Exclusif : les soldats de Tsahal en poste en Judee-Samarie brisent le silence

Publié le par danilette

Lire l'article en entier sur : haabir-haisraeli.over-blog.com traduit de l'article en hébreu

 

פלסטיני מיידה אבן ליד כוחות הביטחון

Les soldats qui servent en Judée-Samarie décrivent une réalite journaliere complexe qui n'a rien de juste ou d'injuste, de vrai ou de faux. A leurs yeux, c'est à ca que ressemble la troisième intifada.  

 

 

 

Ce genre de temoignages, rapportes par des soldats qui servent sur "la ligne" en Judee-Samarie ne sont pas uniques. Ces dernieres semaines, des dizaines de temoignages arrivent de la part de soldats qui servent en Judee-Samarie, reservistes ou appeles, quand ils rentrent en permission. Et ils racontent tous la meme chose : lors des dizaines, voire des centaines d'incidents de provocation de la part des palestiniens, ils jetent des pierres et des cocktails molotov sur les soldats. La reaction de Tsahal se traduit par le silence, l'ignorance, le repli et la fuite.

 

Ces temoignages sont reccueillis avec soin, ils sont croises avec d'autres et relies les uns aux autres. Les temoins representent une large fourchette de la population israelienne : des soldats de tout le pays, des laics et des religieux, des gens d'avis politiques differents, des gens de droite comme de gauche. Les soldats sont de secteurs et d'unites differentes. Le plus jeune a 19 ans et il fait son service obligatoire. Le plus age a 44 ans. Tous ont servi en Judee-Samarie durant ces derniers mois, et une partie d'entre-eux sont encore en train d'y faire une periode de reserve ou de faire leur service militaire obligatoire.

 

Tous les temoins parlent de cas ou ils etaient impliques directement, ou d'incidents auxquels ils ont assiste. Il ne s'agit pas de bruits ou d'histoires racontees. Quand il leur a ete demande de decrire ce qui leur est arrive, ils ont tous utilise les memes expressions : "honte", "humiliation", "castration" et "impuissance". Ils ont parle de situations ou ils ont du fuire devant les palestiniens, ou se cacher. "Nous sommes partis monter un barrage de controle, entre deux villages, a une heure du matin", raconte M. Il est chef de peloton, age de 28 ans, et est reserviste dans un regiment d'infanterie dans la region de Ramallah. "Apres quinze minutes passees sur le terrain nous avons commence a entendre des sifflets venant du village voisin", explique-t-il. "Nous avons compris qu'ils venaient pour troubler l'ordre. Nous etions 8 en tout et pour tout. J'etais le commandant. Je savais que cela prendrait du temps si je demandais des renforts, alors j'ai dis 'ca ne va pas'. Nous nous sommes replies de suite et nous sommes partis. Nous avons disparu, nous nous sommes enfuis. Je dis clairement le mot 'fuite'".

 

Qu'as-tu ressenti ?

"J'ai ete tres enerve. Je me suis senti vaincu. Mes soldats m'ont dit : nous fuyons encore ? C'est du defaitisme de la part de Tsahal. J'ai l'impression qu'on m'a amene la-bas que pour etre 'un soldat sur un jeu d'echec'. Me montrer et ne pas agir".

 

Il s'agit des meilleurs garcons, des meilleurs soldats, du 'melah haaretz'. M., par exemple, fait partie des excellents officiers. Il a ete forme a l'ecole de formation d'officiers n.1, et pendant son service, il a servi dans une unite combattante. Tous ces soldats ont du faire face, a leur detriment, a des situations impossibles. Les consignes d'ouverture du feu qui existent actuellement en Judee-Samarie sont floues, ambigues, incomprehensibles et peu claires. "Nous ne les comprenons pas" nous ont explique les dizaines de soldats avec lesquels nous nous sommes entretenus. D'ailleurs, aucun d'entre-eux n'a ces consignes sous la main.

 

Les soldats expliquent que l'on ne les laissent pas s'occuper des troubles de l'ordre, des jets de pierres et de cocktails molotov, alors que ce genre d'incident ne fait qu'augmenter ces derniers mois. "Tu te tiens la-bas comme un idiot et tu ne peux rien faire", raconte L., age de 25 ans, officier dans les blindes et qui a fini recemment son service dans Tsahal et qui etait base en Judee-Samarie. "La politique actuelle c'est la patience, on y met plein de mots differents mais c'est de la connerie. Nous sommes completement neutralises. Nous sommes des soldats avec une arme, cinq chargeurs, et nos mains sont attachees dans le dos. Nous ne sommes pas autorises a nous defendre de la maniere la plus basique. Qu'est-ce que ca veut dire ? Quelqu'un leve la main sur un soldat de Tsahal et il faut rester sur place et sourire ? Et pourtant c'est l'ambiance actuelle".

