L'Agenda du Vatican, par Joel Bainerman

Publié le par danilette

http://www.joelbainerman.com/articles/vatican.asp

 par Joel Bainerman 

Les Israéliens n'ont probablement jamais beaucoup réfléchi à ce que l'Église Romaine Catholique, le Vatican, pense au sujet de la Théologie de la Fin des Temps. Les Juifs eux, n’accordent pas trop d'importance à ce qui va se passer quand les événements de Gog et Magog arriveront. Les Juifs ne font pas trop de spéculation sur "le monde à venir" mais sont plutôt fermement implantés dans la réalité, ce qui est bien.

Cependant ce qui est important, ce n’est pas ce que les Juifs pensent mais ce que le Vatican croit et pourquoi il le croit. Le judaïsme et la pensée juive moderne écartent simplement les principes de base du catholicisme et ne daignent même pas aborder les questions principales qui fondent "les réclamations théologiques Catholiques".

Au lieu de nous intéresser sérieusement à ces croyances, nous avons tendance à la moquerie quand nous voyons ces images de rituels obscurs et de cérémonies et nous pensons que toute cette religion est proche du paganisme avec "ses hosties saintes" et "son aspergement d'eau bénite" sur la tête des gens. L'important ce n'est pas cela mais ce que les catholiques croient et ce qu'ils planifient de faire pour que leurs croyances deviennent une réalité.

Les Israéliens et les Juifs ne comprennent pas l’institution du Vatican. L'opinion communément admise transmise par les porte-parole israéliens du gouvernement et par les médias israéliens est que : "les deux parties sont animées de grandes intentions positives". Quand on en arrive aux affaires bilatérales, rien n'est beaucoup examiné par les médias israéliens. Ainsi une transaction secrète pourrait être faite entre le Vatican et l'État d’Israël et personne en Israël ne le découvrirait jamais.

En fait c'est exactement ce qu'est en train de se passer.

Cet essai veut vous informer sur le contexte de cette transaction, aussi bien que sur les intentions du Vatican concernant Israël et la Vieille Ville de Jérusalem. Il révèle quels sont les politiciens israéliens qui ont pris certains engagements vis-à-vis du Vatican à propos du problème de la souveraineté de la vieille ville de Jérusalem. Ces négociations et ces rencontres ont toutes été effectuées dans le secret. Pendant la période de1992 à l995, les Accords d'Oslo retenaient toute l'attention du public. Oslo à jeté de la poudre aux yeux mais les vrais enjeux avaient lieu avec le Vatican. Oslo semble être juste une couverture, ou si vous voulez une diversion.

Que veut le Vatican ?

L'intérêt du Vatican ne se limite pas à l'accès de ses Lieux saints à Jérusalem. Conformément à la loi israélienne, il existe déjà un statut juridique et légal pour les institutions et actifs du Vatican à Jérusalem. En plus quand ces lieux saints étaient sous la juridiction des Jordaniens de l948 à l967, aucun Pape n'a exigé "l'internationalisation de Jérusalem".

Le Vatican veut quelque chose d'autre. L'Église Catholique Romaine a besoin qu'une certaine version des événements joue en sa faveur pour pouvoir se lever devant l'humanité et proclamer : "notre Messie est revenu". Bien sûr pour les Juifs ce Messie sera aussi faux que le premier l'a été. C'est important. C'est le but du Vatican et c'est de quoi tous les Israéliens devraient s'inquiéter.

La version des événements par le Vatican :

Il s'agit d'une force très puissante qui a l'intention de prendre le contrôle de la Vieille Ville de Jérusalem alors il vaut mieux que vous sachiez pourquoi et comment le Vatican a l'intention de procéder. Une fois que vous aurez tous les faits ainsi que leur chronologie, vous posséderez davantage d’informations pour traiter de cette question de la volonté de contrôle étranger sur l'existence politique d'Israël et sur son destin.

