Ce que Bibi peut apprendre de mon père ! Par le fils d'Itshak Shamir

Publié le par danilette

http://www.jewishpress.com/pageroute.do/45555 

Adaptation française de: Hanna sur sionisme.xooit.com

 Ce que Bibi peut apprendre de mon père !
Par Yair Shamir
Publié le 13 octobre 2010-10-15

Toute personne qui pense que le Premier ministre Netanyahu, afin d’améliorer les relations avec les Etats-Unis, devrait céder aux pressions américaines en échange d’un ensemble d’avantages et reconduire le gel des constructions juives en Judée et Samarie, soit se trompe ou s’égare.           

Ce n’est un secret pour personne, qu’au début des années 1990, il y a eu de profonds désaccords entre H-W George Bush et mon père, Yitzhak Shamir, Premier ministre. Mais mon père a réussi à détourner la pression de la Maison Blanche grâce à ses positions de principe et son approche astucieuse pour faire face au Congrès américain.         

Ainsi, indépendamment du fait des objections du Président Bush, mon père à reçu 650 millions de dollars d’aide spéciale, 700 millions de dollars en systèmes militaires, une expansion considérable de munitions américaines pré-positionnées en Israël, un renforcement de la coopération israélo-américaine contre le terrorisme, la modernisation du port de Haïfa pour l’utilisation de la 6ième  flotte  (qui a généré, quotidiennement, 1 millions de dollars de recettes) et la percée de l’accès par les industries de défense d’Israël à des offres de réparation du Pentagone, l’entretien et la rénovation – le tout en plus de l’aide étrangère annuelle.         

Rien n’illustre mieux la réussite de mon père que les mots du Ministre de la Défense, Ehud Barak, dans sa dédicace du livre Yitzhak Shamir : ferme comme un roc.          

Durant le mandat du Président George Bush dans le bureau, alors que je servais comme Chef d’état-major de l’armée israélienne, j’ai été convoqué au Cabinet du Premier ministre pour rencontrer, le Secrétaire d’Etat James Baker qui avait exigé que, Israël fasse des concessions d’une grande portée. A la demande de Shamir, j’ai exposé à notre invité de marque, la gamme de menaces militaires faisant face à Israël. Baker, n’a pas retracé ses demandes.         
Au lieu de cela, en portant le poids de la seule superpuissance menant le monde libre aujourd’hui, il a exigé que : Israël cède. Le visage de Shamir est devenu très tendu et attentif, il ressemblait à un volcan prêt à exploser. Il a frappé sur la table et a dit au Secrétaire d’Etat d’une manière très émoussée et indélicate, dans un ton très aiguisé mais auto-contrôlé : « Monsieur le Secrétaire, vous pouvez demander ce que vous voulez, mais c’est notre pays et nous prêts à accorder n’importe quoi qui risquerait de compromettre ses intérêts et son avenir, même si cela est exigé par notre meilleur ami. »              

Le refus de mon père de changer ses principes n’a pas abouti à une salve d’applaudissements et d’éloges dans les médias, mais il a suscité le respect de l’homme et l’amélioration de la sécurité nationale d’Israël, sa position à résister à la pression américaine et à refuser d’abandonner à la fois sa vision et les objectifs stratégiques, devrait servir d’exemple pour les Premiers ministres israéliens.            

En fait, une telle reddition servirait seulement pour éroder le pouvoir de dissuasion d’Israël dans le Moyen-Orient et sa position dans les couloirs du pouvoir à Washington. 
       

Publié dans Israël

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article