L'UNESCO n'est pas antisémite, elle veut juste effacer l'histoire juive, Guy Millière

Publié le par danilette

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L’UNESCO est une métastase de l’Organisation des Nations Unies chargée de la science, de l’éducation et de la culture. Il n’y a donc rien à en attendre, sinon le pire dans ces divers domaines. Les Etats-Unis, sous Ronald Reagan, s’en étaient retirés pour ne pas continuer à cautionner une institution soviétiforme, et ne pas avoir à financer des actions de propagande. Ils y sont ensuite revenus, ce qui n’a pas été la décision la plus judicieuse prise par les dirigeants du pays.


Depuis 2002, l’institution organise une journée de la philosophie chaque année. Cela pourrait n’avoir aucune importance, et cela n’en a d’ailleurs aucune. Cela sert à payer des gens qui n’ont rien à dire, pour qu’ils parlent à d’autres gens qui n’ont rien à dire. La bureaucrate qui a eu cette géniale idée, et l’a portée aux fins de se donner un rôle avantageux, a parlé de dialogue, de liberté, de dignité humaine, autrement dit, utilisé des mots qui sonnent bien et dont la signification est aisément réversible.


Comme s’il s’agissait pour l’institution de montrer qu’elle n’a vraiment aucun scrupule, il a été décidé que cette année, la journée de la philosophie serait organisée à Téhéran. Certains s’en sont scandalisés. Comment, ont-ils dit, parler de liberté dans un pays où la liberté est sans cesse bafouée ? Comment parler de dignité humaine dans une ville où siègent des dirigeants qui énoncent des intentions génocidaires ?


Pour ce qui me concerne, ce qui me paraît scandaleux est l’existence de l’UNESCO, l’argent qui s’y trouve gaspillé, la prétention ubuesque d’organiser une « journée de la philosophie » : qu’ensuite, on envisage d’aller philosopher à l’ombre d’Ahmadinejad et de Khamenei ne me semble pas plus grotesque que d’aller, par exemple, parler de liberté avec Fidel Castro ou de démocratie avec Kim Jong Il. Un philosophe allemand dont le nom m’est sorti de la tête et dont la pensée est très oubliable, a déclaré à cette occasion dans le New York Times, qu’il avait des « réserves » à l’idée d’aller parler dans la république islamique, mais qu’il avait aussi des « réserves » à l’idée d’aller parler en Israël : à sa place je n’aurais aucune réserve à l’idée d’aller parler dans la république islamique, et je montrerais même mes propos sur Israël pour me faire offrir un billet en première classe. J’insisterais même sur le fait que je suis allemand, et que si l’Allemagne n’avait pas été vaincue, il n’y aurait ni Israël ni problème juif. Avec cela, je serais invité à philosopher tout seul des jours entiers avec d’autres antisémites.  suite de l'article


Publié dans Onu - Ong, Guy Millière

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