D'abord vous devez prendre conscience que pendant des siècles le Vatican a essayé d'obtenir le contrôle de Jérusalem et que cela a commencé par les Croisades. De leur point de vue, pour convaincre le monde que le Messie qu'ils mettent en scène sera le véritable Messie ils ont besoin que cela se passe dans la vieille ville. L'histoire de cette production c’est que ce "Messie" fera une fusion des trois religions monothéistes, fera régner la paix et l'harmonie dans le monde et résoudra le conflit du Moyen-Orient. L'emplacement pour cette "production" ne peut avoir lieu nulle part ailleurs que dans la Vieille Ville de Jérusalem.

On proclamera un soi-disant Messie qui sera un faux messie mais qui insistera pour mettre en place un gouvernement mondial (les Nations unies) pour conduire à la paix mondiale et à l'harmonie. Cela sera un mensonge, une fraude mais ça ne fait rien. Dans notre monde la réalité n'est pas importante. Les perceptions du public le sont. Le résultat final est la dépossession de la souveraineté d'Israël en tant que nation indépendante, donnant place à un bloc régional de nations au Proche-Orient. Israël subira des pressions pour accepter ces demandes par tous les organismes mondiaux et les superpuissances avec l'argument que "c'est la seule façon de résoudre le conflit du Moyen-Orient".  Pour que les juifs soient d'accord il faut les convaincre que puisque le Messie est apparu pour les Juifs, il est temps de reconstruire le troisième Temple, celui qu'ils appellent le Temple de Salomon. Cette version des événements est largement disponible à travers une simple recherche sur Internet car il y a beaucoup d'organisation et de groupes chrétiens (dont la majorité est très pro-Israël) qui désapprouvent ces croyances. Je n'ai pas inventé cette théorie, j'essaie juste de la porter à la connaissance du public israélien.

Ne vous méprenez pas, la vieille ville de Jérusalem ainsi que la plus grande partie de la ville orientale, voilà ce que veut le Vatican.

Pourquoi ?

Parce que le contrôle de toute la vieille ville de Jérusalem (et pas seulement les propriétés de l'église) et le droit de bâtir où bon leur semble sur le Mont Sion est indispensable pour le programme qu'ils ont planifié dans notre capitale. Cet accord qu'ils ont signé avec Israël par l'intermédiaire de Yossi Beilin et Shimon Peres (en secret et sans l'accord du parlement israélien, la Knesset) donne à l'église non seulement le statut d’extraterritorialité pour leurs biens (ce qui a été légalisé par l'accord bilatéral que le gouvernement israélien a signé avec le Vatican le 30 décembre 1993) mais le contrôle sur toute la ville en tant que "gardiens" avec la présence de l'ONU. De cette manière les Juifs abandonneront leur contrôle de la vieille ville. Les Israéliens pourraient avoir un problème avec ce qui concerne le Vatican, mais concernant les Nations unies ils diront : "nous n'avions pas le choix".

Voici une chronologie de la tentative du Vatican de s’emparer de la vieille ville de Jérusalem au détriment d’Israël :

La chronologie des événements pour la conquête de la vieille ville de Jérusalem par le Vatican s'est déroulée selon ce qui suit, et vous pouvez le vérifier en consultant les sources d'information.

Octobre 1991- le 12 octobre, le Président du Congrès Juif Mondial, Edgar Bronfman, est nommé à la tête du Comité juif International de Consultations inter-religieuses pour diriger des négociations officielles entre le Vatican et l'État d'Israël.

Mars 1992 - le 17 mars, le maire de Jérusalem Teddy Kollek dit : "le gouvernement israélien devrait donner son accord à la requête du Vatican d'appliquer un statut spécial à Jérusalem".

Avril 1992 - le 1er avril, le Vatican annonce qu'il est en faveur d'une victoire du parti travailliste aux élections israéliennes prévues pour juin 1992. Le 15 avril, le Cardinal Joseph Ratzinger, l'un des diplomates les plus importants du Vatican, visite Israël pour la première fois mais rencontre uniquement le maire de Jérusalem Teddy Kollek.

