Carte postale d'Eurabia, où l'on démontre l'incompréhension d'Obama pour la situation du Moyen-Orient, Ugo Volli

Publié le par danilette

 

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Puisque nous sommes en conflit sur la propriété d'un coin du jardin qui sépare nos deux maisons, le médiateur que nous avons choisi ou plutôt qui s'est imposé, nous dit de faire comme ça : vous reconnaissez que la partie contestée m'appartient, et je vais vous en louer une partie si vous me payez généreusement, celle à laquelle vous tenez tant parce qu'il y a la tombe de votre grand-mère.

Si je vous la loue... disons pour six mois, il faudra qu'ensuite vous me la cédiez définitivement, grand-mère ou pas grand-mère. Les six mois ne vous conviennent pas ? Très bien, je serai généreux, je vous la laisserai pour un an et vous n'êtes pas obligés de payer la location si vous trouvez quelqu'un qui vous finance, par exemple le médiateur. Peu importe, pourvu qu'on me paye et qu'à la fin le coin du jardin ne revienne.

Cela vous semble bizarre ? Et bien vous avez raison mais c'est plus ou moins la dernière idée de l'Administration Obama (heureusement désormais paralysée par les Américains) sur le Moyen-Orient : la location des territoires contestés entre Israël et les Palestiniens. Sur les journaux en ligne, j'en ai trouvé deux versions, la location de Jérusalem (link) et aussi de la frontière le long du Jourdain, qui comme vous le savez, a une importance stratégique, parce que les terroristes peuvent très facilement faire entrer du matériel et des armes par la Jordanie (link).

Dans cette situation de diplomatie secrète, dans laquelle nous ne savons même pas si des négociations sous quelque forme que ce soit sont en cours, nous ne pouvons évidemment pas être sûrs de savoir ce qui se passe. Mais le fait même que cette hypothèse burlesque aie été rendue publique montre que quelque chose va mal. Netanyahou a peut-être déclaré au début qu'il pouvait en discuter pour ne pas déplaire au puissant médiateur, mais Israël à la fin ne peut pas accepter une telle absurdité. Ce n'est pas seulement l'énième preuve de l'approche à court terme de l'Administration américaine (faisons semblant de résoudre le problème, profitons du succès de relations publiques puis quand les problèmes surgiront, ça sera au tour de quelqu'un d'autre d'y penser), mais cela démontre combien sont profonds son dilettantisme et son incompréhension de la situation du Moyen-Orient.

Il faudrait rajouter un autre fait, à savoir que le jardin n'appartient pas aux Palestiniens, que les territoires ne sont pas juridiquement palestiniens et qu'ils ne sont pas « occupés » par Israël comme il est désormais courant de l'affirmer en utilisant un lieu commun inexact. Mais c'est une histoire dont nous reparlerons dans une autre carte postale. Pour l'instant amusons-nous du gag de cette situation. Ugo Volli

Adapté par Danilette

 

 

 

 

Publié dans Ugo Volli

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