L'histoire des Bné Menashé,1ère partie, témoignages de Mikhaël Freund, des rabbins Avihaïl, Mamou, ...

Publié le par danilette

 

Location map of Mizoram

C'est dans une lointaine contrée que nous allons vous emmener au fin fond de l'Inde, au pied de l'Himalaya dans un pays nommé Mizoram, coincé entre le Bangladesh et la Birmanie, nous allons y faire des rencontres inattendues avec l'une des dix tribus perdues d'Israël, la tribu de Ménaché et avec le rabbin Elyahou Avihaïl qui a consacré sa vie à la redécouverte des Dix Tribus perdues d'Israël. 

 

 

Rabbin Elyahou Avihaïl :

J'enseignais dans une école secondaire, une Yéchiva et j'ai invité un petit libraire de Tel-Aviv spécialiste du sujet pour qu'il fasse un exposé dans ma classe ; je lui ai acheté un petit livre qui a marqué le début de mon intérêt pour le sujet, en tant que professeur de Tanah (Bible) je suis allé rechercher les sources et j'ai commencé à faire des exposés. C'était en 1961 et c'est seulement 13 années plus tard que j'ai donné une conférence au Merkaz Ha Rav ; le rabbin Tsioud m'a dit : tu parles beaucoup mais pourquoi ne fais-tu rien ? 

J'ai répondu : c'est difficile d'agir seul, il faut créer une fondation il faut de l'argent...

- et alors vas-y, fais-le !

Il m'a écrit des lettres de recommandation et comme ça petit à petit tout a commencé.

Quand le rav Avihail vous a envoyé, vous, rabbin David Mamou, à la quête des tribus perdues, est-ce que vous ne vous êtes pas pris un peu pour Indiana Jones ?

Rabbin David Mamou : non, le rav Avihail c'était plus le vrai Indiana Jones, moi je suis le fils d'Indiana Jones, le père c'est lui, c'est lui la première personne qui les a découvert et moi je me suis occupé du coté rabbinique du problème , j'ai préparé un dossier pour le grand rabbin d'Israël et pour le directeur des tribunaux rabbiniques, Rav Élie Ben Dan et après, sur décision du Grand rabbin d'Israël, on a envoyé une équipe de juges pour pouvoir s'occuper de ces peuples, il n'y a pas qu'eux, on s'est occupé aussi d'Incas, de Marranes, il y a 300 000 Marranes qui veulent aujourd'hui devenir juifs, mais eux c'est un peu différent ils ne veulent pas se convertir ils veulent revenir au judaïsme on appelle cela hachava layaadout en hébreu, qui signifie retour aux sources et au judaïsme 

Mikhaël Freund, ancien conseiller du gouvernement d'Israël et actuellement Directeur de la fondation Shavei Israël raconte : 

Il y a plus de 10 ans, je travaillais pour Binyamin Netanyahou alors chef du gouvernement, David Bar Ilan, Z"L, était responsable de la communication et j'étais son adjoint. Un jour une lettre est arrivée au sujet de la communauté des Bné Ménaché, avant cela je n'en avais jamais entendu parler et je ne savais pas qui ils étaient, j'ai lu la lettre et cela m'a semblé intéressant, une communauté qui prétend descendre d'une des 10 tribus perdues. 

J'ai alors rencontré des membres de cette communauté qui avait réussi d'une façon ou d'une autre à arriver en Israël et ils m'ont fortement impressionné d'un point de vue humain, par leur sincérité, leur foi et leur volonté immense de faire partie de notre peuple. 

Et maintenant faisons un bond en arrière de 2700 ans pour comprendre le destin de ces tribus perdues :

Les tribus ont été dispersées 135 ans avant la destruction du Premier Temple mais le début de la séparation entre Israël et Yéhouda, entre les 10 tribus et les deux tribus a commencé avec le roi Roboam, par la suite, il y a même eu une guerre qui fut terrible, il y eut un demi-million de morts dans cette guerre, il y eut bien ensuite une période où ça s'est calmé à la mort de Jéroboam et une partie des 10 tribus est venue à Jérusalem et est restée quand les rois de Babylonie arrivèrent en trois vagues successives à 8 ans d'intervalles. Ils ont déporté les dix tribus et personne n'a compris où elles avaient été emmenées, il est écrit dans la Bible "au-delà du fleuve".

