Comme en 1948 et 1967, le monde est-il prêt à sacrifier l’Etat Juif ? Arnold Lagémi

Publié le par danilette

 

Selon le général Kohavi, chef du renseignement militaire israélien,  200.000 missiles sont pointés sur l’ensemble du territoire israélien, par le Hamas, le Hezbollah, et l’Iran.  On pourrait imaginer avec candeur et naïveté que ces dangers, visant exclusivement les civils,  des déclarations de soutien ou d’amitié, voire des  confirmations d’alliance pleuvraient sur le bureau du Premier Ministre d’Israël. Rien de tout cela ! Ce silence n’empêche pas, pour autant, les USA de se préparer au conflit, sur un pas de danse, toutefois,  le menuet, en l’occurrence, un pas en avant et deux en arrière !  La France, est  également active dans le golfe arabo persique, entretenant une base militaire importante et, maintenant, sur place,  le « Charles de Gaulle ». Mais, dissipons les illusions. On sait  qu’en politique, les alliances et les amitiés sont fonction d’abord et essentiellement des intérêts.


Somme toute, le dictateur iranien n’a, pour l’instant qu’un seul objectif déclaré, l’élimination définitive d’Israël. Si le maintien de l’Etat Juif,  associé, par plusieurs liens, à la paix du monde, avait été pris en considération, dès la première menace proférée, une opération militaire limitée se serait substituée à un conflit inévitable désormais, avec risque majeur d’extension. N’importe quelle puissance n’aurait-elle pas réagi militairement, et sans délai, devant pareille menace ?  On attendait la Légion Etrangère, c’est le garde champêtre qu’on a envoyé ! Les nations ont commis une erreur de jugement. Elles risquent, cette fois, de la payer, bien plus cher que prévu !


L’intérêt du monde n’est-il pas, une fois de plus, d’abandonner Israël ? Certes oui, mais depuis 1948 et 1967, l’histoire n’est plus la même, les enjeux sont différents et les rapports de force modifiés radicalement. Mesure t-on, en France, par exemple, les conséquences de l’implication militaire française ? Le soulèvement généralisé des banlieues est prévisible avec ses graves conséquences pour l’ordre public.  Est-on conscient qu’il suffirait à l’Iran de couler deux ou trois navires dans le détroit d’Ormuz pour empêcher la circulation des tankers et provoquer un choc pétrolier qui, le malaise économique aidant, provoquerait une crise mondiale ? Lire la suite

 


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