La controverse de Netsarim,ou le bistouri en marche vers l'abcès par Léon Rozenbaum

Publié le par danilette

L'affaire A-Dura ou la controverse de Netsarim est significative à plus d'un titre: des dégâts du post-modernisme et de la pensée unique, de la décadence des médias de l'Occident, de la survivance vivace des mythes antisémites, de la redondance, en France des phénomènes du type "affaire Dreyfus", de la faiblesse de la politique d'information israélienne et de la longue patience dont il faut s'armer pour voir enfin la vérité triompher.

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Le post-modernisme est la maladie née à la fin du vingtième siècle qui menace d'engloutir le siècle suivant. Le signe le plus reconnaissable de cette pseudo école de pensée est l'affirmation de la relativité des valeurs. Il n'y aurait plus de valeurs universelles qui s'imposent à tous les humains, partant, il n'y aurait plus de vérité. Il n'y aurait plus de loi non plus: le droit ne serait que le résultat d'un rapport de force. 


Il s'agit là d'une perversion d'une idée au départ généreuse, celle de la fin souhaitée de la colonisation par l'Europe de dizaines de peuples d'Afrique et d'Asie. En affirmant que les différences culturelles et le retard technologique ne justifiaient pas le pillage et la mise au pas des peuples colonisés, la gauche des années 50 et 60 du siècle précédent assumait, souvent courageusement, une conduite de moralité. 

Mais progressivement, l'affirmation de l'égalité des droits, a glissé vers le "respect de la différence", puis le refus de l"'impérialisme culturel". Et de proche en proche on en est arrivé à justifier les conduites les plus sauvages telles que les amputations pénales et les modes de gouvernement les plus rétrogrades, le terrorisme le plus ignoble, la négation des libertés publiques et des droits les plus élémentaires et cela au nom du "respect des peuples". Le relativisme des cultures est devenu le relativisme de la morale: il n'y aurait plus de valeurs universelles. 

Dans un monde pareil, les sensations et les mythes, les "a priori", les idées préconçues et les réactions primaires venues des profondeurs, prennent le dessus. Pire, il serait permis de mettre en scène la réalité, puisque cette dernière serait affaire de croyance et d'opinion. De là à l'usage immoral des médias pour manipuler l'opinion en fonction d'intérêts réels ou supposés ou au service d'une politique déterminée, le pas est vite franchi…

C'est cette perversion là que nous dénonçons comme la "pensée unique", ce moule bien-pensant a priori "de gauche" mais qui a progressivement gangrené toute la société occidentale, enfermé dans une série de schèmes élémentaires qui rassurent, donnent bonne conscience et dispensent de se poser des questions. 

C'est bien ainsi que, surtout en France, la fausse mort du "petit Mohamed" A-Dura, (l'enfant enregistré sous ce nom, arrivé à l'hôpital le matin, alors que le "drame" a été filmé l'après-midi!), mise en scène en 2000 au carrefour de Netsarim dans la région de GAZA, et diffusée mondialement par la chaîne publique française "France2" est devenue le symbole de la perversion médiatique la plus achevée. Car l'affaire A-Dura constitue le summum, l'archétype et le temple de la pensée unique, fille du post-modernisme, mais, allant beaucoup plus loin, procède aussi du mythe antisémite du "meurtre rituel".

En réalité, il a fallu un concours de circonstances assez particulier pour que cette minable mise en scène diffusée avec complaisance par la chaîne française de télévision France2, devienne un abcès purulent et douloureux si profondément dissimulé au fond des chairs des médias français et sans doute de secteurs plus larges encore de la société française, que toute tentative salvatrice de percer et faire s'écouler le pus, soit rejetée avec la dernière énergie et que les quelques curateurs qui ont eu le courage de saisir le bistouri soient cloués au pilori sans la moindre retenue.

Cependant, lentement, très lentement, commencent à poindre les éléments qui inexorablement, vont faire voler en éclats l'imposture. Mais la lutte est chaude. Tous les moyens sont bons pour défendre cette version réactualisée de l'immonde "passion d'Oberammergau" geste antijuive médiévale, rejouée d'année en année. 

Il est désormais clair que les Arabes palestiniens ne recherchent pas une solution négociée avec l'Etat souverain des Juifs, en vue d'améliorer leur sort et accéder à la souveraineté pour vivre en bonne intelligence et dans le respect mutuel avec leurs voisins. En vérité, ils se sont toujours considérés comme l'avant-garde de l'Islam, pour reprendre par la force et la ruse une terre conquise par les Musulmans au 7ème siècle et devenue, pour eux, "Dar El Islam"(territoire islamique). 

