L'Iran peut-il fermer le détroit d'Ormuz ? Dore Gold

Publié le par danilette

Traduction française : Galila pour Israël-chronique-en-ligne

 Dore Gold - IsraelHayom

 

Le détroit d'Ormuz large de 45 kilomètres est la voie la plus importante pour l'acheminement du pétrole vers les marchés occidentaux et d'Extrême-Orient: Environ 17 millions de barils par jour sont déplacés à travers le détroit d'Ormuz, ou 20 pour cent du pétrole commercialisé dans le monde entier.

 

Pourtant, le 28 décembre 2011, le commandant de la marine iranienne, l'amiral Habibolah Sayyari, a déclaré que la fermeture du détroit d'Ormuz serait plus facile "que de boire un verre d'eau." L'Iran a voulu intimider l'Occident, montrant qu'il avait des options pour répondre à de nouvelles sanctions contre l'industrie pétrolière iranienne qui avaient été envisagées par l'UE, et qui avaient été promulguées par le président américain Barack Obama. La seule rumeur selon laquelle l'Iran projetait une telle démarche pouvait faire grimper le prix du pétrole, qui a en effet augmenté de 4% dans les jours qui ont suivi la menace de Sayyari. Étant donné la faiblesse des économies européennes à l'heure actuelle, Téhéran espérait détenir un véritable levier qu'il aurait pu utiliser contre l'Occident.

D'où l'Iran détient-il une telle fermeté? La dernière fois que l'Iran s'était heurté à  la Marine américaine dans le Golfe persique, il avait subi une sévère défaite. L'Iran a adopté une politique de minage des couloirs de navigation dans le golfe Persique dans le milieu des années 1980 pendant la guerre Iran-Irak. Une frégate américaine, l'USS Samuel Roberts, fut gravement endommagée par une mine iranienne et presque soufflée en deux. Elle a presque coulé. L'administration Reagan ordonna un raid de représailles et la destruction des plates-formes pétrolières iraniennes qui étaient utilisés par la Garde révolutionnaire iranienne et de quatre navires, dont une frégate. Dans leur rédaction au Journal Wall Street de ce mois-ci, Bradley Russell, un ancien de la cinquième flotte américaine au Bahreïn, et Max Boot du Conseil des Relations étrangères ont rappelé l'attaque iranienne de la frégate USS Roberts et ses implications sur la crise actuelle: "Les Iraniens doivent se rendre compte que l'équilibre des forces ne se trouve pas en leur faveur ". L'article de manière optimiste s'intitulait "l'Iran ne fermera pas le détroit d'Ormuz."  

Les Iraniens considèrent leur affrontement naval avec les Etats-Unis de façon très différente, tirant une certaine fierté dans leur capacité à causer des dommages considérables à un navire de guerre américain. Lire la suite sur Israël-Chronique 

Publié dans Iran

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