 

Rabbin David Mamou :

Au moment du shiisme, ils donnent des tas de nom de villes que le Tanah, la Bible donne aussi de tous leurs voyages, on comprend qu'ils ont pris la route de la soie, au-delà de l'Himalaya, c'est-à-dire, ils ne sont pas passés par les Indes, ils sont passés au-delà du Tibet dans leur texte, on commence à découvrir vers l'an mille, ils se retrouvaient à la ville de Kaïfeng en Chine et de là ils sont descendus et le texte finit par :  "que viendra le fils de David qui nous rapportera à Jérusalem sur des ailes d'aigles" comme dans la prophétie. 

Ces Hébreux n'ayant que la Bible pour seule référence ont su garder leurs traditions au fil des âges par les chants, leurs chants sont leur seule mémoire historique et spirituelle

Ils ont une chanson qui dit :

Térah nous a conduit, ils ne comprennent pas la chanson je leur ai demandé : qui est Térah ? Ils ne savent pas.

Abraham Isaac Jacob,

Santelpau ils m'ont expliqué que c'est la mer Rouge,

Sinaï,

Silo, c'est Siloé

Après c'est moi-même qui ai ajouté des commentaires, de Sayon nous sommes allés en Apnistan, je leur ai demandé "c'est quoi Apnistan  ?", ils ne savaient pas, j'ai dit l'Afghanistan c'est le plus probable, de là vers Emaloy, c'est quoi ? Ils m'ont dit : c'est l'Himalaya, de là en Mongolie, nous voyons bien la direction, oui à travers l'Afghanistan ils ont voyagé jusqu'en Mongolie alors bien sûr qu'il faut traverser l'Himalaya et de là à Kunmin qui est dans le sud de la Chine et de là-bas jusqu'à Manipou

Rabbin David Mamou : on a certains témoignages de missionnaires chrétiens qui étaient partis à travers l'Inde et la Chine pour essayer de convertir tous ces peuples indigènes, ils sont arrivés dans cette contrée coupée du monde, et tout d'un coup ils découvrent des gens qui prétendent descendre des Juifs, donc d'après ces témoignages de la fin du XVIIe siècle par l'Eglise, on sait qu'ils se définissaient déjà à cette époque comme Juifs, lorsque ces missionnaires chrétiens leur ont demandé : qui êtes-vous ? Ils ont répondu "nous sommes descendants des enfants d'Israël (Bné Israël), il n'y avait ni l'État d'Israël, ni la loi du retour, ni un attrait économique, c'était ainsi qu'ils se définissaient.

Il y a 90 ans quand des missionnaires britanniques arrivèrent dans la région pour la première fois, ils furent très surpris de découvrir la population des Bné Ménaché qui connaissait les histoires de la Bible et non seulement connaissait les histoires de la Bible mais vivait selon la Bible à tel point que les missionnaires les ont surnommés par deux mots de la langue birmane "alou cha" qui signifie les 10 tribus. 

Il y a 80 ans,  ils avaient un chef dénommé Tchala qui était un chef spirituel qu'il considérait également comme leur père, il a dit qu'il avait eu un songe pendant la nuit et qu'il fallait retourner dans le pays de leurs ancêtres, les gens ont arrêté de travailler pendant trois mois, ils attendaient le Messie et se demandaient comment faire. Leur attente fut vaine et ils étaient très tristes, le gouvernement fit pression pour qu'ils retournent au travail, sinon qu'allait-il devenir ? Comment survivraient-ils ? Alors à la fin, ils retournèrent au travail mais écrivirent des lettres à Ben Gourion et à d'autres dirigeants juifs, personne ne leur a répondu. 

