L'AFP s'embrouille dans son info très gênante pour tous les amis flottillards du Hamas !

Publié le par danilette

Voici l'info de l'AFP :
Le Hamas a exécuté mardi deux Palestiniens jugés coupables de "collaboration" avec Israël, a indiqué un communiqué du ministère de l'Intérieur du mouvement islamiste au pouvoir à Gaza. "Le 29 novembre 2004, un tribunal de première instance à Gaza a condamné les accusés à mort par pendaison, et la Cour de cassation a rejeté leur appel contre ce verdict le 14 juillet 2011", a indiqué ce communiqué. 

*L'AFP, visiblement gênée par cette info essaye de la minimiser et s'embrouille ! C'est loin d'être la première fois qu'une peine capitale est appliquée à Gaza !!! Mais la justice est généralement plus expéditive :  les éxécutions sommaires sont monnaie courante !!!


Il a identifié les deux hommes par leurs initiales, M.A.Q. et R.A.Q., sans préciser leur âge.
Toujours selon le communiqué, les deux hommes ont été reconnus coupables de meurtre, tentative de meurtre, et "contacts avec des éléments sécuritaires étrangers hostiles et nuisant aux intérêts nationaux".
Ils ont aussi été reconnus coupables de "nuire au moral et à l'esprit de résistance" des Palestiniens.
Selon la loi palestinienne, les Palestiniens jugés coupables de "collaboration" avec Israël, meurtre ou trafic de drogue, sont passibles de la peine capitale.
L'application de la sentence doit être approuvée par le président palestinien Mahmoud Abbas, mais le Hamas ne reconnaît pas la légitimité de ce dernier, son mandat de quatre ans étant échu depuis 2009.
Le mouvement Fatah de M. Abbas ne contrôle plus que la Cisjordanie après avoir été chassé par le Hamas de Gaza au terme de combats sanglants, après dix-huit mois de coexistence houleuse au pouvoir.
C'est la deuxième fois cette année que le Hamas procède à des exécutions pour "collaboration" avec Israël.
En mai, un homme identifié sous les initiales A.S. a été abattu par les balles d'un peloton d'exécution, après avoir été jugé un mois plus tôt coupable de "collaboration" avec Israël.
En avril 2010, les autorités relevant du Hamas avaient fusillé deux Palestiniens condamnés à mort par un tribunal militaire pour collaboration avec Israël, malgré les protestations des associations de défense des droits de l'Homme.
*C'était la première fois que le Hamas, qui a pris de force le pouvoir à Gaza en juin 2007 aux dépens du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, appliquait des peines capitales prononcées par la justice.
Amnesty International avait dénoncé "une mesure extrêmement rétrograde", "déplorant des procédures militaires injustes". L'organisation a aussi exprimé "sa profonde inquiétude à propos des autres Palestiniens condamnés à mort par des tribunaux militaires à Gaza".
Selon des ONG à Gaza, 15 autres Palestiniens ont été condamnés à mort dans ce territoire palestinien ces deux dernières années pour collaboration avec Israël. 

 


REUTERS
GAZA (Reuters) - Le gouvernement du Hamas a procédé mardi à l'exécution de deux hommes accusés d'espionnage au profit d'Israël sans demander l'accord du président Mahmoud Abbas, comme la loi palestinienne le prévoit.

 Selon le Hamas, les deux hommes, un père et son fils, ont avoué avoir fourni des informations qui ont permis à Israël d'éliminer plusieurs militants palestiniens, dont l'ancien chef du Hamas Abdelaziz al Rantissi, tué en 2004 par une frappe aérienne.L'appel interjeté par les deux hommes avait été rejeté par la justice.Les organisations des droits de l'homme critiquent ces exécutions, qui requièrent selon la loi le feu vert du président palestinien.La peine de mort est en vigueur dans les territoires occupés, mais elle n'est de facto plus appliquée en Cisjordanie, Mahmoud Abbas ne signant plus les décrets d'exécution.
Trois Gazaouis ont été exécutés par le Hamas depuis le début de l'année, et cinq en 2010. La plupart ont été fusillés pour espionnage.
Le Hamas, qui s'est emparé du pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, et le Fatah de Mahmoud Abbas ont signé un accord de réconciliation en mai au Caire, mais son application bute sur la composition du futur gouvernement d'union nationale.
Nidal al Moughrabi, Tangi Salaün pour le service français, édité par Gilles Trequesser


PEINE DE MORT-PALESTINE Le Hamas est prêt pour l'exécution de neuf Palestiniens http://www.ipsnouvelles.be/print.php?idnews=10610

 

RAMALLAH, 07 avril (IPS) - Neuf Palestiniens à Gaza auront prochainement une balle dans la tête ou la corde au cou pour trahison et collaboration avec l’Etat d’Israël. C'est ce que les autorités officielles du Hamas ont annoncé cette semaine. 