Juin 1992 - l'histoire de la tentative de l'Église Catholique d'évincer les Juifs de la vieille ville de Jérusalem commence en juillet 1992. Selon l'information disponible sur le site web du Ministère des Affaires Étrangères, dès le moment où le nouveau gouvernement travailliste dirigé par Rabin a succédé à Itzhak Shamir du Likoud vaincu, des échanges secrets entre le Vatican et l'État d'Israël commencèrent. Qu'est-ce qui a précipité ces échanges secrets ? Qui a arrangé ces échanges et pourquoi ? Pourquoi le public israélien n’en fut-il pas informé ? Quel a été le résultat de ces accords ? Où en sont-ils aujourd'hui ? L'histoire complète des relations bilatérales entre Israël et le Vatican est intentionnellement verrouillée par le secret. Ce n'est donc pas étonnant que personne en Israël ne possède des informations sur les relations entre le Vatican et Israël puisqu'on n'en parle jamais, mais vraiment jamais dans la presse israélienne.

L'histoire officielle des origines du canal secret de contacts entre l'équipe de négociateurs de Beilin et le Vatican commence avec Shlomo Gur, un assistant personnel de Yossi Beilin, qui connaissait quelqu'un qui l’a mis en contact avec le Père David Jaeger. Le père David Jaeger était le Président du Tribunal catholique à Austin, au Texas et avait été élevé comme un Israélien juif orthodoxe, converti par la suite au catholicisme, et était devenu un prêtre (cela n'arrive pas à beaucoup d'Israéliens élevés comme juifs orthodoxes !). À partir de juillet 1992, selon l'information du site web du Ministère des Affaires Étrangères israéliens, juste après la formation du nouveau gouvernement Rabin, on ne connaît rien des négociations jusqu'à l'accord final signé le 30 décembre 1993. Rien dans la presse israélienne. Les renseignements sur l'accord réel signé étaient très succins et donnaient des généralités. C'est probablement un des contacts politiques les plus importants d'Israël avec une structure de pouvoir, cependant la presse n'en parle pas. Aucun israélien n'est au courant. Et c'est de cette façon que c'est resté secret.

Novembre 1992 - le document qui a été utilisé comme base idéologique sous-jacente pour l'accord secret du Vatican avec Yossi Beilin et Shimon Peres a été personnellement conçu par Beilin. "L'Illégitimité de la souveraineté israélienne sur Jérusalem" écarte tout programme du gouvernement israélien pour l'avenir de Jérusalem et appelle à la division de la Vieille Ville en cantons dont les postes de frontière seront contrôlés par l'ONU.

Le plan qui a abouti à l'accord de décembre 1993 entre le Vatican et l'État d'Israël a été négocié à l'origine en novembre 1992 exactement au même moment que les premières rencontres prirent place à Londres pour discuter d'un accord entre Israël et l'OLP, qui aboutirent aux accords d'Oslo. L'objectif réel était la tentative du Vatican de prendre le contrôle de la vieille ville de Jérusalem. Oslo, où "la paix entre les Israéliens et les palestiniens" a été juste une bonne couverture pour cacher ce qui se tramait dans une autre sphère des Affaires Étrangères israéliennes.

Septembre 1993 - le 10 septembre seulement trois jours avant la signature des accords d'Oslo à Washington le journal italien La Stampa a rapporté alors que le Ministre des Affaires Etrangères Shimon Peres avait conclu un accord secret avec le Vatican pour transférer la souveraineté de la vieille ville de Jérusalem à celui-ci. L'accord fut inclus dans les clauses secrètes de la Déclaration de principes signée le 13 septembre 1993 à Washington. La même semaine au cours de laquelle le Ministre des Affaires Étrangères et architecte des accords d'Oslo, Shimon Peres signait la Déclaration de Principes avec Yasser Arafat à Washington, avait lieu une rencontre spéciale en Israël de la Commission Israël-Vatican. Selon l'accord du Vatican, les Israéliens devaient transférer le contrôle de la vieille ville au Vatican avant l'année 2000. Ce plan était aussi un appel pour que Jérusalem devienne le second Vatican du monde avec les trois grandes religions représentées mais sous le contrôle de l'autorité du Vatican. Jérusalem devait rester la capitale d'Israël mais la vieille ville serait administrée par le Vatican.

