Faire l'effort de comprendre la politique actuelle d'Israël, Jean-Pierre Bensimon

Publié le par danilette

Réponse à David Ruzié par Jean-Pierre Bensimon, pour Objectif-info, le 24 avril 2011
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M. David Ruzié a publié sur le site desinfos.com, sous le titre "Vers une reconnaissance inéluctable de l'Etat de Palestine", une contribution qui justifie quelques remarques.

M. Ruzié anticipe une reconnaissance de l'Etat de Palestine. Mais surtout, il s'attache à montrer que le gouvernement israélien porte "une part de responsabilité" dans le processus qui aura conduit à cette reconnaissance internationale. Il dénonce aussi les attitudes "d'alignement inconditionnel sur toutes les positions de son [celui d'Israël] gouvernement."

Rassurons tout d'abord M. Ruzié, nous n'avons pas l'intention de nous aligner inconditionnellement sur les positions quiconque. Mais avant de partager son point de vue sur "la part de responsabilité israélienne", nous devons quand même examiner ses arguments.

A qui imputer la rupture des négociations israélo-palestiniennes

Selon lui, c'est Benjamin Netanyahou qui a brisé les négociations en reprenant "les constructions dans les Territoires disputés". Faire porter à la partie israélienne la responsabilité de cette rupture est assez surprenant de la part d'un observateur en principe informé comme M. Ruzié.

Ignore-t-il que le moratoire sur les constructions, un geste de bonne volonté israélien, avait été décidé pour 10 mois? Que la partie palestinienne a noyé de poisson et refusé neuf mois durant de s'asseoir à une table de négociations? Qu'elle a inventé, comme si Israël était un pestiféré, un dispositif de "négociations indirectes" voué naturellement à l'échec?

Ignore-t-il que Mme Clinton a convoqué les deux parties à Washington pour le début septembre 2010, forçant la main à M. Abbas, figé dans le statut quo? Que le principe de ces négociations énoncé par Mme Clinton était l'absence de préalable et la mise sur le tapis de toutes les questions (donc celle des constructions dans les Territoires)?

Ignore-t-il que M. Abbas cherchait un prétexte pour rompre et que celui-ci a été immédiatement trouvé? Lier la poursuite des négociations à la poursuite du moratoire sur les constructions, introduisant ainsi une condition préalable, en violation du principe même des négociations convoquées par Hillary Clinton.

Cette condition préalable était-elle légitime?

En aucune manière. Depuis 1993 les Palestiniens ont toujours négocié avec les Israéliens sans conditions sur les constructions. M. Abbas a lui-même négocié longuement avec Ehoud Olmert sans requérir cette condition. De plus l'expérience historique a montré que constructions ou pas, Israël exécute les dispositions des accords qu'il signe. Suite à l'accord israélo-égyptien Israël a intégralement évacué le Sinaï y compris la ville importante de Yamit. Il a intégralement évacué le Liban en 2000, sous la surveillance de l'ONU. Il a intégralement évacué la Bande de Gaza comme il s'y était engagé de lui-même, sans prendre en compte le patrimoine immobilier de ses ressortissants ni ses synagogues.

M. Abbas ne courrait donc aucun risque de voir Israël tirer prétexte des constructions récentes pour refuser d'appliquer un plan de partage territorial.

Pourquoi donc s'est-il cramponné à la condition qu'il avait arbitrairement introduite? Pour deux raisons:

d'abord, il acculait ainsi la partie israélienne à l'humiliation, l'obligeant à céder devant sa volonté, sans motif ni débat. Entreprendre une négociation en s'inclinant devant une manœuvre d'intimidation c'est aller à Canossa, et il était légitime que le représentant d'Israël préserve la dignité de la nation qu'il incarne. Humilier Israël était au contraire pour Abbas une façon de garder quelque prestige dans les rangs de son parti et auprès de la rue palestinienne où il n'est pas aimé.

