CLARIFICATION par Léon Rozenbaum

Publié le par danilette

Sur le blog de Léon Rozenbaum 

L'intervention du Premier Ministre israélien devant le Congrès américain marque une étape supplémentaire dans le lent processus de clarification des données des problèmes des rapports triangulaires entre l'Islam, l'Occident et Israël.
L'Islam est le contraire de la démocratie, de l'égalité et du progrès tels que définis par les élites occidentales depuis le dix-huitième siècle. L'Islam est un projet de domination politique du monde qui s'appuie sur une justification théologique forte mais aussi sur une morale barbare (mutilations pénales, lapidations pour femmes adultères, etc.). Sa vision erronée que la liberté de l'Homme serait sacrilège face à la toute puissance de D.ieu entraîne depuis des siècles les pays sous son influence dans l'immobilisme, le machisme et la peur de l'altérité.
L'Occident déchristianisé moderne, parti d'une tentative échouée de synthèse entre le monde gréco-latin et la morale juive et qui a remplacé aujourd'hui la transcendance par la consommation, feint de continuer à croire que l'abondance, à elle seule, sera de nature à conjurer la violence inhérente au projet musulman qui le menace de nos jours jusque dans ses citadelles.

Israël qui refuse depuis toujours de fonder sa charte sur un projet de puissance, est porteur d'une théologie de la liberté qui met en évidence que la foi en le Créateur du ciel et de la terre ne peut être authentique que dans le cadre d'un libre choix. Son long exil, les drames qu'il a traversés et sa renaissance vigoureuse dans sa patrie historique interpellent l'Orient musulman comme l'Occident chrétien tantôt dans la gloire et tantôt dans la haine insane.
Un nombre croissant de personnes dans le monde comprennent que l'hallali contre Israël si clairement irrationnel et immoral, les menace directement parce que fondé sur la calomnie, le mensonge et la fabrication.
Pourtant tous les signes montrent que l'assaut contre les Juifs et Israël prend un tour paroxystique. C'est pourquoi l'intervention de M. Netanyahu devant le Congrès américain et ses suites revêtent toute leur importance. Le monde islamique dans sa presque totalité, largement soutenu par une part importante de l'Occident, manifeste son refus de la reconnaissance de l'Etat souverain du Peuple Juif sous quelque forme que ce soit. La question territoriale est totalement secondaire. Ce qui est en jeu est le principe même des droits fondamentaux du Peuple d'Israël, qu'ils lui refusent explicitement, dans le concert des Nations.
Si les adversaires d'Israël pouvaient rayer ce pays de la carte d'un seul coup, et Ahmedinajad ne se prive pas d'exprimer ce souhait publiquement et d'agir concrètement pour y parvenir, ils seraient ravis. Mais ils sont prêts également à atteindre cet objectif par étapes. Ils savent que le territoire minimum défendable d'Israël consiste dans les 28,000 Km2 entre le Jourdain et la mer, (l'équivalent en surface de deux départements français) libérés en 1948 et après l'agression génocidaire contre Israël de 1967. 
Les 3/5 de la Palestine du mandat britannique sont peuplés à 80% d'Arabes palestiniens et constituent un Etat indépendant. Et pourtant la fable de l'exil palestinien arabe se poursuit, enfle, explose au point d'occuper prétendument tout le champ de la misère du monde. 
C'est si bon d'agiter un argument "de moralité" même falsifié, face au Peuple Juif qui ose évoquer de temps à autre, la Shoa, le massacre sélectif de masse d'un tiers de ses membres dans l'Europe du vingtième siècle! Or la prétendue solution à la "misère" palestinienne arabe serait l'abandon par Israël du cœur même de sa patrie historique pour constituer un troisième Etat palestinien (en plus de la Jordanie et d'Israël) base idéale, a portée de tous les centres vitaux israéliens, pour entreprendre la liquidation de ce qu'ils nomment "l'entité sioniste".
Pour la première fois depuis longtemps, Israël, par la voix de son Premier Ministre se rappelle que l'on peut dire: "non". Inutile de souligner une fois encore que la réalité d'Israël n'est pas seulement un pays florissant participant de plain-pied aux progrès de la civilisation humaine mais aussi une puissance militaire appréciable parce que portée à bout de bras par son peuple lui-même. 
Nous fêterons la semaine prochaine "le jour de Jérusalem", qui célèbre la réunification de la Ville sous la souveraineté hébraïque, événement majeur de l'Histoire juive de tous les temps. Les effets bénéfiques de cette libération pour les habitants de la ville, pour le Pays, et pour le monde mais tout particulièrement pour les chrétiens qui accèdent enfin librement à leurs lieux saints sont évidents pour toute personne de bonne foi. Et cependant les grands pays d'Occident continuent de s'accrocher à la fiction d'une Jérusalem "Corpus Separatum" sous prétendue souveraineté internationale sur la base d'une résolution de l'ONU totalement obsolète de l'avis de tous les juristes honnêtes intellectuellement. Les blocages délirants n'affectent donc pas seulement le monde musulman. Ils n'en sont pas moins dangereux pour la paix, en fournissant des prétextes fallacieux à l'agressivité irrédentiste arabe.
Beaucoup de Juifs et même d'Israéliens ont accepté de se laisser berner par le mirage d'une paix immédiate à tout prix. La glorification et la croissance vertigineuse du terrorisme islamique que cet abandon de soi et de ses valeurs a entraîné ont eu pour conséquence de recréer, non sans mal, un consensus israélien suffisant pour que soit menée une politique israélienne rationnelle, capable d'une autodéfinition de l'intérêt national et de sa défense face à nos ennemis et face à nos alliés. Il était temps.

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