« État palestinien » à l’ONU : instrumentalisation, mensonges dénis et non-dits… Par Schmuel Trigano

Publié le par danilette

Abbas onu 

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L’opération palestinienne de demande de reconnaissance d’un « État de Palestine » est un chef d’œuvre de manipulation du discours et des consciences. C’est une déclaration de guerre extrêmement astucieuse parce qu’elle s’énonce dans un discours victimaire, de surcroît en quête – très procédurière et formellement juridique – de « reconnaissance ». Quelle meilleure façon de séduire l’opinion que de toucher ce qui soucie le plus tout individu aujourd’hui : être « reconnu » par les autres en un âge de massification ?

L’Autorité palestinienne existe… grâce à Israël 

S’il y a une « Autorité Palestinienne », c’est bien parce qu’Israël lui a donné une existence par les Accords d’Oslo, après être allé chercher à 3000 km de là, à Tunis, une organisation terroriste, l’« Organisation de Libération de la Palestine », vaincue et pourchassée, pour mettre en son pouvoir des territoires, une police, une reconnaissance internationale qu’elle n’avait jamais eues auparavant.

Israël ne remettait pas en effet une terre occupée à son légitime propriétaire car il n’y a jamais eu, dans l’histoire, d’Etat de Palestine et la conscience d’être une nation – et pas une partie de la Oumma - est très récente chez les Palestiniens, congénitalement inséparable de leur confrontation avec Israël. Il n’y a pas eu, il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais de « Palestine » sans Israël. Comme la guerre de 1948 l’a démontré – sans que cela n’ait jamais gêné les Palestiniens ! -  l’Égypte et la Jordanie n’en feraient qu’une bouchée de pain.

Des frontières ?

De fait, avant 1967 – une guerre d’extermination lancée contre Israël – la Jordanie et l’Égypte occupaient par la violence ces territoires qu’ils avaient envahis. Avant eux dominait l’Empire britannique qui avait reçu un mandat de la Société des nations, et avant lui l’Empire ottoman.

Les frontières de 1967 sont juridiquement des lignes d’armistice temporaires, ce que consacre la résolution 242 qui proclame le droit d’Israël à des frontières sures et reconnues et ne réclame aucun retrait sur des frontières qui n’existent pas.

Alors pourquoi cette demande de reconnaissance ?

C’est un leurre destiné à tromper. Tout d’abord, en occultant le fait tellement évident que l’Autorité palestinienne n’existe que par la volonté d’Israël, jusque et y compris dans son emprise sur le terrain car, sans Tsahal, il y a belle lurette que le Hamas aurait pris le pouvoir !

Un leurre qui travestit la rupture évidente des accords d’Oslo (art. 9 interdisant toute décision unilatérale) qui ont donné naissance à l’AP. C’est en cela qu’il y a déclaration de guerre.

Un leurre qui induit  une guerre très originale qui, selon les dires  mêmes de Mahmoud Abbas,  instrumentalise le système international et embrigade les États du monde pour conduire la guerre contre Israël que les Palestiniens ne peuvent ni mener ni gagner. L’objectif est notamment de pouvoir attaquer Israël devant la Cour Pénale internationale pour des crimes contre l’humanité auxquels l’Autorité palestinienne cherchera à pousser Israël à travers l’instrumentalisation de masses de civils dans des événements sanglants dont elle a la pratique. L’objectif, c’est de faire de tous les Israéliens des parias d’une planète cynique, faussant mine de respecter une effigie du droit international.

De quelle reconnaissance s’agit-il en effet, alors que, par cette rupture, elle se nourrit d’une décision clairement proclamée d’une méconnaissance d’Israël comme Etat juif, juif comme on dit français, anglais, ou chinois. Israël n’a pas pour dénomination officielle « État juif », comme certains médias veulent bien le croire, mais « État d’Israël », pour comprendre en lui différentes origines. Il y a à la Knesset des partis qui se disent « arabes ». Il y a même un parti islamiste. Imaginez-vous en France un parti islamiste à l’Assemblée nationale ? Et pourtant c’est le cas en Israël. Le conseiller intime de Yasser Arafat était aussi député à la Knesset et l’est toujours. Accusé d’apartheid, Israël est l’un des rares peuples globaux du monde. On y trouve des populations de toutes origines, des Juifs africains aux Juifs aux yeux bridés !

Mais depuis la fin du XIX° siècle, et clairement dans la Charte de l’OLP, jamais abolie réglementairement, les Palestiniens refusent aux Juifs la qualité de peuple et de peuple ayant droit à l’autodétermination. Ce qui constitue une violation de la décision de l’ONU (résolution 181) qui, par 23 fois, emploie l’expression d’«État juif » dans la perspective de créer deux États, juif et arabe (pas « palestinien » car les Juifs étaient alors qualifiés de « Palestiniens »), dans le cadre de la Palestine mandataire qui comprenait le territoire de l’actuelle Jordanie, un État dont l’existence fut le résultat de la trahison du mandat de la SDN par l’empire britannique qui transmit l’État « arabe » qui aurait dû exister,  au shérif Hussein, de la dynastie hachémite et sans rapport avec la population arabe de la Palestine mandataire.

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      mise à jour 14h20

Publié dans Shmuel Trigano

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