 

"Je suis d'accord avec la politique qui dit qu'il faut agir intelligemment et eviter la degradation", declare L., "mais il y a une grosse difference entre ca et la situation ou la vie des soldats est en jeu".

 

Ces dernieres semaines, des soldats du rang et des reservistes ont cree un nouveau groupe sur Facebook appele "Laissez Tsahal gagner" ("תנו לצה"ל לנצח"), dont le but est d'informer le grand public et d'arriver a faire des changements de facon consequente sur les consignes d'ouverture du feu. Les membres de ce groupe nous ont aide a obtenir d'autres temoignages et d'elargir notre champ de vision. "Notre honneur est bafoue", nous a-t-on repondu quand nous avons demande pourquoi ce groupe a ete cree. "Nous ne pouvons pas reagir, nous n'avons pas de moyens de dissuasion, nous n'avons pas les moyens d'etre une armee. Nous voulons que tout le monde le sache".

צילום: אי-פי-אי

 

 

 

Chaque reaction contre les palestiniens depend d'une liste de conditions (distance, age, actions, impressions, et ainsi de suite), qui donnent lieu a de longues discussions, des recherches d'alternatives, de nombreuses autorisations emanantes de differents officiers qui souvent ne sont pas sur le terrain. Dans de nombreux cas, par exemple, nous avons rapporte des cas de soldats blesses par des jets de pierres, mais aucune autorisation n'est arrivee. Il n'y a rien a faire. Les soldats parlent de peur, de repli, de perte de contact".

 

Les officiers superieurs pretendent qu'il n'y a pas de probleme avec les consignes d'ouverture du feu. Eux aussi sont d'accord pour dire qu'il y a un ecart entre les officiers et ce que comprennent et savent les soldats sur le terrain. Chez les grades qui encadrent les soldats, presque tout le monde est d'accord pour reconnaitre que la confusion regne souvent, ainsi que l'incomprehension et l'impuissance. Les soldats preferent ne pas repondre plutot que d'agir, de faire des erreurs et de se retrouver devant une enquete. "Tu reagis et tout de suite on te demande pourquoi", explique L. "Nous essayons de tout faire pour eviter le contact. Le vent a change, on evite d'agir. Notre sentiment, a nous les officiers sur le terrain, c'est que meme s'il y a possibilite d'agir, il faut eviter. Si tu agis, tu vas t'amener des interrogatoires et du bordel".

 

 

"Comme dit le commandant d'unite", cite L. en parlant du fait que toutes les actions de Tsahal en Judee-Samarie sont filmees par les palestiniens et les gauchistes, "une photo peut tout detruire". "C'est-a-dire, ne vous mettez pas dans ce genre de situation, ce serait dommage pour vous. Tout ira bien, a la fin, on finit tous notre service. Faites plutot un voyage en Amerique du Sud, promenez-vous et reposez-vous, ca ne vaut pas la peine de passer devant un tribunal".

 

Il y a deux semaines, un film a ete rendu public, il montre une unite de blindes au sud de Hebron et des palestiniens qui montent sur les jeeps et jettent des pierres. Les soldats ont decide de rester enfermes dans les jeeps. Aucun d'entre-eux n'est sorti des jeeps. Ce genre d'incident peut arriver, nous a-t-on raconte, a chaque soldat qui sert en Judee-Samarie.

 

Suite a cet incident, une enquete a ete ouverte, et celui qui va surement en payer le prix, comme toujours, sera apparemment le commandant de section, celui qui etait sur le terrain. "A chaque fois un officier de terrain est renvoye a la maison parce qu'il n'a pas respecte les consignes. Sauf que les consignes ne sont pas claires", declare M. en colere, lui l'excellent officier. "Je ne comprends pas les consignes d'ouverture du feu, et je ne suis pas le seul. C'est simple, a chaque fois, on coupe la tete de l'officier sur le terrain".

 

"Il faut peu de chose pour passer la ligne rouge", previent M. "quelqu'un finira par enlever un soldat, ou par tirer un des notres dans son vehicule".

 

C'est un voyage sur une autre planete, sur la planete de la troisieme intifada. Cette derniere, racontent les soldats dans leurs temoignages, a deja commence. Nous n'y avons pas fait attention. Pour des raisons de place, nous ne publions qu'une partie des temoignages, et des resumes. Les noms complets des temoins sont preserves car selon la loi militaire, il leur est interdit d'etre interviewes sans autorisation prealable.  Lire la suite


Je rajoute ces vidéos terrribles :

Remarquez la grosseur des pierres, les photographes et caméramen qui filment et les "Allah HouAkhbar" qui fusent !
 

Publié dans Israël

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Commenter cet article

jean vercors 26/05/2013 00:03


Merci d'avoir traduit cet artcile


je l'avais lu sur ISRAEL NATIONAL NEWS 


Le gouvernement Israelien doit donner plus de pouvoir aux defenseurs d'Israel


des images qui me rappelle malmoe ou stockholm en plaine judée


c'est inadmissible