BDS et hypocrisie à Montréal, Hélène Keller-Lind

Publié le par danilette

Source : http://roger.croze-provensal.over-blog.com/article-bds-et-hypocrisie-a-montreal-107534297.html

A Montréal la campagne BDS est légale. Une poignée d'anti-israéliens harcèle donc de petits commerçants de la rue St Denis depuis un an et demie, soutenus par divers groupes politiques dont Québec Solidaire et son député Amir Khadir. Après la boutique « Le Marcheur » proposant quelques chaussures israéliennes, ils s'en prennent désormais au petit magasin NAOT, gênant ce commerce et ses voisins, répandant les habituels mensonges anti-israéliens. Manifestations contrées par un groupe de citoyens venant d'horizons divers.

 

Or ces anti-israéliens n'hésitent pas à utiliser du matériel vidéo « 100 % made in Israel » dans ses tournages politiques...


Le petit groupe des « PAJU » - Palestiniens et Juifs Unis – a une allure de Cour des Miracles professionnelle. Il arrive tous les samedis à 13 h précises devant le magasin de chaussures israéliennes NAOT www.naot.com de la rue Saint-Denis, artère commerçante de Montréal, déroulent une bannière usagée rappelant le style soviétique d'antan ou celui de Corée du Nord, ce qui n'est gère étonnant compte tenu des liens qu'ont ses membres avec des groupes communistes ou apparentés www.pajumontreal.org , y compris avec Amir Khadir, député de Québec Solidaire, natif d'Iran.Un personnage étonnant, très à gauche, aux « faces cachées », titre d'un excellent livre de Pierre K.Malouf qui vient de lui être consacré, ouvrage démontant aussi méticuleusement les mensonges anti-israéliens du PAJU & Co., et est en passe de devenir un best-seller au Québec où sort une première réédition très peu de temps après sa parution www.archambault.ca

 

Sur cette banderole usagée, roulée, déployée et ré-enroulée x fois, figure « le mur de l'apartheid », évidemment, et le mot « boycott ». Simple, pou ne pas dire simpliste et donc forcément efficace pour qui ne va pas plus loin. Un drapeau palestinien est déployé également. « Vous devriez avoir des drapeaux du Québec, on est au Québec ici... » remarque un sans abri qui vend ses journaux dans le quartier, s'adressant aux contre-manifestants qui viennent s'assurer chaque semaine que les clients de NAOT peuvent entrer dans le magasin sans être pris à partie – ce qui s'est déjà fait par le passé – et viennent surtout contrer les mensonges anti-israéliens grossiers contenus dans les tracts àl'allure artisanale que distribue la poignée de permanents du PAJU. Mais les contre-manifestants ne veulent pas politiser, juste protéger clients et commerçants gênés dans leur travail et tenter de rétablir la vérité. Pas de drapeaux québecois ni canadiens, donc.

 

Des commerçants et passants harcelés au nom de la liberté d'expression. Dans certaines limites

 

Les « PAJUstes » comme les surnomment les contre-manifestants, jouent du banjo, parlent de solidarité en chantant d'une manière assez inaudible et parfois la radio dans leur voiture aux vitres baissées – il fait chaud à Montréal en ce mois de juin...-diffuse de la musique cubaine. Évidemment. Castro étant pour eux une référence et un modèle à suivre....Mais, contrairement aux apparences, cela n'a rien de festif étant donné que propriétaires et gérants du magasin NAOT mais aussi des commerces voisins, éventuels clients ou passants, sont harcelés deux heures durant tous les samedis...

