qui s’imposait d’elle-même, était le réalisme, autrement dit la soumission militaire, politique et le paiement d’un écrasant tribut. (Métaux précieux, jeunes enfants, céréales, animaux domestiques, sel, miel, et autres denrées, prenaient, en grandes quantités, le chemin d’Istamboul). Toutes les actions visant à ébranler ou à améliorer les conditions de ce très pesant joug, il y en a eu, considérées comme haute trahison envers la Sublime Porte, étaient punies avec une cruauté inouïe. Cette situation a duré presque quatre siècles, la Roumanie ayant gagné son indépendance, par les armes, en 1878.


Ce très long hiver historique a laissé des traces. Le proverbe cité est un des témoins, tout en expliquant sa genèse. Il illustre le fatalisme, l’apathie, la résignation, acquises durant cette période, dont l’effet est encore et toujours la soumission, sournoise, mais sans protestations autres que verbales, à quelques exceptions près.


En appliquant à ces petits pays l’essentiel du traitement infligé aux minorités chrétiennes et juives habitants les pays musulmans, on pourrait dire que les deux pays roumains étaient, en quelque sorte, des pays dhimis, alors que leurs habitants avaient gardé leurs coutumes, mode de vie et religion.


La dhimitude est la condition des minorités religieuses, juives et chrétiennes, vivant en pays musulmans. La dhima  est la manière des musulmans d’offrir « hospitalité et protection » à leurs minorités religieuses, en fait un contrat, dont voici quelques clauses.

  • Leurs pratiques religieuses sont mal vues et le prosélytisme est strictement puni. 
  • Dans la rue et autres endroits publics, les dhimis doivent porter des signes distinctifs, différents de ceux des adeptes de Mahomet, leurs vêtements doivent être de couleur sombre, pas du vert, pas de turban blanc. 
  • Ils doivent se soumettre à la domination des musulmans, leur céder le passage dans la rue, ne pas chevaucher un âne sellé, le cheval leur étant interdit. 
  • Leurs savates doivent être plus courtes que leurs pieds, pour ne pas oublier, quand ils marchent, qu’ils ne sont pas chez eux, j’en passe et des plus réjouissantes, comme la punition selon laquelle un musulman peut uriner dans la bouche d’un dhimi, pour des raisons purement personnelles.

L’étape supérieure de la dhimitude est la disparition des dhimis. Les pogroms des minorités chrétiennes dans des états musulmans comme l’Egypte, le Pakistan et autres, en disent long sur le sérieux du « contrat » concernant la « protection » des dhimis.


La dhimitude guète déjà les populations des pays de l’Europe de l’Ouest. Elle s’installe sans heurts, insidieusement, de l’intérieur même. Son incubation durera encore quelques petites décennies. Lorsque cette étape aura été franchie, elle éclatera au grand jour et seul un miracle pourra guérir les peuples malades. Mais, comme on le sait, les miracles arrivent toujours chez les autres. L’islamisation des pays de l’Occident, y compris la France, de moins en moins rampante, n’est pas à ses débuts, elle a commencé depuis longtemps déjà, Lionel Jospin, premier ministre à l’époque, était déjà sur la mauvaise barricade. La discrimination positive des minorités, musulmanes surtout, pratiquée par des autorités centrales et locales, irresponsables, est toute aussi inadmissible que la discrimination négative, que, par ailleurs, les musulmans résidants en Occident ont peu ou pas connue. Les deux sont contraires à la vraie démocratie. La discrimination positive est issue d’un « progressisme » qui ignore ses conséquences, autrement dit, de l’idéologie.

Le politiquement correct et la naïveté assument le reste. En plus des droits dont bénéficient tous les citoyens, ainsi que les résidents, (dont le seul droit qui leur manque est le celui de voter), les minorités musulmanes bénéficient en plus d’autres droits, qui font d’eux des citoyens privilégiés, ce qui accentue l’inégalité sociale contre laquelle les pouvoirs, la classe politique et la presse s’expriment sans relâche, mais plutôt en accord avec le principe orwellien de l’égalité.

Quelques exemples.

En Grande-Bretagne, tolérés par les autorités, fonctionnent, depuis quelques années déjà, des tribunaux islamiques qui parasitent et rétrécissent l’aire de la justice britannique. Dans certains quartiers londoniens des patrouilles musulmanes veillent au respect des coutumes islamiques. Les programmes scolaires subissent des « petits ajustements » pour ne pas « discriminer » et « choquer » les élèves musulmans. De ces « pertes » scolaires subies par les élèves autochtones on ne pipe mot.