- la seconde raison, la plus essentielle, c'est que M. Abbas ne voulait absolument pas d'une négociation, quelle qu'elle soit, et qu'il lui fallait trouver un prétexte dont ses amis "automatique" arabes et européens ne lui tiendraient pas rigueur. En effet pour M. Abbas, négocier représente un danger littéralement existentiel. Il sait que si jamais sa signature apparaissait au bas d'un accord, il perdrait son statut politique et même la vie. Un accord aussi avantageux soit-il, reconnaissant Israël et la fin définitive de toute nouvelle revendication, suffirait à déclencher contre lui les foudres impitoyables du jihad. Il connait bien le sort funeste de l'ancien roi Abdallah de Jordanie et plus récemment celui d'Anouar Al Sadate qui se risquèrent jadis à ce genre de transaction. Par ailleurs, M. Abbas peut créer avec l'appui de ses amis arabes, sud-américains, asiatiques, et européens, une situation diplomatique très difficile pour Israël. Pourquoi s'en priver? Pourquoi ne pas exploiter à fond les faiblesses du président américain pour espérer obtenir sans négociations, sans engagements, sans compromis, sans renoncer au droit au retour, sans mettre un terme à l'état de guerre avec Israël, tout ce qu'il pourrait avoir au terme de dures négociations et même plus.

M. David Ruzié peut-il imaginer que l'obtention d'un Etat aux cotés d'Israël est en fait le pire cauchemar imaginable pour M. Abbas. La partie palestinienne a toujours refusé un tel Etat: en 1937, en 1947, en 2000 à Camp David, en 2001 à Taba et en 2008 dans le bureau de Ehoud Olmert qui venait de lui proposer "le plan le plus avantageux qu'aucun gouvernement israélien présenterait à l'avenir". La raison est toujours la même : surtout pas de souveraineté juive reconnue entre le Jourdain et la Méditerranée. Lire la suite


Publié dans Jean-Pierre Bensimon

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danilette 31/05/2011 22:34



"sur les citronniers qui ne m'appartiennent pas", alors là c'est plus que comique, ce sont les Israéliens qui ont mis les terres en valeur et ont réussi des merveilles en agriculture ! Je
conseille vivement à cette "Aziza" de retourner vivre en Algérie, c'est une excellente idée ! Elle sera très bien accueillie, je n'en doute absolument pas... Le seul état qui n'a pas de
constitution, on reconnait le délire palestinien... C'est aussi le seul état excepté les pays occidentaux où des arabes jouissent de la liberté !


 



Marcoroz 31/05/2011 16:41



La personne qui a écrit le premier commentaire ne peut pas être juive.



danilette 31/05/2011 22:20



Cher Marcoroz, merci pour tes commentaires, évidemment que cette "Aziza" ne peut pas être juive ou alors elle est complètement aliénée et détraquée qui sait avec qui elle est mariée, elle a
peut-être adopté le narratif délirant et mensonger de son mari ?


Je ne suis absolument pas une fan de Ruzié, je n'ai d'ailleurs jamais mis en ligne un de ses article, donc cela ne m'étonne pas de sa part !



Marcoroz 31/05/2011 16:39



David Ruzié est d'habitude bien mieux inspiré. Jusqu'ici, je trouvais ses analyses généralement pertinentes. Je suis extrêmement surpris - et déçu - par la teneur de l'article en question,
comme a dû l'être Jean-Pierre Bensimon.



aziza corniche 29/04/2011 13:55



le pire scénario, qui est celui de la logique est en marche. 


L'effondrement du mensonge mythe de la création d'Israel, le nazisme du sionisme, l'apartheid et les crimes "du seul état qui n'a pas de constitution" .... mais plus que tout, nous n'avons aucune
chance de vie si les arabes sont unis. et maintenant qu'ils le sont de plus en plus, et que la technologie, le savoir ont fait tomber nos alliés qui ne l'étaient que par la corruption.... que
devons nous faire?? que pouvons nous faire??


Ce n'est pas Abbas qui louvoyait, c'est nous et nous le savions. 


Moi qui suis à l'âge de voir mes petits enfants grandir, je ne cherche qu'un seul rêve; la paix. Cette paix n'est pas sur les terres volées, sur les citronniers qui ne m'appartiennent pas.. je
veux retourner à mes origines, dans cette Algérie arabe et Berbère. C'est là que mes racines sont. Je retourne je suis sure que cette horrible période parenthèse va se fermer. je me sens arabe
juive et cela je n'ai pas pu l'oublier, je n'ai pas pu m'en débarasser.