Forces armées israéliennes: la machine à entrepreneurs

Publié le par danilette

Article de Philippe Mercure  du site canadien La Presse des Affaires 
Philippe Mercure
Merci Philippe Mercure !
Philippe Mercure détient un baccalauréat et une maîtrise en génie physique de l'École Polytechnique de Montréal.
À la suite de l'obtention de la Bourse Fernand-Seguin en journalisme scientifique en 2003, il a combiné l'optoélectronique et le journalisme avant de se consacrer complètement à ce dernier.
Il a joint La Presse à l'été 2005 et écrit pour le cahier Affaires depuis le printemps 2006.

Avec sa voix posée et ses manières affables, Amikam Levanon a davantage
l'air d'un bon père de famille que d'un personnage du film Full Metal Jacket.
L'homme est pourtant l'un des rares citoyens de son pays à avoir gradué
de Talpiot - le programme d'élite le plus exigeant de toute l'armée israélienne.

Pourquoi aborder le sujet? Parce que malgré la controverse internationale
qu'elles soulèvent immanquablement, les forces armées israéliennes
demeurent l'un des plus puissants catalyseurs d'innovation et d'entreprenariat
du pays. 
Repéré dès l'école secondaire, le jeune Amikam est choisi pour joindre
la troisième cuvée de Talpiot. À l'époque, le programme forme 30 garçons
chaque année. Aujourd'hui, après 31 ans d'existence, il admet 50 jeunes par an,
autant garçons que filles
Pendant six ans, ceux qu'on appelle les «Talpions»
alternent les cours de sciences et d'informatique à l'apprentissage de la stratégie militaire.
«À travers ça, vous avez l'entraînement militaire, qui est aussi très difficile.
Cette fois pas intellectuellement, mais physiquement et psychologiquement
- vous dormez peu, vous vous entraînez fort», raconte M. Levanon.
Les Talpions sortent de l'armée avec le sentiment que rien n'est à leur épreuve.
«La grande force de Talpiot, c'est de former des généralistes, capables de
penser «hors de la boîte» et de s'attaquer à toutes sortes de problèmes»,
croit M. Levanon.
À sa sortie de l'armée, M. Levanon décroche un doctorat en génie à Tokyo,
puis fonde une entreprise qui met en contact des investisseurs asiatiques
et des entrepreneurs israéliens.
Il part ensuite rouler sa bosse en Europe,
puis revient pour prendre les rênes d'un incubateur technologique.
Aujourd'hui, il dirige une firme de capital-risque liée à la Israel Electric
Corporation, l'Hydro-Québec du pays, qui investit dans des entreprises
d'énergie renouvelable.
«Un concept qui n'existe pas ailleurs. Encore une fois, je crois que ça en dit
beaucoup sur l'innovation israélienne», lance-t-il.
Talpiot n'a formé qu'environ 650 gradués jusqu'à maintenant, mais ceux-ci jouent pratiquement tous des rôles-clés dans la société israélienne. Plusieurs fleurons technologiques, dont Compugen, Check Point ou NICE Systems, ont été fondés
par des Talpions. lire l'article en entier 
 



 

Publié dans Tikoun Olam

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