L’intifada des incendies

Publié le par danilette

par Meir Ben-Hayoun

http://www.israel7.com/2010/12/l%E2%80%99intifada-des-incendies/

 A la fin des années 80, pour suppléer aux actes de terrorisme du Fatah, l’Intifada des pierres et des coups de poignards est venue renforcer le terrorisme classique. Dans les années 90, avec les accords d’Oslo qui ont introduit les troupes d’Arafat en Israel, les attentats à la bombe ont repris le devant de la scène jusque dans les années 2000. Maintenant une nouvelle forme de terrorisme  s’y ajoute, l’Intifada des incendies, à laquelle l’Etat d’Israël semble être le moins bien préparé.

Des hauts responsables de la police et de Tsahal ont déjà annoncé vendredi 3 décembre qu’ils n’ont aucun doute qu’Israël se trouve au tout début d’une offensive bien planifiée d’incendies volontaires qui ne fera que s’intensifier dans les prochains jours. Leur opinion n’a fait que se renforcer lorsque le soir du Shabbat à 21 heures, les premières informations arrivèrent faisant état d’un feu dans le secteur de la localité de Tel Al à l’Est d’Acre, donc déjà en dehors du Carmel, au Nord de la route 85 qui relie Safed à Acre et toute proche du bloc des grandes localités arabes du centre de la Galilée au Nord de la ville de Carmiel.

Alors que toute l’attention était rivée sur le méga-incendie du Carmel, personne ne prêtait attention au fait que la vague des tentatives d’incendies s’étendait jusqu’au Néguev en passant par Jérusalem. En effet durant la journée du Shabbat, ce sont 10 dounams d’arbres calcinés après que 50 pompiers de la capitale ont réussi à éteindre le feu dans la forêt de Jérusalem, non loin du Musée de la Shoah, Yad Vashem.  Le vent n’étant pas aussi violent à Jérusalem que dans le Nord, le feu avait donc pu être maitrisé plus facilement que dans le Carmel. Dans le Neguev, il y a eu des tentatives d’allumer des feux dans des champs de Mishmar Haneguev. 

D’autre part, des suspects ont été arrêtés par la police. D’abord on a parlé de deux suspects, puis de sept, tous des citoyens arabes israéliens. En donnant un peu plus de précisions, il a été mentionné que l’un d’entre eux est de Nazareth. On a parlé d’hommes dans la trentaine qui auraient été attrapés en possession de bombes incendiaires, puis cette version a été changée pour parler d’hommes qui auraient jeté tout sorte d’objet ( ?!).

Ensuite,la police n’a fourni aucune explication ni aucun détail sur le fait que l’enquête est totalement cloisonnée du public et pourquoi durant le Shabbat, elle a décidé de s’en dessaisir pour la transférer au Service de sécurité générale (Shabak) dont la fonction est de lutter contre le terrorisme et contre les éléments subversifs. Ce qui atteste plus que toute autre chose de la direction que prend cette enquête, et par conséquent, que la thèse de l’accident naturel ou du crime de droit commun est écartée.

Pendant la nuit de Shabbat, du 3 au 4 décembre, deux feux ont été allumés, d’origine également criminelle. Le premier à Bat Shlomo dans Wadi Milk (route 70) et l’autre dans le quartier de Névé Yossef à Haïfa, un quartier limitrophe du quartier arabe de Wadi Nisnas.

Avant cela, vendredi 3 décembre dans la matinée, la police a découvert un autre feu à Kyriat Bialik dans la Baie de Haïfa, avec une bicyclette et une perruque qui ont servi au pyromane qui s’est empressé de décamper des lieux. Le pyromane a tenté de mettre le feu à une station d’essence qui aurait embrasé toute la région industrielle de Haïfa, là où se trouve le complexe industriel pétrochimique riche en matériaux dangereux. 

On peut difficilement s’imaginer l’étendue du scénario cauchemar apocalyptique si ce feu avait réussi à prendre comme il a pris dans le Carmel.

Publié dans Terrorisme - Djihad

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