Arafat donna son accord au plan juste avant la fameuse poignée de mains en 1993, mais quand il s'est rendu compte que le Vatican allait aussi partager le Mont du Temple avec Israël, il l'a rejeté. (Pour obtenir qu'Arafat et les Palestiniens soit partie prenante de l'accord, le 14 février 2000, le président de l'Autorité Palestinienne a signé un accord avec le Vatican reconnaissant les revendications des Palestiniens sur Jérusalem Est et le droit à un État. Le déclenchement de l'Intifada "d'El Aqsa" sept mois après que cet accord eut été signé peut avoir fait partie de l'engagement qu'Arafat avait donné au Vatican quant à ce qu'il ferait en échange de la reconnaissance du Vatican sur les revendications des palestiniens à Jérusalem-Est et sur le droit à un État. La violence au Proche-Orient sert l'intérêt de l'Église Catholique spécialement si Jérusalem est l'objet des discussions. Avec Arafat obtenant les garanties du Vatican que quoi qu'il fasse, les Européens de l'abandonneraient pas, alors cela avait un sens pour lui de déclarer la guerre à Israël en septembre 2000. L'idée que "Barak lui a tout donné à Camp David" est de la propagande. Rien ne lui a été proposé que la Knesset aurait pu approuver. L'intifada n'a pu être déclenchée que parce qu'Arafat avait obtenu des assurances de la plupart des puissances européennes pour sa survie.

Les accords de février 2000 auraient eu beaucoup plus de sens s’ils avaient eu lieu trois ou quatre ans avant. Cependant le timing de son déclenchement fait que l'intifada de Septembre 2000 semble logique dans la perspective d'Arafat.

Novembre 1993 - Kol Ha Ir, l'hebdomadaire de Jérusalem a révélé que : "durant les six derniers mois, le Gouvernement israélien a été conseillé sur le futur de Jérusalem par une commission dirigée par un conseiller proche de Teddy Kollek, Raanan Weitz, autrefois Directeur d'un Département de l'Agence Juive. Dans une rencontre secrète le 9 septembre 1993, un jour avant que le premier ministre Rabin ne signe l'accord de reconnaissance avec l'OLP en Israël, ce forum approuve le principe d'un plan pour Jérusalem concocté par Weitz et qu'il a nommé : " Metropolitan Jérusalem".

Décembre 1993 - sans aucune couverture médiatique en Israël, le 30 décembre "un accord historique avec le Vatican" est publiquement reconnu. Nommé : "l'Accord Fondamental entre le Saint-Siège et l'Etat d'Israël", il déclare : "Attentif au caractère singulier et à la signification universelle de la Terre Sainte. Conscient de la nature unique de la relation entre l'Église Catholique et les Juifs et du processus historique de réconciliation, de développement de la compréhension mutuelle et de l'amitié entre Catholiques et Juifs ; ayant choisi finalement le 29 juillet 1992 pour établir 'une Commission de Travail Permanente Bilatérale ', pour étudier et définir ensemble les questions d'intérêts communs et en vue de normaliser leurs relations". Un mois à peine après la prise du pouvoir, il y avait déjà un comité spécial pour le développement des relations entre le Vatican et Israël. Pourquoi cette initiative a-t-elle eu lieu aussitôt que le nouveau gouvernement est entré en fonction ?