Mme Martine Aubry, maire socialiste de Lille, est championne de France de la discrimination positive, obstacle important sur la voie de la vraie intégration. Des piscines réservées aux femmes musulmanes, construites et fonctionnant avec des fonds publiques sont fermées pendant le Ramadan. La mixité est suspendue durant les heures de natation et d’éducation physique dans les écoles publiques. La viande halal est introduite dans les cantines publiques. Il s’agit-là de quelques éléments, en progression constante, de la fuite en avant du communautarisme musulman. (Pour revenir à la viande halal, les écolos, les protecteurs des animaux, Mme Brigitte Bardot, entre autres, protestent, avec raison, contre tout mauvais traitement infligé aux animaux, domestiques et sauvages d’ici et d’ailleurs. La chasse des animaux en voie de disparition, l’interdiction de l’élevage des poules en batteries et du sacrifice des animaux sans étourdissement ou électrochoc préalables dans les abattoirs, figure, à juste titre parmi leurs revendications. Pourtant, on entend peu de protestations contre le sacrifice rituel (halal) des volailles, agneaux, moutons, chèvres, cabris, veaux, vaches, bœufs, utilisé uniquement pour satisfaire une minorité religieuse. Il est évident que l’abattage par égorgement à vif prolonge leurs souffrances).


Une minorité conquérante vivant, ne l’oublions pas, dans un état laïque, dont les  revendications religieuses sont prioritaires, est encouragée par l’état, les autorités locales et les politiciens, à promouvoir et généraliser des coutumes venues d’ailleurs, incompatibles, dans la plupart des cas, avec notre civilisation. Que dire de la polygamie tolérée et assistée par l’Etat français, ou encore de l’aide financière accordée à la construction de mosquées ? Tout cela, en peu de temps, changera les mentalités, déjà ébranlées, des populations de ces pays.


Et ce n’est pas tout. Les prisons sont devenues des lieux où on recrute des terroristes islamiques. On permet l’entrée en France à des imams qui prêchent dans les mosquées de France la guerre sainte contre les chrétiens et les juifs, contre l’Occident, contre la démocratie qui, selon la religion musulmane, « est l’opposé de la charia et de l’Islam », autrement dit, celui-ci et la démocratie sont incompatibles. Au Danemark l’histoire des caricatures de Mahomet, en France l’attentat contre le siège de Charlie Hebdo, il y en a aussi ailleurs, en disent long sur l’évolution de l’incubation en pleine marche de l’islamisation. Comme l’appel au meurtre de Salman  Rushdie, lancé par Khomeiny, contre lequel aucune autorité ne peut rien. Cette impuissance est en train de se généraliser. Mohamed Merah, les tueurs du soldat britannique à Londres et la tentative de meurtre du soldat français ne sont de loin pas des « loups solitaires », comme ils sont à tort désignés, mais les signes d’un mal profond, l’islamisation, dont on ne veut voir, ni les causes, ni l’étendue.


Tous ces ratés de la démocratie, il y en a beaucoup, sont des signes assez clairs de l’abdication de l’Occident devant un immense danger qu’il ignore ou fait semblant d’ignorer et dont l’évolution réduit de jour en jour les chances de sa réversibilité.


Le vide c’est l'absence de matière dans un espace. Si nous remplaçons les mots matière par religion et espace par France, Grande Bretagne, Hollande, Belgique, Allemagne et autres pays d’Europe de l’Ouest, l’avenir de cet espace semble prévisible, à peu de différences près. Le vide religieux laissé par le christianisme en plein reflux, aspire l’Islam, une religion conquérante se trouvant depuis longtemps en terre chrétienne d’Europe. Pas de conquête territoriale, pas de guerre, mais simplement des remplacements. Les facteurs aggravants de cette évolution sont la dénatalité des peuples de l’Europe, la démographie galopante des musulmans, mais aussi l’évacuation des valeurs morales (dont seulement trois sont de nature religieuses) et l’athéisme, le tout sur fond d’altération de la mémoire collective.


Dans son livre, Islam, l’épreuve française, Plon 25 avril 2013, 261 pages, Élisabeth Schemla cite les propos tenus par Marwan Muhammad à la mosquée d’Orly au mois d’août dernier :

« Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française ».

Cette déclaration, dont l’énormité semble ne pas choquer grand monde, fait partie d’un énorme éventail de films de propagande, de conférences, reportages, prêches, interviews, le tout dans le même sens, celui de la conquête de l’Europe par l’Islam.

A de rares exceptions près, elles sont ignorées par les média, mais ils foisonnent sur Internet. Avec d’autres mots, M. Marwan Muhammad annonce la disparition de la France, de l’identité française et la proche dhimisation des Français, croyants ou athées, moins les convertis à la nouvelle religion, on peut le reconnaître.

Ce qui leur reste à faire c’est de demander à M. Marwan Muhammad si leur bicyclette pourra avoir une selle et de combien de centimètres devront-ils raccourcir leurs savates.

 

Stefan Racovitza

Publié dans Terrorisme - Djihad

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