Ils recommencent, recommencons! par Léon Rozenbaum

Publié le par danilette

Je vous invite à lire cette analyse fondamentale
sur le site de Léon Rozenbaum : 

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De nouveau, les grands pays d'Occident prétendent s'insurger contre l'intention déclarée du Gouvernement Netanyahou de régulariser le statut de trois villages israéliens juifs en Judée et en Samarie sous le prétexte que ces installations seraient "contraires au droit international". Certains Etats ne se sont pas contentés de déclarations, mais ont même convoqué l'ambassadeur d'Israël pour lui signifier leur réprobation.


Il est grand temps de dénoncer une fois pour toutes, cette mauvaise foi si habituelle de l'Occident dont la mémoire est si sélective et les juristes si muets, dès qu'il s'agit de la reconnaissance des droits des Juifs, en faisant une référence frelatée au Droit International pour tenter de porter atteinte à la légitimité de l'installation de Juifs dans certaines régions de leur Patrie.

Le Peuple Juif peut aisément prouver la continuité de son peuplement du territoire qu'il dénomme :"Eretz-Israel" (la Terre d'Israël) depuis 3500 ans, en dépit des persécutions et vers lequel il a des siècles durant déployé efforts et prières pour y rétablir son indépendance perdue en 70 de l'ère commune après des siècles pendant lesquels s'y est épanouie la civilisation hébraïque.


Le monde Chrétien, imité par le monde musulman, appelle ce petit pays :"Palestine", du nom des "Philistins", peuple envahisseur venu de la mer à l'époque biblique et disparu depuis des siècles lors de la conquête de la Rome païenne. Les Romains avaient souhaité délibérément en attribuant au pays des Juifs le nom d'un peuple ennemi, comme ils l'avaient fait bien souvent pour d'autres peuples, non seulement humilier les Juifs, mais aussi, sans succès heureusement, effacer le nom d'Israël de la mémoire des hommes.


Or la Judée, la Samarie et la région de Gaza sont incontestablement incluses dans le territoire défini par le Traité de San Remo établi sous les auspices de la Société des Nations en 1923, qui a confié un mandat à la Grande-Bretagne pour assurer l'exécution concrète du droit enfin reconnu au Peuple d'Israël par les Nations, après la première guerre mondiale et la dislocation de l'Empire Ottoman, de se rétablir dans sa patrie historique. 
Le traité de San Remo est sans conteste non seulement créateur de droit international public, mais en outre, il constitue le socle et la base de tous les développements futurs pour l'application de ce droit à propos du conflit que les Arabes opposent à la souveraineté juive. 


Tous les juristes de bonne foi savent qu'il convient de distinguer soigneusement entre les décisions des organes de l'Organisation des Nations Unie qui a pris la suite de la Société des Nations après la seconde guerre mondiale, quant à la nature du droit international créé par ces décisions.


Les décisions de l'Assemblée Générale de l'ONU ne sont pas normalement créatrices de droit surtout si elles sont intitulées "Recommandations". Seules les décisions du Conseil de Sécurité de l'ONU lorsqu'elles sont obligatoires sont créatrices de droit international.


La décision de la Grande Bretagne de soustraire les 3/5 du territoire palestinien –la Transjordanie- à l'immigration juive constituait déjà une violation du mandat et donc du droit international.


La résolution No 181 de 1947 qui a préconisé la partage de la Palestine occidentale entre un Etat Juif, un Etat Arabe et un "corpus separatum", Jérusalem et Bethlehem, sous gouvernement international qui devait ultérieurement faire l'objet d'un referendum auprès des populations concernées à majorité juive, a été rejetée immédiatement tant par tous les Etats arabes que par les Arabes de Palestine. Les Juifs ont accepté cette résolution et en Mai 1948 proclamé la résurrection de la souveraineté juive.
Aussitôt, les armées de 7 Etats arabes ont attaqué l'Etat Juif à peine proclamé avec le soutien logistique de la Grande-Bretagne. Du point de vue du Droit International Public, tant cette agression caractérisée que le refus total du plan de partage et l'occupation de la Judée et la Samarie par la Jordanie et celle de Gaza par l'Egypte, ont entraîné des conséquences de droit. En particulier, la Résolution 181 devenait impraticable telle quelle, mais en aucun cas, cela ne portait atteinte au droit naturel du Peuple Juif de rétablir son indépendance nationale dans sa Patrie Historique. D'autant que la sanction de ce droit légitime n'avait été obtenue lors de la signature des accords d'armistice de Rhodes en 1949 que par la légitime défense du Peuple d'Israël lui-même, dans des conditions de courage exceptionnelles vu la disproportion des forces en présence.