Avril 1994 - le maire de Jérusalem, Shmuel Meir annonce lors d'une conférence de presse qu'il a reçu une information révélant que les propriétés promises au Vatican à Jérusalem bénéficieraient du statut de l'extraterritorialité. (Au début de l'année 1996 Meir a été tué dans un accident de voiture très suspect dans lequel le chauffeur du camion de l'ONU qui a percuté la voiture de Meir ne fut même pas inculpé).

Mai 1994 - Marek Halter, un intellectuel et philosophe français, grand ami de Shimon Peres, déclare à l'hebdomadaire israélien HaShishi qu'il a personnellement remis une lettre de Peres au Pape en septembre 1993, dans laquelle Peres promettait d'internationaliser Jérusalem, de transférer le contrôle politique de la vieille ville au Vatican et promettait l'hégémonie du Vatican sur les lieux saints qui s'y trouvent. Les Nations unies donneraient à l'OLP une capitale à l'intérieur de son nouveau territoire et Jérusalem Est deviendrait une sorte de zone de libre-échange pour la diplomatie mondiale.

Juin 1994 - le 15 juin le gouvernement israélien signe un accord avec le Vatican permettant à l'Église Catholique de participer aux négociations sur le devenir de Jérusalem.

Juillet 1994 - le 9 juillet le ministre des affaires étrangères du Vatican, Jean-Louis Tauran, annonce à Amman en Jordanie : "avant que les problèmes territoriaux soient résolus, nous devons trouver des garanties internationales pour sauvegarder l'unicité de la ville et pour que jamais une des parties ne revendique à nouveau Jérusalem comme sa possession".

Novembre 1994 - Israël signe un traité de paix avec la Jordanie qui selon les rapports des journaux israéliens "Haaretz", "Maariv", et "Yediot Aharonot", comporte des clauses secrètes concernant l'eau et Jérusalem.

Mars 1995 - Un télégramme de l'Ambassade israélienne à Rome au Ministère des Affaires Étrangères à Jérusalem est communiqué à la station de radio Arutz Sheva, confirmant le transfert de Jérusalem au Vatican. Deux jours plus tard le télégramme fait la première page du journal Haaretz. Dans les minutes largement diffusées d'une rencontre avec le président Clinton en 1997, Peres finit avec les mots : "comme je l'avais précédemment promis le Saint-Siège".

Avril 1995 - Avraham Shapira, un parlementaire annonce à la Knesset qu'il est informé que toutes les biens du Vatican à Jérusalem seraient exonérés de taxes et qu'une grande partie de la propriété du Mont Sion allait être donné au Pape à perpétuité.

Février 1996 - une délégation du Vatican rencontre à Jérusalem le Ministre des Affaires Religieuses de l'Autorité Palestinienne, Hassan Tahbob. Le Père Serge Sébastian, Secrétaire Général du Vatican, annonce que le Saint-Siège reconnaît la souveraineté palestinienne sur Jérusalem-Est. Après que Shimon Peres ait remplacé Itzhak Rabin comme Premier Ministre, le Ministre de la Sécurité Intérieure Moshe Shachal refuse d'autoriser une rencontre de l'Autorité Palestinienne avec le Vatican dans l'hospice Notre-Dame de Jérusalem. Selon Shachal, les Palestiniens planifiaient "d'utiliser le Vatican pour contourner les accords d'Oslo".

Novembre 1997 - le 10 novembre l'État d'Israël et le Vatican signe "L'accord de Personnalité Légal" par lequel l'État d'Israël consent "à assurer la loi d'effet pleine à la personnalité légale de l'Église catholique elle-même." (Ce que cela signifie est laissé à l'estimation de chacun).

