Bat Ye'or su "Non smetteremo di danzare. Le storie mai raccontate dei martiri d'Israele"

Publié le par danilette

http://www.ilfoglio.it/zakor/230
 

Avec un livre au titre splendide « Nous n'arrêterons pas de danser. Les histoires jamais racontées des martyrs d'Israël » (Lindau, 360 pages, 24 €), Giuliano Meotti nous offre un portrait profond et intense du millier de martyrs israéliens et juifs assassinés par des terroristes palestiniens. L'auteur appartient à ce minuscule mais précieux groupe de personnes auquel le monde occidental doit être reconnaissant pour avoir su conserver son honneur, sa liberté et sa dignité dans une période de contrôle totalitaire des médias, d’infinie corruption par le pétrole, de terrorisme et de féroce antisémitisme.

En ces jours de haine islamique anti-israélienne qui agite la planète entière, Meotti nous raconte l'histoire émouvante de l'humanité et de l'héroïsme d'Israël. Dans une brève préface, Roger Scruton présente le livre comme un récit intense des épreuves et des souffrances subies par Israël, victime de crimes terroristes. Il critique sévèrement la politique d'apaisement de l'union européenne qui a permis à l'antisémitisme de se renforcer récemment en Europe. La préface de Roger Scruton est suivie du témoignage de Robert Redeker qui remercie l'auteur pour le grand courage dont il a fait preuve avec ce livre. Caché dans la campagne française pour fuir les menaces de mort des islamistes, Redeker rappelle la résistance de sa famille à l'occupation nazie et se demande comment lui-même, un citoyen français, en est arrivé à devoir se cacher dans son propre pays parce que la liberté de pensée et d'expression est battue en brèche par des lois religieuses importées en Europe par des étrangers. Il fait remarquer que l'antisémitisme est devenu tellement fort que désormais il est défendu d'exprimer des sentiments de sympathie pour l'État d'Israël.

 Le témoignage de ces deux écrivains illustre parfaitement le climat politique actuel en Europe, et confirme le courage exceptionnel affiché par Meotti avec la publication de ce livre. Obsédé par le besoin de prouver la persécution subie par les Palestiniens et de projeter sur Israël la culpabilité européenne pour l'holocauste nazi, les médias occidentaux ont fait le silence ou ont minimisé le martyre des citoyens israéliens, devenus la cible préférée des terroristes palestiniens. L'enthousiasme pour les Palestiniens qui a enflammé toute l'Europe est le résultat de la déshumanisation d'Israël et de la négation de son droit à l'existence, à savoir les deux piliers fondamentaux de la politique antijuive d'Hitler. Et c'est précisément le thème de recherche de Meotti car comme il l'explique lui-même, la déshumanisation du Juif, la suppression de son identité, de son nom, de son visage, ont été la force motrice de la Choa. De la même façon, dans l'Europe d'aujourd'hui, le venin antisémite et la haine d'Israël sont acceptés et répandus, pavant la voie à une nouvelle Choa. L’Europe nie l'histoire d'Israël, son droit à l'existence, reconnue par les Nations unies, et la dignité des victimes israéliennes. Le Hamas et le Hezbollah, deux organisations terroristes qui promeuvent la destruction d'Israël, traitent les Juifs de «porcs», «cancers», «sales», «microbes ». Cette terminologie, soutient Meotti, est la version moderne de la judéophobie nazie. Il y a une filiation directe entre les survivants de la Choa et les victimes du terrorisme palestinien. Depuis 1973, l'Europe a soutenu la guerre palestinienne d'anéantissement d'Israël et a subventionné les plus impitoyables organisations anti-israéliennes à l'ONU. Cette culture de haine et de délégitimation, financée par les contribuables européens, est promue aux plus hauts niveaux hiérarchiques de l'Europe et se propage par des réseaux et des canaux internationaux de l'UE. Le livre de Meotti se déchaîne directement contre cette puissante machine de haine qui empoisonne la vie politique, les médias, les universités et les syndicats. Pour lutter contre l'impunité accordée au crime par la déshumanisation des victimes, Meotti a suivi plus d'un millier de victimes israéliennes du terrorisme. Avec des mots simples et clairs, l'auteur décrit la réalité quotidienne d'un peuple attaqué dans son propre pays et dans ses villes par le terrorisme palestinien.

Les attaques violentes contre les civils que les Nations Unies devraient dénoncer comme crimes contre l'humanité sont justifiées par l'existence même d'Israël. L'auteur reconstitue la vie d’un millier d'êtres humains, jeunes et vieux, enfants, femmes et hommes massacrés sans discernement dans un bus, un bar, une boutique ou un restaurant par des gens qui croient que tuer est un acte de foi. 
Comme la presse occidentale évite de parler des victimes israéliennes, en les condamnant à l'oubli, Meotti a décidé d'écrire ce livre comme un acte d'amour envers le peuple d'Israël. Entrer dans le monde de la douleur et de la souffrance des victimes du terrorisme a été une tâche difficile, souvent frustrante, mais au cours de ses quatre années de recherches et de discussions avec les familles des victimes, l'auteur a été récompensé par la chaleur et la convivialité avec lesquelles il a été accueilli. Et il s'est rendu compte que, malgré les chambres à gaz et le terrorisme, Israël continue à représenter l'essence de la liberté. Pour Meotti, raconter l'histoire des milliers de martyrs israéliens a été un acte de foi profond et une façon d’exprimer sa compassion, pour qu’ils restent toujours avec nous. Avec une grande sensibilité, l'auteur reconstitue l'histoire, la personnalité et les particularités de chaque victime. Au fil des pages de son livre et des diverses histoires familiales, le lien semble évident entre la judéophobie européenne et musulmane transmises d'une génération à l'autre dans une chaîne sans fin de haine et de mépris pour la vie humaine. 

Meotti passe des camps de la mort qui recouvraient l'Europe au massacre d'innocents en Israël à travers un récit ininterrompu d'histoires de famille. Et à la fin du livre, évoquant la présence constante dans notre cœur de ces victimes, il conclue par cette phrase admirable: « Les étoiles ne disparaissent pas quand nous, nous mourrons ». Meotti a écrit un livre profond et extraordinaire d’un style simple et sensible qui nous offre des souvenirs d’amis faibles et inoubliables, la vie, les rêves et les talents de ceux qui ont été anéantis par des tueurs possédés par une idéologie fondée sur la haine et violence. 

La lecture est toujours passionnante, et stimule une profonde réflexion sur la perte des valeurs fondamentales de l'Occident, sur la décadence morale et politique qui encourage cette distorsion de la vérité sans cesse pratiquée par des intellectuels et des dirigeants politiques corrompus. Il est important de noter que ni Scruton, ni Redeker ni Meotti ne sont juifs ; mais au contraire de nombreux autres européens non juifs, ils sont dégoûtés par la honteuse infamie importée en Europe par le monde musulman. Les dirigeants politiques qui ont laissé cette boue remonter à la surface sous la pression du terrorisme islamique devront prendre en compte la résistance des Européens qui savent que l'affaiblissement d'Israël par l'Europe n'est rien d’autre qu’une guerre contre elle-même. Dans notre époque où la lâcheté est très à la mode, le livre de Meotti est un monument d’amour et de courage dédié aux victimes israéliennes et juives malheureusement oubliées du jihad islamique en Israël et partout dans le monde.

Publié dans Bat Ye'or

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article