Israël affronte l'Iran... aux échecs

Publié le par danilette

 

Après la guerre du Houmous avec le Liban, l'Etat hébreu lance les défis sur un autre terrain : les échecs. L'Israélien Alik Gershon a tenté de briser le record du monde du plus grand nombre d'adversaires simultanés en jouant contre plusieurs centaines de personnes au Kikar Rabin de Tel-Aviv, jeudi. Le record est actuellement détenu par l'Iranien Morteza Mahjoob.

Le défi de Gershon a commencé à 7 heures du matin et devait s'achever à l'aube, vendredi.

Mahjoob s'est distingué en remportant 397 jeux d'échecs contre un total de 500 personnes. Pour dépasser le score iranien, Gershon devait vaincre au moins 80 % de ses adversaires, tous des joueurs chevronnés de la Fédération israélienne d'Echecs.

Honneur à l'aliya d'ex-URSS

Sponsorisé par l'Agence juive et la Fédération israélienne d'Echecs, ce challenge s'inscrivait dans le cadre d'un événement destiné à honorer les contributions apportées par les immigrants israéliens originaires d'ex-Union soviétique. Natan Sharansky, à la tête de l'Agence juive et lui-même un grand amateur d'échecs, a autrefois battu le grand Gary Kasparov lors d'une partie légendaire. Pour lui, l'événement de jeudi était d'une portée hautement symbolique : "L'aliya de l'ex-URSS a beaucoup contribué au renforcement de l'Etat d'Israël ainsi qu'à une certaine prise de pouvoir de la société israélienne dans les domaines de la finance, de l'éducation, des sciences, de la culture et, bien sûr, du sport", a-t-il déclaré. "Il n'y a pas de meilleure façon d'exprimer cette contribution qu'en remportant la troisième place aux championnats du monde d'échecs."

Né à Dnipropetrovsk, en Ukraine, Alik Gershon, 30 ans, a immigré en Israël avec sa famille en 1990. Enfant, le jeune prodige remporte la première place à un tournoi international en 1994. En 2000, il gagne le championnat israélien.

Mais attention, l'art des échecs à plusieurs adversaires n'est pas seulement une question d'agilité intellectuelle. Il s'agit aussi de posséder des qualités d'endurance de base. Morteza Mahjoob avait suivi deux semaines d'entraînement physique intense avant d'affronter ses 500 adversaires. Le match iranien avait duré 18 heures.

Selon Yigal Lotam, directeur exécutif de la Fédération israélienne d'Echecs, la popularité du jeu est en pleine croissance. "Quatre fois plus d'enfants jouent aujourd'hui aux échecs qu'il y a trois ou quatre ans", dit-il. Lotam espérait développer un intérêt pour ce jeu dans tous les foyers israéliens, grâce au tournoi de jeudi. "C'est l'occasion d'attirer l'attention sur le jeu d'échecs auprès du public israélien et de prouver qu'il s'agit d'un véritable sport national", estime, de son côté, Aviv Bushinsky, président de la Fédération. "Cela prouvera également qu'Israël est une super-puissance... au moins aux échecs."

Publié dans Iran

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