Février 2000 - se protégeant par des accords bilatéraux avec les deux protagonistes du conflit israélo-arabe, le 14 février, le Pape Jean-Paul II rencontre Arafat à Rome pour signer un accord de normalisation des relations entre l’Église Catholique à Jérusalem et l'Autorité Palestinienne. Le Porte-parole du Conseil Législatif palestinien, Ahmed Qurei a dit au Jérusalem Post que l'accord est "la reconnaissance par l'Église catholique des revendications palestiniennes sur la moitié orientale de Jérusalem". Selon le porte-parole d'Arafat, Nabil Abu Rudaineh, "Arafat a fait pression en faveur de l'idée de partager Jérusalem unifiée et pour la création d’une souveraineté du style du Vatican sur la Vieille Ville." (Nous sommes supposés croire que l'initiative viendrait d'Arafat et non pas du Vatican). L'accord appelle Jérusalem à être "une ville internationale basée sur les résolutions internationales et sur une garantie internationale." Le Vatican a signé malgré le fait qu'il avait signé un accord avec Israël six ans plus tôt le 30 décembre 1993, qui donnait une juridiction légale, soumettant les institutions et les propriétés de l'Église en Terre sainte à la loi israélienne.

Mars 2000 - le Pape visite la Terre Sainte et répète l'insistance du Saint-Siège pour "qu'une supervision internationale - un statut spécial garanti internationalement - sauvegarde au mieux les sites saints de la ville et toutes ses religions. La ville de Jérusalem est l'obstacle principal pour la paix dans la région".

Le 27 mars, l'autorité palestinienne dit que le Vatican n'insiste plus sur le statut international de la vieille ville de Jérusalem et que le Vatican accepte la division politique de la vieille ville entre Israël et les palestiniens. (On peut se demander si cet accord a quelque chose à voir avec la décision d'Arafat de déclencher une guerre contre Israël six mois plus tard) ?

Octobre 2000 - dans un discours aux Nations Unies le 30 octobre, l’archevêque Renato Martino déclare : "le caractère unique" de Jérusalem en tant que ville sacrée pour les trois grandes religions implique que des dirigeants religieux et non pas des politiciens aient le contrôle des lieux saints". Lors de sa rencontre le 26 octobre avec l'Ambassadeur libanais au Vatican, Fouad Aoun, le Pape Jean-Paul II dit que l'on devrait donner un statut international spécialement garanti à la ville de Jérusalem.

Janvier 2001 - des journalistes de la télévision israélienne filment secrètement le Dôme du Rocher, ce bâtiment musulman du VIIe siècle qui peut avoir été délibérément construit sur le Saint des Saints, le lieu de culte le plus sacré de l'ancien Temple juif.

La vidéo révèle la présence d’un tunnel nouveau et imposant visant directement le cœur sacré du Temple de Salomon et du Temple ultérieur d'Hérode. Pendant les Croisades, au début du XIIe siècle, l’Ordre des Chevaliers du Temple a creusé sous les ruines pendant neuf ans et a trouvé un réseau de tunnels où les prêtres juifs avaient probablement caché leurs trésors pour les protéger contre les maraudeurs romains dans les années 70 de notre ère.

On suppose aussi que des rapports originels de l'Église de Jérusalem ont été enterrés dans cet endroit, ils prouveraient que le Vatican ne pratique pas le Christianisme selon la tradition de ses fondateurs. Un Pape avec des droits exclusifs d'interprétation ne faisait pas partie du plan divin. Si ces rouleaux étaient rendus publics, ils mettraient en danger la légitimité de Rome. Ainsi il est capital pour le Vatican que les Juifs soient exclus du Mont du temple afin qu'ils ne découvrent jamais ces rouleaux. L'autorité palestinienne sert "d'entrepreneur en bâtiment" dans cet arrangement avec l'espoir que le Vatican se rangera du côté des Palestiniens dans le conflit avec Israël.

Juillet 2002 - Lors d'une réunion de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe à Berlin, les délégations israéliennes, américaines et allemandes doivent repousser une proposition italienne faite par surprise, d'internationaliser la vieille ville de Jérusalem. Le Chef de la délégation italienne déclare au Rabbin Abraham Cooper du Centre Simon Wiesenthal, que la principale préoccupation du Gouvernement Italien est que : "dans les futures discussions de paix, l'Entité palestinienne doit recevoir le contrôle des lieux saints chrétiens".