En 1953, trois ans après la création de l'État d'Israël géopolitique moderne, des rumeurs sont arrivées jusqu'à eux sur la création de l'État d'Israël et le Premier ministre de Manipour a envoyé à l'État d'Israël une lettre : "nous sommes là et désirons rentrer à la maison". Imaginez alors l'État d'Israël, imaginez en 1953 avec tous les problèmes des Juifs exilés, de tous les rescapés de la Shoa, des gens qui arrivaient des quatre coins du monde, le problème des Juifs réfugiés d'Afrique du Nord, d'Irak, d'Iran, l'État d'Israël était alors un jeune État et n'avait pas encore les moyens de  pouvoir s'ouvrir à trop d'autres horizons et personne n'a répondu à la lettre. Mais lui, il a dit "j'ai fait un rêve, nous sommes arrivés à la Guéoula, la fin de l'exil, et on doit rentrer à Sion" et c'est le Premier Ministre de Manipour qui a lancé ce message à son peuple.

Alors ils décidèrent qu'il fallait d'abord retourner complètement au judaïsme pour pouvoir ensuite venir en Israël, ils envoyèrent des émissaires dans différents endroits en Inde, à Calcutta, Bombay, ils se procurèrent des livres, des livres de prières, ils construisirent des synagogues et commencèrent à pratiquer la circoncision, à respecter le Chabbat et tout ce qu'ils savaient déjà. 

Cela va durer comme ça jusqu'aux années 70, en fait personne dans le monde juif ne va s'en occuper, chaque communauté est occupée à se reconstruire, le Judaïsme français est en train de se reconstruire, en 63, 64, 65, les Juifs d'Afrique du Nord arrivent en France, dans chaque pays on est en train de reconstruire et eux, on les a complètement oubliés jusqu'aux années 70.

Puisque le monde les avait oubliés, alors de jeunes élèves vont se rendre à Bombay, et à Bombay ils vont prendre contact avec l'école ORT dirigé par M. Guedj, qui se trouve aujourd'hui à Carmiel. Il va être le premier à les accepter comme élèves non juifs car il ne savait pas, il n'est pas du tout rabbin, il a vu des gens qui arrivaient d'un État et qui se disaient juifs, il leur a dit : "bien, venez étudier chez nous" et l'Ecole Juive de Bombay, comme les écoles de l'ORT en France ou dans le monde entier, proposait des cours professionnels, un enseignement secondaire jusqu'au baccalauréat mais aussi des cours de judaïsme. Ce fut le premier contact de cette communauté avec ses sources,  avec notre peuple et à partir de ce moment-là, ils ont cherché à établir des relations et réussi à contacter le Rav Avihail qui leur a rendu visite pour comprendre ce qui se passait. 

Après sept ans, j'ai reçu une lettre dans laquelle ils se dénommaient : "les Juifs du nord-est de l'Inde", ils ne pensaient pas qu'ils étaient la tribu de Ménaché bien que sachant tous qu'ils appartenaient à Ménaché ou Manmassé, ils ne faisaient pas le rapprochement, donc ce rapprochement c'est au fil des années qu'il est apparu, cela a pris du temps, déjà dans notre correspondance j'ai appris qu'il ne s'agissait pas seulement d'un petit groupe mais qu'il y avait là un peuple qui appartenait au Peuple d'Israël, mais qui était-il ? Je ne connaissais pas encore toutes les traditions juives qu'ils avaient conservées, je ne savais presque rien. 

J'ai vu en eux plus ce qu'on appelle des Guérim, des convertis, des gens qui vraiment avaient le désir de se lier au destin du Peuple Juif mais après ma visite dans le nord-est de l'Inde et j'y suis allé quatre ou cinq fois, j'ai rencontré des gens, j'ai entendu leurs histoires, j'ai appris leurs coutumes et les traditions qu'ils avaient conservées pendant des milliers d'années et j'ai eu la conviction que cette communauté des Bné Ménaché est porteuse d'un patrimoine historique du peuple d'Israël, ils sont vraiment des descendants d'une des 10 tribus.

D'abord il n'y a pas de mariages mixtes entre eux et les Indiens, il n'y a pas du tout d'interaction entre les communautés. Les Indiens les considèrent comme des étrangers mais eux aussi, si vous leur demandez s'ils appartiennent au peuple indien, ils répondent tous unanimement : "nous ne sommes pas Indiens", pourquoi ? "Car premièrement nous n'avons pas les mêmes visages et deuxièmement à cause de notre religion".

