En Egypte, Coptes et policiers s'affrontent après l'attentat

Publié le par danilette

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Les heurts se sont intensifiés samedi après-midi entre chrétiens coptes et policiers autour de l'église d'Alexandrie où un attentat a fait 21 morts dans la nuit. Des centaines de jeunes répartis en petits groupes harcelaient avec des jets de pierres et de bouteilles les forces de l'ordre déployées dans le secteur, qui répondaient par des tirs de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

«O Moubarak, le coeur des Coptes est en feu», scandaient des manifestants en se déplaçant dans les ruelles proches de l'église, en référence au président égyptien Hosni Moubarak. D'autres lançaient «O croix, nous nous sacrifions pour toi par notre âme et notre sang» ou encore «Lâches terroristes, le sang des Coptes n'est pas bon marché».  

Certains manifestants s'en prenaient au gouvernement. «Le gouvernement est impliqué», assure Ishaq Habib, un Copte d'une quarantaine d'années. «Ils veulent casser les Coptes. Ils savent que les Coptes n'aiment pas Gamal Moubarak», le fils du président Hosni Moubarak, souvent présenté comme son dauphin, ajoute-t-il.

L'explosion toujours pas revendiquée

Les incidents ont commencé dans la nuit après l'explosion survenue devant l'église des Saints (al-Qiddissine), dans le quartier de Sidi Bechr, dans l'est d'Alexandrie, deuxième ville du pays. Une explosion qui n'a toujours pas été revendiquée mais intervient deux mois après des menaces proférées par la branche irakienne d'Al-Qaïda contre les Coptes d'Egypte. Le ministère de l'Intérieur a affirmé que l'attaque était «probablement» l'oeuvre d'un kamikaze commandité de l'extérieur, après avoir dans un premier temps privilégié l'hypothèse d'une  piégée.

Hosni Moubarak a condamné un «acte criminel odieux qui a visé la nation, Coptes et musulmans», et dénoncé dans une allocution télévisée un acte de «terrorisme aveugle» qui porte selon lui la marque de «mains étrangères». Dans la matinée des dignitaires de l'Eglise copte, dont le secrétaire du patriarche Chenouda III, Anba Youannes, ont tenté de calmer les esprits, sans grand succès.

VIDEO. Sur les lieux du drame


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