Entrevue avec l’Iranien Amir Jahanchahi, fondateur du mouvement la « Vague Verte »

Publié le par danilette

"Tous les groupes islamistes reçoivent des dons de mon pays, l’Iran : le Hezbollah, le Hamas, Al-Qaida et les Talibans. Le peuple iranien a choisi il y a trente-deux ans une République islamique par les voies démocratiques. L’Iran comptait alors trente-six millions d’habitants. Le pays en compte à présent soixante-dix millions. Si nous parvenons à mettre fin à ce régime, nous lancerons un message clair à l’ensemble du monde musulman en proclamant que la République islamique fut bien une erreur qu’il convient de ne pas répéter dans d’autres pays. La chute de ce régime marquera la fin du danger que représente l’islamisme dans le monde. Mon pays détient la clé de la paix dans cette région."


Lire l'article en entier sur http://zakhor-online.com/ 

Olivier Ypsilantis écrit : avant de proposer une traduction de l’espagnol au français d’une entrevue avec Amir Jahanchahi, publiée le 12 novembre 2011 dans « El Mundo », je me permets de mettre en lien un article déjà ancien qui a été publié le 16 janvier 2009 sur le site Iran-Resist sous le titre : « Iran : décodages de l’article de Jahanchahi dans ‘’Le Figaro’’ ».

http://www.iran-resist.org/article5094.html 

J’apprécie grandement le site Iran-Resist, mais je ne sais ce que vaut en la circonstance son appréciation d’Amir Jahanchari. Je ne suis pas un spécialiste de l’Iran mais ce pays m’intéresse depuis longtemps en dépit de l’information si décourageante qui nous parvient. Je pressens que notre avenir se joue là-bas, plus sûrement que dans les pays arabes. 

L’entrevue qui suit a été réalisée par une journaliste du quotidien espagnol « El Mundo », Rosa Meneses, dans un grand hôtel de Madrid. Avant de commencer l’entrevue avec le fondateur du mouvement la « Vague Verte » (fondé en mars 2010, rappelons-le), Rosa Meneses rend compte des mesures de sécurité qui entourent cet opposant au régime d’Ahmadineyad. Amir Jahanchahi, cinquante-et-un ans, a quitté l’Iran en 1979 pour Paris. Il partage son temps entre Paris et Londres. Son père fut le dernier ministre des Finances du shah Mohammed Reza Pahlavi. 

Un mot encore. Ceux qui me lisent savent que j’ai toujours regardé de haut — de très haut — le « Printemps arabe », qu’il soit tunisien, égyptien et j’en passe. Ce qui se passe dans ces pays ne mérite pas tant d’attention. Les Arabes ne sont guère surprenants. Ils sont routiniers. Certes, ils peuvent être sympathiques en tant qu’individus ; mais les sociétés arabes sont plutôt décourageantes. Elles tyrannisent l’individu qui est écrasé par le plus considérable des poids : l’ochlocratie. C’est bien elle qui explique en grande partie l’état toujours plus lamentable du monde arabe. 

Dans les immenses manœuvres géostratégiques en cours, l’Iran occupe une place centrale, et pour diverses raisons. Je n’en évoquerai qu’une. L’Occident pressent des retrouvailles avec l’Iran. Il est las du radotage arabo-musulman, des rentiers du pétrole et des lieux saints. Nous sommes entrés dans une période d’immenses dangers. Une guerre massive qui engage l’arme nucléaire est envisagée. Mais cette période si inquiétante est lourde de promesses, et j’ose affirmer qu’elle est enivrante. C’est en Iran que se joue en partie notre destin d’Occidental ; et je plains ceux qui ne le pressentent pas. 

Je viens d’apprendre l’assassinat d’un scientifique lié au programme nucléaire iranien et je m’en réjouis. Je ne sais si Israël — un pays qui a mon inébranlable confiance — est impliqué ; et je me prends à espérer que l’opposition iranienne le soit. Car, sans bien la connaître, je la pressens riche et pensante cette opposition, capable de s’arracher à la stabulation islamisante, au radotage coranique. Rien ne sera possible sans elle, et c’est bien ce qui m’a retenu dans cette entrevue avec Amir Jahanchahi glanée dans la presse espagnole. 