 

Ella, Juive née en Roumanie qui, après la Shoa a cru un temps que « le communisme était la solution » mais a vite déchanté devant les réalités qu'elle a vécues au quotidien et qui a rejoint les contre-manifestants pour la première fois en ce 16 juin se désole : « ils ne savent pas ce qu'est le communisme, ils ne comprennent pas. Et qui eut cru que les Juifs et Israël seraient attaqués ainsi un jour... »

 

Avant que le groupe des contre-manifestants ne vienne régulièrement en force s'installer devant la boutique NAOT, des clients avaient été bousculés. Ce qui ne se produit plus désormais. D'ailleurs ceux qui sortent du magasin avec des achats sont applaudis. Comme l'a été Sandy Kaminsky, venue de Toronto avec sa fille, son fils et sa belle-fille chez NAOT après avoir appris que la boutique faisait l'objet d'un boycott dans le cadre de la campagne BDS. Ce qui les a scandalisés, d'où leur décision de faire des achats dans cette boutique. Tous y ont acheté des chaussures que, pourtant, ils pourraient payer moins cher en Floride où ils se rendent souvent, comme le font nombre de Canadiens, notamment en hiver.

 

Le groupe des contre-manifestants est un groupe fluctuant, avec un noyau permanent qui rassemble nombre de  Juifs et non Juifs. C'est là « l'aspect le plus intéressant » pour Ber Lazarus, un artiste montréalais qui a rejoint le groupe en janvier dernier lorsqu'il en a entendu parler, notant que dans les premiers temps du nazisme peu de non Juifs protestaient en Allemagne. Une raison d'être optimiste donc. Même s'il estime qu'une action devrait être conduite également à un autre niveau pour mettre un terme au harcèlement auquel sont soumis les commerçants de cette portion de rue, leurs clients et les passants.

 

Un harcèlement qualifié de « raciste » que déplorent aussi « les Amis de la Liberté » qui distribuent parfois aussi des tracts rappelant que « Israël est un pays démocratique qui respecte les droits humains et avec lequel le Québec, le Canada et l'Union européenne ont des accords de coopération économique et scientifiques ».

 

Devant NAOT le samedi il y a parfois des heurts et bousculades et la police est alors appelée. Comme elle l'a été le 16 juin dernier par le propriétaire d'une galerie qui accueille des expositions temporaires dont les « PAJUstes » bloquaient allégrement l'entrée, faisant peu de cas du gagne-pain des petits commerces du lieu.

 

Si cette manifestation hebdomadaire a été autorisée par la municipalité au nom de la liberté d'expression en vigueur ici, elle doit cependant se plier à certaines règles et ne pas dépasser la partie du trottoir où les commerçants peuvent installer des corbeilles de fleurs ou des panneaux publicitaires, moyennant le paiement d'une redevance. Or, le 16 juin, banderole, drapeau et banjo cachaient l'annonce d'une exposition et empiétaient largement sur la partie passante du trottoir y empêchant la circulation et gênant l'entrée dans la galerie. Son propriétaire a alors demandé en vain aux manifestants de se replier. Le propriétaire appelle alors la police qui vient, écoute les uns et les autres et demande courtoisement aux manifestants BDS de se cantonner à la partie du trottoir qu'ils sont autorisés à utiliser. Ce qu'ils feront finalement. Il est vrai qu'il y a un avocat parmi eux.

 

Le propriétaire d'un commerce voisin traité de « Fucking Frog – Foutu Français – par le vice-président syro-palestinien et peut-être canadien de PAJU

 

Une vidéo révélera que le vice-président syro-palestinien, qui serait né à Amman et est peut-être  canadien, du PAJU a insulté le propriétaire de la galerie qui lui demandait de ne pas en gêner l'entrée. Il l'a qualifié de « Fucking Frog » - Foutu Français -...Cela faisant sans doute allusion au fait que cette personne est Québécoise francophone et donc méprisable, selon ce vice-président du PAJU, bel exemple de respect des différences et des droits humains que son groupe prétend défendre.

 

Insulté le propriétaire s'avance alors vers lui. « Ne me touchez pas » gémit le Syro-Palestinien, qui serait né à Amman, est peut-être canadien, courageux mais pas du tout téméraire, qui recule...mais le groupe continuera à gêner avant l'intervention de la police.  www.youtube.com lire la suite 

 

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