La Francophonie sans Israël, par Jacques Benilouche

Publié le par danilette


La présidente de la Confédération suisse Doris Leuthard et le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf ont accueilli le 23 octobre les chefs d'Etat et de gouvernement participant au XIIIe sommet de la Francophonie de Montreux. Une quarantaine de dirigeants étrangers sont présents sur les bords du Léman à l’exception d’Israël qui, à ce jour, n’a pas été admis parmi les défenseurs de la langue de Molière. [...]
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Israël, malgré ses centaines de milliers d’originaires des anciennes colonies françaises, est exclu de l’organisation par suite du véto de certains pays dont la haine politique vis à vis du pays hébreu va jusqu’à s’en prendre à la culture. M. Diouf a pourtant précisé à juste titre que la « langue française appartient à ceux qui ont choisi de la féconder aux accents de leurs cultures, de leurs imaginaires, de leurs talents ». Cette volonté de mêler la politique à la culture ne trouve aucun justificatif tangible alors que rien n’est fait par l’Organisation pour considérer que la défense et la diffusion des textes de Zola, Balzac ou Victor Hugo priment sur les intérêts politiques des dirigeants.
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Israël est exclu de cette organisation malgré ses 20% de francophones alors que son voisin, l’Egypte y adhère avec 2% sans oublier l’Albanie et les Iles Seychelles avec moins de 1%.
Ecoutez Le texte radiodiffusé en cliquant.

Publié dans France

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