 La plupart des condamnés à mort sont membres du mouvement Fatah au pouvoir en Cisjordanie. Les peines ont été prononcées soit au début de cette année, soit l’année passée, mais elles doivent être exécutées d’après le ministre de l'Intérieur, Fathi Hammad, très prochainement contre ces "agents d'Israël condamnés à mort, indépendamment de la position des organisations des droits de l'Homme qui s’y opposent". 

 Durant la période mentionnée, un total de dix-sept personnes ont été condamnées à mort, certains par contumace, pour divers crimes. Dans la bande de Gaza, 42 infractions différentes sont punies par la peine de mort. 

Violation 

"La peine de mort est un traitement inhumain et les sentences des tribunaux militaires violent le principe de procès équitable", a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié lundi dernier. 

Les tribunaux civils à Gaza peuvent prononcer des condamnations à mort depuis l'époque britannique, mais les tribunaux militaires basent leur compétence sur le code pénal révolutionnaire de l'OLP datant de 1979. Un code qui n'a jamais été ratifié par le Conseil législatif depuis la guerre civile entre le Fatah et le Hamas en 2007. 

Approbation nécessaire 

Le président Mahmoud Abbas doit encore formellement approuver la peine de mort mais selon le Hamas, il n’est plus légitime au pouvoir depuis que son mandat a expiré l'an dernier et que les élections ont été reportées. Le mouvement islamiste se déclare occupé avec son propre comité juridique qui devrait ratifier les condamnations à mort, en dépit du fait que le procureur général de la cour militaire a demandé à ce que les verdicts soient exécutés cette semaine. 

Selon Human Rights Watch, ce sont surtout des procès politiques : "Ce n'est pas juste et pas du tout transparent", a déclaré le porte-parole de l’organisation Bill Van Esveld. "C’est un problème de faire condamner des civils par un tribunal militaire. En outre, les aveux obtenus l’ont été sous la contrainte", affirme l’un des avocats. 

Samir Awad de l'Université de Birzeit, près de Ramallah, estime que l'Autorité palestinienne en Cisjordanie doit négocier avec le Hamas. L'Autorité palestinienne a fait toutefois savoir que seuls les Etats arabes peuvent exercer une pression efficace sur le Hamas. S'ils ne le font pas, l'exécution des neuf personnes ne pourra plus être évitée. 


Le Hamas mis à l'index  Dans un rapport publié lundi, Human Rights Watch demande au Hamas, qui détient le pouvoir dans la bande de Gaza, de mettre un terme aux exécutions de Palestiniens soupçonnés de collaborer avec Israël et aux agressions contre les opposants politiques.

 

Selon l'ONG, 32 Palestiniens suspectés de collaboration avec Israël ont été tués et des dizaines ont été mutilés depuis la récente offensive israélienne à Gaza.

Human Rights Watch, établie à New York, s'alarme des « arrestations arbitraires, des tortures, des mutilations par balle et des exécutions extrajudiciaires ».

Le rapport de 26 pages se base sur des récits de témoins, de victimes et des rapports d'ONG palestiniennes.

L'ONG précise que 18 personnes ont été exécutées durant l'offensive et 14 autres tuées après la fin de l'attaque israélienne.

La plupart des 18 tués pendant la guerre sont des détenus qui s'étaient enfuis de la prison centrale au moment d'un bombardement par l'armée de l'air israélienne, et qui ont été pourchassés, selon le rapport.

Par ailleurs, il fait état de 49 personnes blessées aux jambes par des tirs d'individus masqués alors que 73 hommes, roués de coups, ont eu les jambes ou les bras brisés.

Le rapport de l'ONG note que les victimes sont notamment des membres des services de sécurité du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas, qui avaient été les cibles de violences lors de la prise du pouvoir du Hamas à Gaza en juin 2007.

Le rapport met aussi en cause le comportement du Fatah en Cisjordanie occupée, faisant état de témoignages de « 31 Palestiniens qui se sont plaints d'avoir été torturés par les services de sécurité du Fatah ».

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse


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