Le plus significatif de leur attitude est leur négation pure et simple de l'Histoire du Pays qui est la patrie historique du Peuple d'Israël, passé sous la coupe de différents empires, parfois islamiques, jusqu'au rétablissement de la souveraineté hébraïque, en échange du mythe d'une "Palestine arabe musulmane heureuse" qui aurait existé par le passé, mais "détruite par les sionistes".

C'est avec l'assistance du KGB, le spécialiste de la fabrication de peuples imaginaires en Asie centrale et ailleurs, depuis les années 30, que Yasser Arafat, né au Caire, s'est inventé une nouvelle identité et, en 1964, a fondé l'OLP. Le concept de "Peuple Palestinien", germé dans un cerveau communiste, alors que dans les années 40, les seuls "Palestiniens" dont la presse parlait, étaient les Juifs palestiniens, a alors bénéficié d'une propagande colossale, comme savaient mener les Soviétiques.

L'OLP est restée jusqu'à ce jour marquée par cette naissance frelatée et, devenue "Autorité Palestinienne" à la faveur des trop fameux "Accords d'Oslo", pratique notamment une propagande filmée de grande envergure, une véritable industrie du faux. Le néologisme "PALLYWOOD" selon l'heureuse expression du Professeur Richard LANDES, exprime avec beaucoup d'à propos cette exploitation cynique de l'antijudaïsme viscéral de l'Occident, surtout lorsqu'il s'agit d'évoquer des enfants prétendument "victimes des Juifs".

Plus d'une fois ont été observées et filmées par les Israéliens des mises en scène de PALLYWOOD, en particulier celle ou durant un faux enterrement d'une fausse victime d'Israël, filmé sous toutes les coutures, le "mort" lassé de tomber de sa civière en raison du manque de soin de ses porteurs, se relève et quitte la scène furieux…

A chaque nouvelle tension, comme l'envoi de plus d'une centaines de roquettes sur les villes du sud d'Israël en mars 2012, laissant un million de citoyens israéliens dans les abris jour et nuit pendant plus d'une semaine, et les ripostes ciblées d'Israël remarquablement limitées aux terroristes agresseurs eux-mêmes, PALLYWOOD frappe de nouveau, en diffusant sans vergogne des clichés d'enfants ensanglantés ayant déjà servi et dont le caractère truqué et fallacieux a déjà été prouvé!

Le mensonge A-Dura est certes né de la manipulation de journalistes peu scrupuleux mais cette pauvre mise en scène n'est devenue une légende destructrice que parce que la "pensée unique" avait en 2000 atteint l'un de ses sommets.

Avec tant soit peu d'honnêteté intellectuelle, un examen même sommaire des analyses de la METULA NEWS AGENCY (www.menapress.com), une agence de presse israélienne francophone basée à Metoula, à l'extrême nord d'Israël, du Professeur Richard LANDES (et notamment www.seconddraft.org), du livre de Gérard HUBER, "Contre-expertise d'une mise en scène", publié aux édition Raphaël, l'émission d'Esther Shapira diffusée par la chaîne de télévision allemande ARD, permet au minimum de poser de sérieuses questions sur l'authenticité du "reportage" de France2.
Mais le chef du bureau de France2 à Jérusalem sait pertinemment que le scandale qui résultera de la mise à nu de la vérité dans cette affaire n'entraînera pas seulement des dommages pour lui-même mais aussi pour tout l'establishment médiatique et politique français qui l'a soutenu. Il préfère donc traiter par le mépris tous ceux qui osent mettre en doute cet épisode en se référant à une soi-disant "théorie du complot" pour discréditer tous les gêneurs. Mais ses soutiens, ne lésinent pas sur les moyens, puisque lui a été décerné rien de moins que le titre de "chevalier de la légion d'honneur" française et qu'il bénéficie de toutes les entrées médiatiques souhaitables pour promouvoir son livre "un enfant est mort" qui tente de bétonner l'imposture.

L'establishment politique et militaire israélien n'est pas innocent non plus dans cette affaire. S'il avait moins bégayé au début, s'il s'était donné immédiatement les moyens d'enquêter sérieusement, s'il avait évité des aveux immédiats intempestifs, jamais la légende ne se serait développée et n'aurait pris les dimensions planétaires qui sont devenues les siennes. C'est que la pensée unique a frappé aussi gravement en Israël. Toute une frange de la classe politique et même de la société entière qui se vivait comme une excroissance de l'Occident, éprouvait de graves complexes de provinciaux anachroniques par rapport à l'esprit soufflant sur les capitales occidentales.
Un autre élément a certainement joué aussi: le sentiment que la France et les Français sont à la fois incompréhensibles et sans importance. 

