Il faut répondre avec fermeté au chantage palestinien

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par le professeur Efraim Inbar, BESA Center Perspectives Paper No. 241 6 avril 2014
Traduction: Jean-Pierre Bensimon

Quelle attitude Israël doit-il adopter face aux menaces des Palestiniens et à la multiplication de leurs exigences pour des négociations qui ne mènent nulle part?

En réponse à la dernière tentative des Palestiniens de pousser Israël dans les cordes, le gouvernement israélien doit cesser de leur faire des cadeaux pour qu'ils participent à des négociations de paix. Jérusalem doit plutôt rappeler aux Palestiniens, par de sévères contre-mesures, qu'il est la partie la plus forte des deux, et qu'Israël peut leur infliger plus de dommages qu'ils ne peuvent lui en causer. Il faut que les Palestiniens se pénètrent de la leçon qu'il est contre-productif pour eux de se fixer des objectifs politiques maximalistes.

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La semaine dernière, Mahmoud Abbas, le chef de l'Autorité palestinienne, a fait capoter les conversations de paix avec Israël organisées par les États-Unis. Il a donné une gifle à Washington en relançant une guerre diplomatique contre Israël par l'intermédiaire des institutions internationales.
Israël Unseen- Le processus de paix en quelques traits

Plusieurs leçons peuvent être tirées du tour emprunté par les événements. Premièrement, la rupture des négociations est le rappel d'une réalité tenace que beaucoup de gens préfèrent ignorer : l'écart entre les positions des deux parties est trop important pour être comblé même par la mise en oeuvre d'une diplomatie créative, même avec le soutien d'une superpuissance. Les Israéliens et les Palestiniens déploient toujours une formidable énergie quand il s'agit de combattre pour des choses qui sont importantes pour eux. La paix et la coexistence ne sont pas les objectifs les plus importants pour les deux sociétés qui s'affrontent.

La conclusion que l'on doit en tirer, c'est que les tentatives pour négocier une résolution du conflit entre les parties doivent faire place à une approche plus réaliste de la gestion de ce différend. Les intentions louables de la communauté internationale doivent s'exprimer dans des objectifs partiels atteignables, permettant de réduire au minimum les souffrances des deux parties, plutôt que poursuivre l'objectif d'une fin de conflit illusoire.

En même temps, Israël doit sérieusement se demander s'il est pertinent de continuer à s'aligner sur les préférences de la communauté internationale, visant à l'application du paradigme des deux États, quand les preuves s'accumulent que ce paradigme ne fonctionne pas. La tentative d'imposer une raison étatique au mouvement national palestinien dans l'espoir qu'une structure proto-étatique comme l'Autorité palestinienne puisse se comporter comme la Jordanie ou l'Égypte, est vaine. 

C'est l'inverse qui est vrai. L'Autorité palestinienne n'est pas parvenue à réussir le test principal de l'édification d'un État, l'instauration du monopole de l'usage de la force. Elle a perdu tout contrôle sur le territoire gouverné par le Hamas à Gaza, où des terroristes radicaux sont loin de construire un État avenant. Pire encore, l'Autorité palestinienne s'est transformée en une entité politique dictatoriale et corrompue, qui est loin de mériter l'aide des États éclairés. Plus important encore, elle éduque les enfants dans la haine des Juifs et propose l'attentat suicide comme modèle à la jeunesse palestinienne. Les chances de voir l'Autorité palestinienne se transformer en un État pacifique et responsable sont minces. Lire la suite 

Publié dans Jean-Pierre Bensimon

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