Israël fait le pari d’un « printemps perse » en Iran, Pascal Lacorie

Publié le par danilette

Avigdor Lieberman, le chef de la diplomatie israélienne, juge que les sanctions économiques imposées au régime des Mollahs vont entraîner une forte contestation du pouvoir en place et provoquer l’arrêt du développement de son programme nucléaire militaire. Jeudi, à la tribune de l’Onu, le Premier ministre a demandé à la communauté internationale de tracer une ligne rouge que l’Iran ne doit pas franchir sous peine d’être bombardé.


Le régime iranien va subir « d'ici un an » une vague de contestation d'une intensité comparable à celle qui a submergé les pays arabes : tel est le pari qu'Avigdor Lieberman, le chef de la diplomatie israélienne, est désormais prêt à prendre. Détail important : pour la première fois, un responsable de l'Etat hébreu a ainsi admis l'efficacité des sanctions internationales imposées à l'Iran pour contraindre ce pays à renoncer à son programme nucléaire. Jusqu'à présent, Israël n'avait cessé de brandir la menace d'une attaque militaire en expliquant que les pressions économiques étaient inefficaces contrairement à ce qu'affirmaient les Etats-Unis et l'Union Européenne.

Chute des exportations de 50% de pétrole iranien

« Les dégâts provoqués par les sanctions sont dramatiques», admet désormais un rapport interne du ministère israélien des Affaires étrangères. Un constat qui exprime l'espoir d' une déstabilisation du régime iranien sur le modèle du « printemps arabe » par une population que la vie chère et les pénuries de toutes sortes poussent à bout.

Sur le terrain, la situation semble effectivement propice à une révolte générale.


Article complet sur  latribune.fr     via http://www.ragazounews.ca

Article lié :

Publié dans Iran

Commenter cet article