L'abandon des Chrétiens persécutés, Guy Millière

Publié le par danilette

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Nous sommes censés vivre en Europe dans des pays chrétiens. C’est, il est vrai, de moins en moins le cas : chacun sait que les églises se vident et que, dans certains pays européens, on envisage de les transformer en mosquées. Il n’empêche : je constate une indifférence presque totale au sort des Chrétiens dans les pays du monde où ils sont persécutés, et tout particulièrement en terre d’islam.

 

Au Liban, la population maronite est désormais minoritaire et en situation de soumission : elle ne représente plus que 35 % du peuple libanais, et le chiffre diminue année après année. En Turquie, le nombre de Chrétiens est passé, en cinq décennies, de deux millions à moins de cent mille. En Égypte, ce que d’aucuns appellent encore la « révolution » a débouché sur une vague d’islam radical qui fait redoubler les harcèlements subis par les Coptes. En Syrie, où Bashar El Assad fait tirer dans la foule, les Chrétiens représentaient encore près de la moitié de la population au début du XXe siècle ; on estime que ceux qui restent ne sont plus que 4 % de la population.

La situation que je décris est la même en Jordanie, en Irak, dans la partie de la Judée-Samarie occupée par l’Autorité palestinienne… Fait très symbolique, la ville de Bethléem ne compte plus aujourd’hui que quelques centaines de familles chrétiennes. En Afrique subsaharienne, les Chrétiens sont partout menacés, parfois massacrés par centaines, en Côte d’Ivoire, au Nigeria voisin, ou plus à l’Est, au Soudan. Le seul pays de toute la vaste région qui va du Pakistan au Maroc où le nombre de Chrétiens a augmenté ces dernières années est Israël.

Faut-il parler d’indifférence ? S’agit-il d’autre chose ? Les représentants des communautés chrétiennes d’Orient et d’Afrique du Nord et des pays en voie d’islamisation de l’Afri­que subsaharienne adoptent parfois un discours de complaisance, disent qu’ils s’entendent fort bien avec les diverses composantes de l’islam, que des valeurs « communes » aux Chrétiens et aux Musulmans existent.

Ce discours, je le crains, n’épargne aucune vie et ne change strictement rien à la réalité à venir.

Si la tendance actuelle se poursuit, après s’être épuré religieusement de quasiment toute présence juive, hors l’existence d’Israël (que le monde musulman tout entier rêve de détruire), le monde musulman sera épuré de toute présence chrétienne. Et les lieux qu’on appelle « terre sainte » seront des lieux quasiment sans chrétiens.

Nous sommes censés vivre dans des pays chrétiens, disais-je. C’est de moins en moins le cas. Les églises se vident. Le nombre de Musulmans en Europe s’accroît. L’intégration ne se fait plus vraiment. Une indifférence au sort des Chrétiens persécutés règne. Et, pire encore, au discours de complaisance tenu par les représentants des communautés chrétiennes persécutées s’ajoute graduellement un discours de complaisance en Europe même. On ne parle presque pas des Chrétiens persécutés. On évite le sujet. Les organisations « antiracistes » préfèrent parler d’« islamophobie ». Les Musulmans sont présentés comme une minorité persécutée en Europe. Certains osent même comparer le sort des Musulmans en Europe avec le sort des Juifs au temps où l’antisémitisme régnait sur ce continent.

Il existe 57 pays musulmans dans le monde, et ceux-ci dans quelques décennies seront vraisemblablement vidés de toute présence chrétienne. Les pays d’Europe se déchristianisent et s’islamisent. Le seul pays du Proche-Orient qui constitue un refuge pour les Chrétiens est le seul pays où les Musulmans sont minoritaires et, aussi, le seul État du peuple juif.

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Publié dans Terrorisme - Djihad

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