J'ai beaucoup interrogé des Indiens à leur propos, c'était intéressant pour moi de ne pas écouter seulement comment eux se définissaient mais comment les autres les définissaient. En tant que touriste francophone, avec une caméra, personne ne pouvait imaginer que j'était en train de faire une enquête rabbinique sur eux et partout où nous allions, lorsque je demandais : "qui sont ces gens-là ?", on me répondait : "ce ne sont pas des gens de chez nous, si vous voulez, venez filmer chez nous, vous verrez des choses beaucoup plus intéressantes", j'ai dit : "d'accord mais qui sont ces gens-là ?", "ce sont des étrangers".

Et avec les yeux d'un occidental, est-ce que vous arriviez à faire la différence entre ces deux populations ?
Oui tout à fait.

Par quoi ?
Rabbin David Mamou : Ce n'est pas par leur apparence mais lorsque vous êtes dans le pays par exemple, vous voyez comment le pays est construit, vous voyez comment les rues sont construites, pas au point de vue architectural, mais par rapport aux objets de culte, à Bombay dans chaque rue vous avez un temple, à chaque croisement de rue vous avez une idole, et là-bas vous trouvez un pays entier où vous pouvez marcher sans jamais trouver ces cultes,  il y a une très grande différence, eux-mêmes savent très bien se différencier des Hindous et les Hindous savent très bien se différencier d'eux. Ils vivent en vase clos, ils vivent entre eux, ils se marient entre eux, ils sont isolés dans des montagnes, sans aucun contact frontalier avec personne, il y a une dénivellation de plus de 2000 ou 3000 mètres, donc ils ont été se mettre dans cette région-là et ils vivent entre eux.

Et combien de gens respectent les préceptes de la religion ?
Sur un million ? Deux mille je crois.

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’il y a derrière cette profonde affinité, ce profond amour que de nombreux habitants de Mizoram semblent ressentir pour Israël ?

 
Un membre des Bné Ménaché : "Dieu est le seul à connaître notre vrai histoire mais nous, disons la plus grande partie des Mizel, nous croyons que nous venons d'Israël et nous avons cet amour même si nous sommes de l'autre coté de l'Inde". Mais il y a tant d'affinités avec la culture et les coutumes d'Israël que nous sommes peut-être une des tribus perdues d'Israël, voilà le genre d'idée que pense la vaste majorité du peuple de Mizel. Le seul problème c'est qu'ici nous avons notre propre terre, Dieu nous a donné notre propre terre ici, et la terre d'Israël est là-bas en Israël, donc bien qu'il y ait tant d'affinités, nous devons entretenir une relation fraternelle, je crois personnellement que nous sommes les descendants d'une tribu perdue d'Israël, mais cette idée ne va pas nous faire vivre, nous ne pouvons pas tous retourner en Israël. 

Rabbin David Mamou : Dieu soit loué,  je me suis tourné vers le Grand Rabbin sépharade d'Israël, à l'époque, le Rav Shlomo Amar et j'ai demandé à son excellence si elle pouvait vérifier le statut de la communauté des Bné Ménaché du point de vue de la halacha et prendre une décision halachique exactement comme le Rabbinat l'avait fait dans le passé pour d'autres communautés de la diaspora. Le Grand Rabbin acquiesça et en août 2004, le Grand Rabbin envoya une délégation de Juges dans le nord-est de l'Inde, j'ai eu la chance de les accompagner, au cours des deux semaines de leur visite, ils rencontrèrent des membres de la communauté et apprirent leur histoire, leurs coutumes etc.

Nous sommes arrivés d'abord à Bombay, puis de là il a fallu se rendre à Calcutta, puis nous avons traversé tout le Bangladesh en avion puis nous sommes arrivés dans  cette région montagneuse, le petit Himalaya, à 4000 m d'altitude, et à l'aéroport, tout à coup, nous avons reçu un accueil de ministres, des tas de personnes étaient venues nous accueillir, il y avait des drapeaux d'Israël partout, le Ministre de l'éducation était là, nous venions d'atterrir sans réaliser ce qui se passait, tout ce monde autour de nous en train de nous chanter en hébreu des chants de bienvenue !

