L’archéologie sous les bulldozers du Hamas

Publié le par danilette

À Gaza, le site antique d’Anthedon est menacé de disparaître à jamais

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Un chantier de fouilles archéologiques qu’on transforme en terrain d’entraînement militaire est tout sauf une bonne nouvelle. Que l’Unesco laisse défoncer au bulldozer, et sans broncher, un site historique qu’elle a inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, cela mérite qu’on s’interroge. Connaissant les exigences de l’organisation pour sélectionner les sites figurant sur cette liste, on en reste confondu.
L’affaire concerne le site d’Anthedon (aujourd’hui Blakhiyya), dans la Bande de Gaza. Les brigades Ezzed-Dine al-Qassam viennent de raser au bulldozer une partie d’Anthedon, un carrefour des civilisations antiques.

 
Le port d’Anthedon a obtenu son inscription sur la liste mondiale il y a tout juste un an. Anthedon faisait partie des quelques cités, comme Césarée, Ptolémaïs (Akko ou Acre), Tyr et Sidon, qui jalonnaient la côte levantine durant l’Antiquité classique. La ville fut particulièrement florissante aux époques hellénistique et romaine, comme en témoignent les vestiges du temple et des fortifications.
Les fouilles franco-palestiniennes, menées sous la direction de J.-B. Humbert, entre 1994 et 2005, ont révélé des maisons avec des murs peints de fresques et des mosaïques, ainsi que de vastes demeures sous influence nabatéenne. Seulement, ce sont là des vestiges préislamiques, chrétiens même. Aux yeux des barbus du Hamas, ils ne sont sûrement pas d’un intérêt prioritaire. Lire la suite sur le site


Silence de l'UNESCO suite à l'utilisation par le Hamas du patrimoine mondial comme terrain d’entraînement terroriste

http://unwatchenfrancais.blogspot.fr

La destruction partielle de l'ancien port d'Anthédon - qui comprend les ruines d'un temple romain ainsi que des vestiges archéologiques des époques perses, hellénistiques et byzantines - survient exactement un an après que la région soit désignée comme appartenant au patrimoine mondial par l’Etat palestinien, nouvellement Etat membre de l'UNESCO. 

UN Watch a demandé à la Directrice générale Mme Bokova de porter la question devant le Conseil exécutif de l'UNESCO qui se tenait la semaine passée à Paris.

Bien que la réunion bisannuelle de l'UNESCO, qui se déroule jusqu'au 26 avril, contienne cinq points dans l'ordre du jour concernant des questions palestiniennes - que l'ambassadeur américain M. Killion adécrites comme "hautement politiques" et conçues de façon "à pointer Israël du doigt" - il n'y a actuellement aucune discussion prévue pour aborder la question de la destruction au bulldozer par le Hamas d'une partie du patrimoine de l'UNESCO dans le but de développer une zone d’entraînement militaire.
 

Comme c'est la règle à l'UNESCO, Israël est le seul pays critiqué à cette session du Conseil exécutif. L'an dernier, c'est seulement suite à une importante campagne de UN Watch que  l'UNESCO a exceptionnellement condamné la Syrie. Pourtant, rien n'est prévu en ce qui concerne la Syrie pour la session en cours ; au contraire, le meurtrier régime d'Assad continue de détenir l'un des 30 sièges convoités au Comité des droits de l'homme de l'UNESCO, lui permettant ainsi de façon absurde de juger la situation des droits humains dans d'autres pays.

 

C'est ainsi que la lettre d'urgence de UN Watch adressée à l'UNESCO le 15 avril met l'accent sur le fait que le Comité exécutif a jusqu'ici échoué à faire figurer dans son ordre du jour l'utilisation cynique et la destruction de son site par le Hamas, soulignant ainsi la tragique politisation et le détournement de la mission de l'organisme de protection de la culture et du patrimoine mondial. 

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