La situation sur ce point a aujourd'hui beaucoup évolué, et le Premier Ministre a enfin accordé son soutien au Dr. David qui seul a défendu devant la justice française, sur ses deniers propres, l'honneur de l'Etat d'Israël contre les mensonges d'A-Dura qu'il avait lui-même opéré plusieurs années avant la prétendue tragédie, et qui tentait de faire passer ses cicatrices comme "preuves" de la supercherie. 

Toutefois, certaines personnalités politiques israéliennes de premier plan, comme Roni Baron, continuent d'affirmer que cette affaire est sans importance et qu'il vaut mieux ne pas en parler.

Le plus remarquable de cette affaire c'est que 12 ans après, la question n'a toujours pas été posée. En effet les instances qui se sont déroulées ou se déroulent en France ne portent que sur des questions de diffamation dont le régime juridique est très particulier. Jamais le travail de MENA PRESS, qui constitue certainement la somme de documents et de preuves la plus considérable dans cette affaire n'a été examiné par des Juges. 
Enfin, aucune instance n'a été engagée dans cette affaire en Israël, où se trouvent les acteurs et les témoins du prétendu drame.
Depuis des années l'Etat d'Israël brille par une faiblesse insigne dans la défense de son image et de sa réputation et cela surtout en dehors du monde anglo-saxon. Souvent cette tâche difficile est assumée par des associations bénévoles ou des personnes privées qui n'ont pas toujours, malgré leur bonne volonté, ni les bonnes sources, ni les compétences professionnelles pour le faire efficacement.

Il faut dire que précisément les Israéliens s'appliquent à vivre, construire, produire, inventer, cultiver, bref, à faire progresser la civilisation humaine, en un temps où les Arabes palestiniens placent surtout leurs efforts, à l'instar des soviétiques, dans une machine de propagande qui joue, avec un "succès" incontestable, sur les mythes antijuifs de l'Occident chrétien et du monde islamique. 
Il semble d'ailleurs qu'un nombre croissant d'Arabes palestiniens soient las de cette stratégie stérile, même si les monstres qu'ils ont fait naître dans le monde soient devenus incontrôlables et entraînent un déluge de haine antisémite, et commencent à songer à un autre devenir possible qui ne serait pas fondé sur l'élimination d'Israël. Ils sont, hélas, encore une minorité infime qui risque sa vie dès qu'elle s'exprime.

L'affaire A-Dura ou la controverse de Netsarim est significative à plus d'un titre: des dégâts du post-modernisme et de la pensée unique, de la décadence des médias de l'Occident, de la survivance vivace des mythes antisémites, de la redondance, en France des phénomènes du type "affaire Dreyfus", de la faiblesse de la politique d'information israélienne et de la longue patience dont il faut s'armer pour voir enfin la vérité triompher. Léon Rozenbaum.

Publié dans Léon Rozenbaum

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Marcoroz 23/03/2012 16:44


Enderlin ne peut pas avoir simplement fait confiance à son caméraman. Au montage, le professionnel qu'il est censé être ne peut pas ne pas avoir remarqué certains détails comme le trépied de
caméra posé à proximité de l'enfant, qui entre dans le champ pendant un court instant, autant de preuves qu'il s'agit d'une mise en scène. C'est aussi Enderlin qui a coupé les images à
diffuser juste avant l'instant où on voit l'enfant "mort" soulever sa jambe droite et relever le coude. Enderlin savait pertinemment de quoi il retournait. Par ailleurs, il s'agit d'une opération
orchestrée conjointement par Chirac et Arafat. Enderlin lui-même était bien évidemment dans le coup.

ISRAEL 19/03/2012 08:19


MONSIEUR CHARLES ENDERLIN A SIMPLEMENT REUSSI A OBTENIR SON SCOOP EN FAISANT CONFIANCE ABSOLUE A SON CAMERAMAN...JSPR QU UN JOUR UN FILM SERA TIRE DE CE TRUQUAGE...ET JE CROIS QUE SI LE
PETIT MOMO EST MARCHAND DE FRUITS AUJOURD HUI IL NE VIVRA PAS VIEUX SON PERE NON PLUS ...CIAO