Nous avons pris une petite route sinueuse de montagne, longeant des falaises pour arriver à Isole, la capitale de Mizoram. Tout au long de la route, à chaque village, les gens nous attendaient sur le bord de la route, comme pour le tour de France sauf qu'ils n'attendaient pas le peloton de tête mais la délégation du Grand Rabbinat d'Israël avec ce message :

"Emissaires, que vous soyez bénis, concitoyens, rabbins, nous sommes très heureux de votre présence et nous espérons beaucoup que vous allez ramener à la maison, en Israël le plus de personnes possibles, le plus rapidement possible, merci beaucoup"

C'est alors qu'on prend conscience des particularismes, il y a une très grand différence, pas seulement ethnique, les gens sont différents des Indiens, ils sont plus proches des Chinois ou des Birmans mais au point de vue religieux, théologique, la différence est énorme.

A combien se monte la population ?

Rabbin David Mamou : On parle dans les deux états de 4 millions de personnes, c'est un peuple, le peuple de Chinlung qui a été divisé au point de vue géopolitique entre deux états, Manipour et Mizoram. Si je parle du dernier recensement que j'avais fait en 2003, il y a ici 8000 personnes qu'on peut définir comme des Juifs orthodoxes, ils pourraient entrer  dans n'importe quelle synagogue française avec un "Ptah Elihaou", un "Bloch" ou n'importe quel livre de prières, ils sont capables de monter à la Téva [lecture de la Torah] et aussi de diriger la prière, ils en sont capables.

Lorsque le grand rabbin d'Israël le Rav Bakchi Doron m'a demandé de diriger ces services de conversion, j'en ai parlé à ma femme, nous pensions que nous allions nous ennuyer et nous occuper de problèmes banals de tribunaux, je ne m'attendais pas du tout à ça.

Ce phénomène s'est développé ces 20 dernières années, en fait c'est depuis la réunification de Jérusalem en 1967 que cela a pris une telle ampleur, tout le monde se réveille en même temps et les rabbins ne savent plus où donner de la tête parce qu'il ne s'agit pas d'un seul groupe, il y a en Afrique des dizaines de peuples qui vous envoient des caryotypes : "nous aussi nous sommes juifs". Au Brésil, un groupe de 300 000 personnes qui vivent dans la forêt nous disent qu'ils sont descendants de Marranes, à Iquitos au Pérou, tout d'un coup 500 familles marocaines revendiquent leur judaïté, on parle de 3000, 4000 personnes, mais que se passe-t-il ? On a dormi pendant 2000 ans et tout d'un coup dans notre génération, tout le monde se réveille au même moment, s'ils avaient fait cela par étapes, on aurait eu le temps de s'occuper de tout le monde, on est en train de vivre cette prophétie du retour des exilés qui arrivent de tous les côtés.

Quand on n'a pas le temps de répondre, les gens nous disent "vous, vous êtes juif mais si le Machiah, le Messie arrive, quel est mon statut à moi, vous allez m'oublier", au début, vous plaisantez mais quand vous entendez la même chose de tous ces peuples qui n'ont aucun contact les uns avec les autres, des milliers de personnes à travers le monde, alors vous comprenez que quelque chose d'extraordinaire se produit.

 

Aujourd'hui nous avons fait connaissance avec les Enfants de Ménaché (Bné Ménaché), nous vous présenterons dans la 2ème partie, leurs coutumes ancestrales.

