Israël sous la menace

Publié le par danilette

Cette foi-ci Israël a fait savoir clairement, à travers les déclarations du premier ministre Benjamin Netanyahou, du ministre de la défense Moshé Ya'alon et du chef d'état-major de l'armée le général Benny Gantz, que ce pays et ce peuple ne seront pas des pions dans les guerres déclenchées par d'autres pays.

 

« Si Damas est attaqué, Tel-Aviv brûlera, » a fulminé un haut responsable syrien cette semaine. Face à de telles déclarations, Israël ne peut pas considérer l'escalade de la situation dans le nord avec la sérénité d'un observateur détaché. On ne peut pas être passif quand une coterie de puissances maléfiques hurlent des menaces de mort au visage d'Israël dans le contexte d'un affrontement où il n'est nullement impliqué.


Dans un monde plus équitable un comportement de ce genre aurait dû à lui seul perturber la communauté internationale. Mais il est bien illusoire d'attendre la moindre impartialité si c'est Israël qui est impliqué.
 
Les philippiques anti-israéliennes en provenance de Damas, de Téhéran ou du bastion du Hezbollah au Liban ne semblent pas avoir beaucoup dérangé les hommes d'État étrangers ni leurs opinions publiques arrogantes, si prompts à condamner Israël pour tout prétendu faux-pas, ce qui est assez remarquable.
 
De plus, les allusions voilées de Moscou sur les répercussions gravissimes pour la région toute entière d'une attaque éventuelle des Américains contre le régime de Assad sont des menaces indirectes de punition adressées à Israël.

 
Pendant ce temps, les spécialistes israéliens confrontent des hypothèses savantes pour savoir si nous sommes vulnérables, si Bachar Assad a intérêt ou non à nous attaquer, si nous devons riposter et comment.

Ces bavardages sont superflus pour la plupart. Indépendamment de ce qu'il va arriver, tous les Israéliens doivent être profondément troublés par la grande indifférence de l'étranger pour notre sort - alors que l'on ne peut nous faire aucun reproche en ce qui concerne le conflit syrien. Le seul fait qu'un pays voisin puisse être pris en otage pour des événements sur lesquels il n'a aucun contrôle devrait choquer l'opinion mondiale. Mais il n'en est rien.

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Publié dans Jean-Pierre Bensimon

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