Je ne cache pas que je connais mal cet homme, a priori sympathique, comme je connais mal l’opposition iranienne, je le redis. Je me fie pour l’heure à mon intuition qui est mon meilleur guide dans les moments graves. La partie engagée avec l’Iran est immense. Le peuple iranien est un peuple intelligent, stimulant. Faudra-t-il une guerre pour parvenir enfin à se serrer la main et dialoguer ? Je ne sais. Nous sommes devant un nœud gordien, comme Alexandre le Grand. Parviendrons-nous à le dénouer ou bien le trancherons-nous d’un coup de glaive ? Je ne sais. Quoi qu’il en soit, la partie engagée désigne un espace certes des plus dangereux mais stimulant ; rien à voir avec ce risible «Printemps arabe », déjà risible par sa désignation même. 

Titre de l’article : « Hay que promover un cambio de régimen en Irán por la fuerza y a cualquier precio », soit : « Il faut susciter un changement de régime en Iran par la force et quel qu’en soit le prix ». 

Rosa Meneses. Vous avez fondé le mouvement la « Vague Verte » en 2010, presque un an après la Révolution Verte qui débuta suite aux élections de juin 2009 à l’issue desquelles Mahmud Ahmadineyad s’attribua la victoire. Pourquoi avez-vous tant attendu pour soutenir la Révolution Verte ? 

Amir Jahanchahi. Après la Révolution Verte et le coup d’État d’Ahmadineyad, j’ai d’abord voulu voir si les responsables de l’opposition dans mon pays avaient la capacité de fédérer la volonté populaire. Après huit mois, j’ai pu observer que l’opposition ne pouvait rien faire sous peine d’être décapitée. Et c’est finalement ce qui lui est arrivé. Lire la suite


 Autre article intéressant à lire sur Modia : http://modia.org/infos/etudes/iran-israel.html

Extraits :

Voici quelques photos de la tombe du prophète Daniel à Soussa (Suze). Cela vous fera comprendre l'importance de la relation entre le judaïsme et la Perse puis l'Iran moderne. C'est Cyrus qui autorisa les Juifs à revenir à Jérusalem et à y reconstruire le Temple. C'est dire à quel point ce lien est particulier. Et, dans cette logique, et aussi pour affirmer que l'Iran a une histoire multimillénaire grandiose dont témoigne la relation de l'empereur après 1948, l'Iran n'a pas rompu alors avec Israël, n'est pas entré en guerre contre elle, l'a reconnue de facto et est entré en grande coopération, ce qui lui a valu de vifs ennuis avec le monde arabe (Précisons que les Iraniens ne sont pas des Arabes, que les Arabes les ont converti de face par les armes, leur ont imposé l'écriture arabe inadaptée à la langue persane, le farsi, ce qui crée un rapport interne complexe et refoulé de réaction à l'occupation tout en ayant adopté actuellement la religon islamique mais en ne renonçant nullement à de nombreuses dimensions antiques et non musulmanes. Un jour, la lune de miel reviendra. Il y a sens à cela, nous le verrons dans l'histoire à venir. 

Ce batiment qui domine la ville est la réfection magnifique du mausolée datant du 12e siècle et qui s'était effondré en 1869. C'est avec émotion que nous plaçons et voyons cette image de la ville de Suze comme elle était placée au Temple de Jérusalem pour exprimer la reconnaissance unique du peuple juif entre l'Iran qui a  favorisé la reconstruction du Temple de Jérusalem et le retour des Juifs sur leur terre, symbole de ce qui pourrait se produire et, nous l'espérons, se produire et apportera encore une nouvelle fois la gloire à l'Iran, aux Iraniens et à leurs dirigeants.

Il fallait toutes ces images chocs dans l'immensité du tombeau du prophète Daniel  surplombant la ville de Chochane-Shosh-Soussa-Suze pour comprendre combien le lien de l'Iran au coeur du judaïsme est antique, révéré des deux côtés mais puisse ses racines dans les valeurs les plus élevées des deux peuples.

Ce n'est pas une question historique antique. Pour bien situer l'actualité de cette question, apprenez que le gouvernement iranien a fait l'honneur insigne de placer dans le Patrimoine National iranien les tombes d'Esther et de Mordékhaï en... 2008. Un événement positif et considérable pour l'histoire de l'Iran-Perse et pour les relations du judaïsme et de l'Iran. Il nous faut comprendre la signification mondiale de cet événement et sa place dans l'histoire biblique mais aussi mondiale globale. La diplomatie devrait, c'est un minimum, être au courant de l'importance de ces dimensions culturelles, identitaires, historiques, anthropologiques. Lire l'article en entier sur http://modia.org/infos/etudes/iran-israel.html

mise à jour 02:05

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