 


Mikhaël Freund

Bnei Menashe - Lost Tribes of Israel

 


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mise à jour 19h    

Publié dans Monde juif

Commenter cet article

amsl 09/05/2012 17:01


c'est vous à me faire la preuve de ce que vous dites.


je vous propose une explication simple, plausible et de bon sens à leur existence.


vous me rétorquez une explication mythologique, irrationnelle et impossible à prouver.


c'est de la logique élémentaire ne vous en déplaise :-))

danilette 09/05/2012 22:49



Vous proposez une explication "simple, plausible et de bon sens" mais le bon sens, la simplicité et la vraisemblance n'ont pas grand chose à voir avec le fait extraordinaire que ce groupe humain
existe, qu'il sait d'où il vient, cela ne date pas d'aujourd'hui puisque c'est déjà ce qu'ils affirmaient aux missionaires de la fin du XVIIème siècle, leurs traditions et leurs rites religieux
se rapprochent du judaïsme de l'époque du 1er Temple et de toutes façons je n'ai aucune chance de vous convaincre mais si tout vous semble si simple c'est plutôt que vous avez du mal à concevoir
une identité qui remonte à plusieurs millénaires. Si je vous parlais de peuples autochtones primitifs (par exemple des tribus de Bornéo, là vous ne mettrez pas en doute le fait que leurs
traditions et leur culture remontent à plusieurs millénaires...) Le problème c'est l'identité juive, avouez-le ? Elle n'est ni simple, ni vraisemblable, ni plausible pour un esprit rationnel mais
elle ne vous demande pas votre avis pour exister ! Les juifs n'ont pas cette exclusivité de se définir par une identité très ancienne, il y a de nombreux autres peuples qui partagent cete
caractéristique : les Kurdes, les Arméniens, beaucoup de peuples primitifs comme je l'ai déjà évoqué, dans un même ordre les Chinois, les Grecs, mais plus que tout, ce qui compte c'est la force
de cette revendication, le sens qu'on lui donne, comment on se construit à partir de là.



Adelia 09/05/2012 14:38


Une autre référence


 


www.editionsdulys.com/articles/Moyen-Orient 49


 

danilette 09/05/2012 22:50



votre lien ne fonctionne pas, pouvez-vous le reposter svp ?



amsl 08/05/2012 20:52


Désolé mais c'est pas les descendants des dix tribus pour la simple et bonne raison que les dix tribus se sont fondues dans la masse des habitants de l'assyrie il y a plus de 2700 ans.


Il peut s'agir de juifs convertis par des marchands qui faisaient la route de la soie comme il y a des musulmans dans ces régions et comme il y eut des juifs chinois.


IL peut aussi s'agir de locaux qui ont souhaité devenir juifs pour d'autres raisons comme les lembas par exemple.

danilette 09/05/2012 00:46



Je vous invite à être moins catégorique, quelles sont vos connaissances en la matière ? Etudiez le sujet, par exemple tous les articles dont j'ai mis des liens, la 2ème partie de mon article
bientôt. Cela semble vous déranger ? Il y a évidemment beaucoup de convertis qui se sont intégrés au peuple juif mais il y a plus de non-juifs d'origine juive que de Juifs actuellement, (vous
même qui sait ?), la majorité des Bné Ménaché a été convertie au protestantisme, comme la plupart des juifs éthiopiens qui sont devenus chrétiens ! Et si les Bné Ménaché comme de nombreux autres
groupes revendiquent leur appartenance au peuple juif, à la nation juive si vous préférez, c'est parce que leurs traditions sont juives avec des particularités qui remontent à la nuit des
temps... Ils fêtent Pessah, la Pâque juive, portent encore des patronymes juifs. Vous serez sans doute surpris d'apprendre que de nombreux Patchuns d'Afghanistan se nomment encore Bné Israël,
avaient encore des patronymes juifs et des coutumes juives tout en étant musulmans, cet héritage est désormais occulté car trop dangereux à révéler avec l'ère des Talibans (dont certains sont
Patchuns) ... 


La population déportée des "dix tribus" ne s'est certainement pas fondues dans "la masse des habitants de l'Assyrie" puisque une partie a pris le chemin de l'Arabie, de l'Afrique et autres
destination...


Que vous importe-t-il ?



Danilette 08/05/2012 15:22


J'attends tes articles avec impatience !

olivier 08/05/2012 12:54


Merci pour ce riche article. Il existe un petit livre passionnant écrit par Odette Lang sur les Juifs des lointains, un livre de voyageur, agréable à lire et richement illustré. Cet article tombe
à point, je tiens en réserve cinq articles sur les Juifs de Chine, ceux de Kaifeng en particulier. Et allez faire un tour du côté des Makuyas japonais.