Or, lorsqu'en 1967 une nouvelle tentative génocidaire avouée des armées arabes a été victorieusement contrebattue par l'Armée de Défense d'Israël, l'arrivée des forces israéliennes à Jérusalem-est, en Judée, en Samarie, à Gaza et dans le Sinaï, ne constituait en aucun cas une "acquisition de territoire par la force" prohibée par le Droit International mais la libération de territoires illégalement occupés par la Jordanie et l'Egypte.


La résolution 242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies est certes créatrice de droit international. Les Négociations entre les Etats membres du Conseil de sécurité ont été longues et difficiles. Elles se sont déroulées en Anglais. Le texte anglais prévoit l'établissement d'une paix juste et durable et la reconnaissance de tous les Etats de la région et leur droit à vivre en sécurité et à l'abri d'actes de force et également le retrait des forces armées israéliennes de territoires occupés durant le récent conflit. 


Il convient de se poser la question de savoir si cette résolution du Conseil de sécurité à elle seule, modifie la situation juridique, en termes de droit international public qui résultait de l'enchaînement des événements depuis le Traité de San Remo.


Pour commencer expliquons que la version française de la résolution qui stipulerait que la résolution préconise le "retrait des forces israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit" ne peut être considérée comme faisant foi. En effet en cas de divergences entre deux versions d'un texte juridique, la règle consiste à interroger l'intention du rédacteur. Or Lord CARADON, Ministre britannique des affaires étrangères de l’époque et principal rédacteur du document, ne laisse aucun doute sur ce point: il s'agit DE territoires, il n'était pas question après qu'Israël ait manqué disparaître dans une attaque massive et ait réussi à repousser les agresseurs de donner une prime à l'agression. 


Mais la rédaction même de la résolution et surtout la référence à l"inadmissibilité de l'acquisition de territoires par la force" est ambiguë quant à ses effets de droit: pourquoi ce principe obligerait-il l'Etat d'Israël seul et non les actes accomplis par la Jordanie et l'Egypte dix-neuf ans plus tôt? Si ce principe est vrai et obligatoire, il l'est pour tout le monde! En conséquence en vertu de ce principe même, La Judée, la Samarie, Gaza, le Sinaï et le Golan sont des territoires disputés et non "occupés" comme il a été répété à tort des milliards de fois. C'est bien la position adoptée par tous les Gouvernements israéliens de gauche et de droite depuis 1967. Et ce d'autant plus que le droit international public reconnaît le droit à un Etat de prendre le contrôle de régions qui servent de bases d'agression contre sa souveraineté. Or c'est bien le cas pour toutes ces régions précitées contre la souveraineté de l'Etat d'Israël.


La correspondance entre le Bey d'Egypte et la Sublime Porte ottomane, d'ailleurs rédigée en Français, est très instructive quant au régime juridique du Sinaï: Les Egyptiens qui se sont emparés de ce territoire ottoman en 1911 sur instruction des Britanniques qui souhaitaient surtout protéger leurs communications avec l'Inde et donc le Canal de Suez, l'ont considéré officiellement comme territoire militairement occupé et non comme partie intégrante de leur territoire et ce, jusqu'en 1967!
Or, il existe des règles de droit pour définir ce que l'on nomme la "succession d'Etat" pour déterminer lequel des deux Etats, d'Israël ou de l'Egypte, avait vocation à succéder à l'Etat Ottoman en tant que souverain du Sinaï. Il ne fait aucun doute qu'en vertu du principe d'effectivité reconnu notamment dans l'affaire des Minquiers et Ecrehous entre la France et la Grande-Bretagne en 1953 par la Cour Internationale de Justice, c'est l'Etat d'Israël qui avait plus que l'Egypte vocation à succéder à l'Etat Ottoman. La renonciation au Sinaï, à ses ressources en pétrole et surtout à sa profondeur stratégique en échange du Traité de paix de 1979, a donc constitué une concession majeure de l'Etat d'Israël.


Pour ce qui concerne tous les territoires de Palestine occidentale, entre le Jourdain et la mer, et sur le fondement du traité de San Remo, l'Etat souverain des Juifs qui, une fois encore, ne s'est pas emparé de portions de territoire appartenant de droit à un Etat quelconque, a vocation à installer sa population sur la base de la reconnaissance historique par les Nations de ses droits immémoriaux sur sa Patrie, sous réserve de ne pas porter atteinte aux droits des populations qui y ont élu domicile. Donc, tous les villages et toutes les villes juifs établis depuis 1967 dans ces régions le sont sur des Terres domaniales, appartenant à l'Etat et donc en conformité absolue au droit international.


