L’Appel " Avec Israël, pour la raison " de Fiamma Nirenstein (Réponse italienne à Jcall)

Publié le par danilette

vendredi 7 mai 2010, 

Chers amis, Ces derniers jours, un groupe d’intellectuels juifs français a promu un appel (JCall - « Appel à la raison"), qui est essentiellement un appel à la reddition d’Israël. L’appel JCall fait partie de la grande vague de dé-légitimation d’Israël et de sa politique. Nous avons répondu avec la force de la vraie raison, les raisons d’Israël et nous désirons que le nombre et la qualité de nos signataires démontrent qu’il existe un grand mouvement d’opinion qui défend Israël, en Europe et dans le monde. Ce qui suit est notre appel « avec Israël, avec la raison », que nous vous demandons, s’il vous plaît, de signer et de diffuser le plus que vous pouvez à travers vos contacts (le texte est en italien, anglais et français), pour rejoindre le plus rapidement possible notre objectif

Voir en ligne : Pour signer l’appel italien : ’Avec Israël, avec la raison’ www.petitiononline.com

Le document Jcall agresse Israël et ses signataires sont inspirés par une vision myope de l’histoire du conflit israélo-arabe, et par un manque de perception claire du danger que court aujourd’hui Israël qui se trouve à l’avant poste d’une attaque physique et morale qui risque de s’étendre au monde entier. Il est étonnant que même des personnes aussi intelligentes et cultivées qu’Alain Finkielkraut et que Bernard-Henri Levy, plutôt que de s’occuper de l’Iran qui bientôt tiendra le monde entier à portée de sa bombe atomique, raisonnent comme des enfants avec l’idée que Benjamin Netanyahu est la vraie cause du blocage de la paix, parce qu’il ne voudrait pas mettre en péril sa coalition par l’arrêt de la construction dans les territoires. Il semble que les intellectuels signataires se fichent de la contribution que leur document apportera et apporte déjà au mouvement de dé-légitimation d’Israël et à la vague d’antisémitisme sans précédent qui menace concrètement et en premier lieu, la survie d’Israël.

Vouloir pousser Israël à des concessions territoriales, sans réciprocité signifie simplement vouloir le remettre aux mains de ses ennemis, sans aucune garantie : l’évacuation de Gaza qui s’est faite sans négociation, a donné des résultats désastreux, le territoire de Goush Katif abandonné par les habitants juifs est devenu une zone privilégiée de lancement de missiles par des terroristes. Ehud Barak, en étant prêt à céder à Arafat tout ce qu’il demandait, a tout simplement pavé la route à l’horrible deuxième intifada, avec ses deux mille morts tués dans des attentats suicide. L’évacuation du sud Liban en 2000 a permis le renforcement de l’arsenal balistique du Hezbollah et a conduit à la guerre de 2006.

Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Levy et leurs amis prétendent se préoccuper du futur et de la sécurité d’Israël mais en fait ignorent l’élément de base qui a empêché le processus de paix d’aller de l’avant, le refus arabe et palestinien de reconnaître l’existence même d’Israël comme un fait permanent dans la région. Il leur suffirait de lire chaque matin la presse palestinienne et arabe pour s’en rendre compte. Aucune concession territoriale du genre de celle pronée par les intellectuels français avec tant d’énergie, ne peut garantir la paix. Seule le pourrait une révolution culturelle dans le monde arabe que personne ne réclame et encore moins Obama qui ne sait qu’exercer des pressions sur Israel. C’est la mode du temps présent.

L’attaque contre Netanyahou qu’on perçoit dans l’appel de Jcall est destiné à détruire sa coalition de droite. Mais en réalité, les propositions d’un gouvernement israélien, qu’il soit de droite ou de gauche n’ont jamais compté : les Palestiniens ont toujours refusé toutes les offres de paix.

Que le territoire d’Israël se réduise encore ne servira à rien tant qu’Abou Mazen [Mahmoud Abbas] continuera à inaugurer des places au nom de l’architerroriste Yehie Ayach, tant que le monde palestinien continuera à distribuer des bonbons lorsqu’on tue un jeune juif dans un quelconque lieu public, tant qu’ils n’accepteront pas la demande minimaliste de Netanyahou de reconnaitre que l’Etat d’Israël est l’Etat du Peuple juif.

Même les intellectuels israéliens semblent l’ignorer quand ils signent ce document qui va à l’encontre de ce qu’a écrit le prix Nobel, Elie Wiesel dans une très noble lettre de soutien à la ville de Jérusalem, « patrie morale et historique du Peuple juif ».