On n’explique pas pourquoi le Gouvernement Italien laïque se préoccupe de ce problème. (The Jerusalem Post, le 8 juillet 2002).

Quels sont les plans du Vatican et que peuvent faire les juifs israéliens ?

Pendant des siècles le Vatican a prôné sa doctrine du "Verus Israël" qui déclare que les Catholiques ont remplacé Israël et sont le "Nouvel Israël".

L'Église Romaine Catholique veut qu'Israël perde sa souveraineté sur la vieille ville de Jérusalem de façon à ce que "les promesses faites aux descendants d'Abraham soient appliquées à la Nouvelle Jérusalem". Si Israël contrôle Jérusalem, les revendications de Rome ne peuvent évidemment pas prétendre être légitimes et alors l'interprétation littérale des Écritures Saintes est correcte. Il n'y a pas de place pour la restauration de la Nation d'Israël dans cette théologie. Comment Vatican peut-il prétendre être la "Nouvelle Jérusalem" et "l'héritier légitime du Royaume de Dieu" si les Juifs contrôlent Jérusalem ?

Comment l'Église catholique va-t-elle convaincre le monde que sa version théologique est correcte ? 

Le Vatican va faire croire à cet "individu mystérieux qui unira les religions" et va se dévoiler à Jérusalem qui sera sous le contrôle d'une autorité dirigée par le Vatican. "Ce marché fait par le Vatican pour qu'il s'implante en Israël, reprenne ses propriétés, "contrôle et domine la Vieille Ville de Jérusalem" existe déjà et a été entièrement documenté et annoncé dans les médias du monde.

L'objectif final du Vatican est de retirer le contrôle de la vieille ville de Jérusalem de l'emprise de l'État d'Israël. Dans ce but ils ont un accord secret avec Israël qui oblige Israël à respecter la revendication d'extraterritorialité concernant leur présence physique dans la ville. En bref "nous avons accepté les droits du Vatican à avoir des ambassades souveraines d'un Petit Vatican disséminées dans notre capitale éternelle de Jérusalem. Ce même Vatican a pris l'engagement dans un accord public et écrit, de soutenir la souveraineté palestinienne dans la vieille ville de Jérusalem.

Le rapport public montre qu’une affaire secrète a déjà été conduite dans le dos du public israélien, au cours de laquelle on a promis au Vatican de lui donner la Vieille Ville. Il existe suffisamment de preuves dans les rapports publics pour prouver qu'un deal secret a été conclu avec le Vatican par deux représentants du Gouvernement israélien, Yossi Beilin et Shimon Peres. Cela a été fait secrètement et ne peut pas servir les intérêts publics israéliens mais quelqu'un d'autre. Ainsi ces accords doivent être déclarés nuls et non avenus.

L’important n’est pas de savoir si les Juifs religieux ou les Israéliens pensent que la théologie catholique est étrange ou extrêmement ritualiste. Ce qui compte, c'est que tous les Israéliens comprennent que le Vatican a un agenda secret qui comprend le vol de la vieille ville aux Juifs. C'est ce que vous devez savoir et comprendre. Malheureusement, cet agenda se déroule en secret et derrière votre dos et c'est pour cela que vous ignorez son vrai objectif. Le propos de cet essai est de vous avertir des intentions exactes du Vatican de façon à ce que vous soyez "un consommateur averti" en ce qui concerne les relations d'Israël avec l'Église Catholique Romaine. Même les clauses manifestes de l'accord avec le Vatican comme l'échange d'ambassadeurs et l'ouverture des archives du Vatican aux chercheurs israéliens, n'ont pas été respectées par celui-ci.

D'un point de vue israélien, "l'Accord Fondamental entre le Saint-Siège et l'État d'Israël" a été un échec complet et devrait être immédiatement annulé.

Adapté par Danilette en mai 2009

Publié dans Jérusalem

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