Il y a quelque chose de profondément indécent de la part des puissances coloniales, Grande-Bretagne, France, Etats-Unis, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Belgique etc.. qui ont colonisé ou qui colonisent jusqu'aujourd'hui d'immenses "possessions" outremer, à dénommer ces villages juifs établis légalement dans la patrie enfin recouvrée, du nom infamant de "colonies". 


Les Accords d'Oslo qui ont sanctionné une reconnaissance respective de l'Etat Juif et d'une Autorité Palestinienne et obligent les parties à éliminer la violence dans leurs rapports réciproques n'on nullement mis en cause la légalité des villes et villages juifs de Judée et Samarie.
A propos de Jérusalem, l'insistance des Etats occidentaux a refuser la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur la ville, à l'est comme à l'ouest, en prétendant se fonder sur une résolution 181 de l'Assemblée Générale de l'ONU totalement obsolète a quelque chose de pathétique. La capitale d'Israël, le centre nerveux du Peuple d'Israël depuis plus de 3000 ans, compte aujourd'hui 700,000 habitants juifs et arabes. On est en droit de se demander, 64 ans après, où ces Etats démocratiques, supposés agir en conformité au droit, veulent vraiment en venir.


Que la propagande arabe et musulmane en Occident ait réussi à circonvenir des millions de personnes, cela ne fait aucun doute. Mais que tous ces Gouvernement qui connaissent la réalité historique et qui ont des juristes experts à leur service, continuent de faire semblant de croire qu'il n'existe pas un Etat arabe qui occupe les 3/5 du territoire de la Palestine mandataire, qui ne voient pas que les citoyens Arabes votent avec leurs pieds en quittant massivement par milliers l'Autorité Palestinienne pour la Jérusalem réunifiée sous juridiction israélienne, que le seul Etat du Proche-Orient où la population chrétienne ne diminue pas mais au contraire progresse, est l'Etat d'Israël, qui font semblant d'ignorer que n'a jamais existé une entité politique ou nationale palestinienne arabe, que Jérusalem dans toute sa longue histoire, n'a jamais été que la capitale d'un seul peuple, le Peuple d'Israël, se rendent-ils compte qu'ils contribuent à l'entreprise forcenée de tentative de sape de la légitimité de l'Etat juif souverain?


L’attitude des Arabes palestiniens depuis 1993 est elle encore plus problématique : l’essentiel des ressources qu’ils mobilisent sont tournées soit vers l’acquisition d’armes et d’explosifs soit vers une propagande effrénée destinée à miner la légitimité de l’Etat d’Israël. En bref, ils nous haïssent plus qu’ils ne s’aiment eux-mêmes et surtout qu’ils n’aiment leurs propres enfants. Ils ont systématiquement refusé toute stabilisation, même temporaire avec l’Etat juif souverain et continuent de le faire. Par contre ils déploient d’immenses efforts pour jouer sur les mythes antisémites si prégnants dans le monde musulman et dans le monde occidental d’inspiration chrétienne. 


12 millions de Juifs vivent actuellement dans le monde dont la moitié en Israël. Contrairement à ce que beaucoup d’Israéliens croient aujourd’hui, le mouvement de renaissance et de libération nationale du Peuple Juif, le Sionisme, n’a pas réalisé son programme, celui de rassembler une majorité significative du Peuple d’Israël dans sa Patrie historique.


Même si les pionniers de 1880 et ceux de 1948 ne croiraient pas leurs yeux devant les réalisations actuelles du Sionisme, la montée invraisemblable de la haine des Juifs de notre temps, et surtout les atteintes réelles à la légitimité de l’Etat d’Israël dans l’opinion mondiale à une échelle inconnue jusqu’alors, continuent de jeter un défi colossal à la jeunesse juive de par le monde. Nous, les sionistes réalisateurs, qui avons quitté des pays développés en un temps où la vie juive diasporique était relativement sereine et confortable, ne pouvons qu’encourager cette jeunesse à rallier l’Etat juif souverain au plus vite.


Ces jeunes hommes et femmes de notre peuple pourront participer à une aventure pleine de défis et d’épines mais aussi d’une exaltante signification historique, politique, religieuse et spirituelle. Les jeunes Juifs peuvent quitter les eaux dormantes pour les eaux vives, cela dépend d’abord d’eux-mêmes.


Le paradoxe le plus surprenant est que l’Alyah, la montée, l’installation des Juifs en Israël, qui se présente aujourd’hui comme une aventure individuelle est en réalité une aventure collective qui vous relie non seulement à une incroyable diversité de communautés, mais par delà le temps, à des générations de Juifs qui sous l’écorce de l’identité exilique d’emprunt ont exigé de retrouver leur identité hébraïque profonde sur le sol du Pays que le poète Edmond Fleg désignait comme «la Terre que D.ieu habite ».

Léon Rozenbaum

 

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