Cette triste épidémie conformiste est probablement censée fournir un peu d’oxygène à la gauche qui, ces dernières années, n’a rien fait d’autre que se tromper à répétition dans toutes ses hypothèses et a contribué à la diffamation d’Israël. Mais on n’aboutira à aucun processus de paix (et les offres généreuses d’Olmert rejetée par Abbas en attestent) tant qu’une grande partie du monde continuera à espérer que la destruction d’Israël est à portée de main, dans le sillage de la nouvelle excitation islamiste de l’Iran et de ses amis la Syrie, le Hezbollah, le Hamas, tous de plus en plus armés d’armes destructrices, pas seulement de vaines paroles comme les signataires de « l’appel à la raison ». Mais même les paroles peuvent tuer et détruire.

Devant une telle ignorance feinte de la réalité de la politique de main tendue engagée par Netanyahou depuis le discours de [l’Université de ] Bar Ilan, avec l’arrêt de 10 mois de toute construction dans les implantations, le démantellement de nombreux postes de contrôles et la promotion de mesures importantes pour aider l’économie palestinienne, on ne peut nier le fait qu’il y ait une influence "Obama" dans le document Finkielkraut. Beaucoup d’intellectuels ne savent pas s’opposer à cet appel à cause de sa telle respectabilité de salon. Cela conduit les ennemis d’Israel, qui sont de plus en plus nombreux et de plus en plus aguerris à pouvoir dorénavant delégitimer et attaquer l’Etat d’Israël en se targuant d’un : “même de nombreux Juifs nous soutiennent”. Si tel était le but des signataires, ils l’ont atteint.

pour signer : http://www.petitiononline.com/israe...

Premiers signataires :

Fiamma Nirenstein (journaliste et députée), Giuliano Ferrara (directeur du journal Il Foglio), Paolo Mieli (président de Rcs Libri, ex directeur du Corriere della Sera), Angelo Pezzana (journaliste, informazionecorretta.com e Libero), Ugo Volli (sémioloque, Università di Torino), Shmuel Trigano (professeur, Universités à Paris X-Nanterre), Giorgio Israel (Università La Sapienza), Giulio Meotti (journaliste, Il Foglio), Gianni Vernetti (député, ex sous-secrétaire des Affaires Etrangères), Susanna Nirenstein (journaliste), Peppino Caldarola (journaliste), Alain Elkann (écrivain, conseiller au Ministère de la culture), Carlo Panella (journaliste, Il Foglio), Emanuele Ottolenghi (Senior Fellow, Foundation for the Defense of Democracies), Daniele Scalise (journaliste), Giancarlo Loquenzi (Directeur, l’Occidentale), Edoardo Tabasso (professeur, Università di Firenze), Leonardo Tirabassi (président Circolo dei Liberi Firenze, Fondazione Magna Carta), Giacomo Kahn (Directeur mensile Shalom), Magdi Allam (parlamentaire européen), Luigi Compagna (sénateur), David Cassuto (ex maire-adjoint de Jérusalem), Riccardo Pacifici (président de la Communauté juive de Rome), Anita Friedman (Associazione Appuntamento a Gerusalemme), Leone Paserman (président de la Fondation du Musée de la Choa de Rome), Massimo Polledri (député), Enrico Pianetta (député, Président de l’Association parlementaire d’amitié Italie-Israël), Alessandro Pagano (député), Renato Farina (député), Marco Zacchera (député), Dore Gold (President, Jerusalem Center for Public Affairs, ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU), Norman Podhoretz (Writer, Editor-at-Large, Commentary Magazine), Michael Ledeen (Freedom Scholar, Foundation for Defense of Democracies), Barbara Ledeen (senior advisor, The Israel Project), Phyllis Chesler (Emerita Professor of Psychology and Women’s Studies, City University of New York), Nina Rosenwald (Editor-in-Chief, www.hudson-ny.org), Harold Rhode (ex-expert du Moyen-Orient au Pentagone) Caroline Glick (éditorialiste, Jerusalem Post), Rafael Bardaji (Foreign Policy director, FAES Foundation), Raffaele Sassun (Président du Keren Kayemeth LeIsrael Italien), Max Singer (a founder and Senior Fellow, Hudson Institute), George and Annabelle Weidenfeld (President, Institute for Strategic Dialogue), Anna Borioni, (associazione Appuntamento a Gerusalemme), Efraim Inbar (Director, Begin-Sadat Center for Strategic Studies), Zvi Mazel (ancien ambassadeur d’Israël en Egypte et en Suède), George Jochnowitz (Professeur émérite de linguistique, College of Staten Island)

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