Et si Obama était réélu en 2012 ? Guy Millière

Publié le par danilette

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Le bilan économique de Barack Obama est lamentable. Non seulement l’endettement des États-Unis s’est trouvé multiplié en un temps record, mais le chômage a, en moins de trois ans, fait un bond considérable et se maintient durablement autour de 9 %, ce qui ne s’était pas vu depuis les années 1930.

Des secteurs entiers de l’économie ont été nationalisés ou sont en voie de l’être : le secteur automobile, une part du secteur financier, le secteur de la santé.

Des réglementations prolifèrent, qui créent des désincitations à investir et à embaucher. Le pays entier semble au bord de la banqueroute et, pour la première fois depuis qu’ils existent, des instituts de notation ont placé la dette et le budget américains sous surveillance, et menacé de dégrader la note des États-Unis, ce qui contraindrait le pays à emprunter à des taux plus élevés et accélérerait le mouvement de chute.
Le nombre d’Américains devant se nourrir avec des « food stamps », bons de nourriture, n’a jamais été aussi important.

Le bilan en politique étrangère est tout aussi lamentable. Le seul élément qu’Obama peut porter à son crédit est l’exécution d’Oussama Ben Laden, ce qui est très maigre : d’autant plus maigre qu’Obama n’est pour rien dans la traque fructueuse de Ben Laden, et qu’il n’est pas pour grand-chose dans la décision d’agir.

Pour le reste, on a assisté à une série de décisions désordonnées et de renoncements.
À l’échelle planétaire, la « doctrine Obama » a consisté à réduire les interventions des États-Unis et à faire des gestes favorables à toutes sortes de dictateurs ou de dirigeants autoritaires, qui vont de Hu Jin Tao au tandem Poutine-Med­vedev, et de Mahmoud Ahma­dinejad à Hugo Chavez.
Tournant le dos à la doctrine américaine traditionnelle qui consistait à rendre le monde plus sûr pour la démocratie, elle a contribué à rendre le monde plus sûr pour les autocrates.

Au Proche-Orient, elle a consisté à rendre la région plus sûre pour l’islam radical et à trahir, les uns après les autres, les alliés des États-Unis : Israël d’abord, vis-à-vis de qui Obama est le Président le plus hostile de l’histoire, mais aussi l’Arabie saoudite, plus isolée que jamais, le Yémen, où al Qaïda et les islamistes sont aux portes du pouvoir, l’Égypte où, dans quelques semaines, l’accession au pouvoir des Frères musulmans sera chose faite, la Tunisie, qui prend peu à peu le même chemin que l’Égypte, la Libye, où les « rebelles » de Benghazi ont de fortes ressemblances avec ceux du Yémen. C’est aussi grâce à Obama que la Turquie s’est réorientée vers l’islam radical.

Les Européens semblent aimer Obama : les masochistes aiment souvent leur bourreau. La déconfiture économique de l’Europe doit beaucoup à la situation de l’économie américaine, et l’islamisation du Bassin méditerranéen sera sans aucun doute fructueuse pour le continent européen !

Malgré ce bilan, Obama peut être réélu l’an prochain.

D’une part, il dispose d’agents d’influence dans quasiment tous les grands médias et de centaines de milliers de militants sur le terrain.
D’autre part, il dispose de ressources financières considérables : l’intervention étatique dans l’économie permet de se créer une clientèle d’entrepreneurs favorisés qui paient en échange des faveurs obtenues.

En troisième lieu, multiplier le nombre des assistés permet de se créer une clientèle électorale corvéable à merci, ce que les socialistes de tous les pays savent depuis longtemps.

Il faudrait, pour contrer tout cela, un républicain d’une stature et d’une solidité à toute épreuve. On peut souhaiter que le processus des élections primaires permette d’en faire émerger un. Je pense que c’est possible. Je pense aussi que tous les dirigeants du mouvement conservateur américain doivent expliquer l’enjeu de 2012. Quand on voit ce qu’Obama aura accompli négativement en un seul mandat, on n’ose imaginer ce qu’il pourrait accomplir en disposant d’un deuxième mandat. Obama se promettait, lorsqu’il a été élu, de changer radicalement les États-Unis et le monde : il est en train de réaliser sa promesse.
S’il la réalise jusqu’au bout, les États-Unis auront beaucoup de mal à se relever, la liberté et la dignité humaine, partout sur la planète, seront dans une situation de reflux sans précédent depuis la Deuxième Guerre mondiale…


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Publié dans USA

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