Fin de la mascarade palestinienne, Ygal Walt

Publié le par danilette

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4124501,00.html

La candidature de l'État palestinien est gênante et c'est la preuve de la décadence morale des Nations Unies

De nombreux experts ont déjà fait remarquer qu'il manque à l'Autorité Palestinienne les conditions minimales que l'on est en mesure d'attendre pour qu'un État puisse fonctionner. Les derniers développements et les révélations concernant la demande de l'Autorité Palestinienne soulignent à quel point cette candidature est embarrassante et dénuée de morale.

Dimanche, le dirigeant du Hamas, Ismaël Haniyeh, a rejeté violemment la candidature à l'ONU et a déclaré "qu'aucun dirigeant n'a le droit de jouer avec les droits des Palestiniens, ni de faire des concessions" . Ces mots soulignent le fait que M. Abbas ne représente, au mieux, que la moitié des Palestiniens, qu'il n'a aucun contrôle sur la bande de Gaza et qu'il continue à être un président sans aucune légalité puisque son mandat présidentiel a expiré il y a longtemps sans que de nouvelles élections aient eu lieu.

De qui Mahmoud Abbas est-il exactement le représentant ? Quelle peut bien être l'importance de son action, en admettant qu'elle en ait une, étant donné que le camp le plus fort à l'intérieur de la société palestinienne le rejette lui et son leadership ?

En attendant, le président palestinien a prouvé à nouveau qu'il est tout à fait incapable de faire les compromis nécessaires à l'obtention de la paix et d'un état, quand il a rejeté dimanche la reconnaissance d'Israël comme état juif. Son incapacité à accepter cette notion de base ne laisse aucun espoir d'issue pacifique.

Les derniers développements soulèvent des interrogations sur l'empressement de la plupart des pays du monde à soutenir la résolution palestinienne. Une interview du représentant israélien aux Nations Unies, Ron Prosor dans le journal Yedioth Ahronot révèle les motivations étrangères et choquantes qui se tiennent derrière le prochain vote à l'ONU.

Des menaces arabes

Dans une interview publiée le week-end dernier, l'ambassadeur Prosor révèle que de nombreux représentants à l'ONU voteront en faveur des Palestiniens à cause de manœuvres politiques internes afin de s'assurer une place dans les différents organes de l'ONU.

"Chacune de mes conversations suscite l'intérêt" dit Prosor dans l'interview. "Certains états sont d'accord avec chaque mot prononcé mais ils ont des candidats qui doivent être élus à des postes de l'ONU… "

"Dans mes rencontres avec de nombreux états, je remarque une approbation claire de notre position sur les négociations directes, puis on soulève la préoccupation des nominations et des rendez-vous au sein de l'ONU", dit-il. Plus on se rapproche du jour décisif, plus la campagne arabe de pression prend de l'ampleur. Ils ont menacé des états d'Afrique et d'Amérique du Sud. Ils les ont tout simplement menacés. Beaucoup de représentants à l'ONU me disent : "dans des circonstances différentes, nous aurions voté pour vous mais là, nous ne pouvons pas".

Bien que ces remarques suscitent l'exaspération et la colère, il faut garder à l'esprit que ce vote à l'ONU n'aura probablement que peu d'effet. Dimanche, l'ancien président Bill Clinton a affirmé que la réalité sur le terrain ne changerait pas après le vote et que les deux parties devraient retourner à la table des négociations. Alors pourquoi le monde s'emballe-t-il sur ce spectacle honteux ?

Les derniers événements prouvent que l'Organisation des Nations Unies tant décriée a atteint un point de non retour et ne peut plus être prise au sérieux plus longtemps. L'organisation mondiale créée avec tant de promesses à la suite de la seconde guerre mondiale, est devenue l'enceinte grotesque dans laquelle se dévoilent des intérêts politiques étriqués qui n'ont plus rien à voir avec la décence, la morale ou la vérité. Le temps est venu pour le monde de mettre fin à cette farce et de chercher une autre solution.

adapté par Danilette

© http://danilette.over-blog.com 

 

Publié dans Onu - Ong

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article