La Fosse Budgétaire Palestinienne Par Thérèse Zrihen-Dvir

Publié le par danilette

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/article-la-fosse-budgetaire-palestinienne-79014000.html

Inspiré de l’article de Daniel Greenfield

L'Autorité palestinienne est confrontée à une crise budgétaire, proclame-t-elle. Elle a atteint sa limite d'emprunt et a un déficit de 585 millions de dollars. Naturellement ses dirigeants font appel à l'Occident lui demandant d’ouvrir ses bourses d’aumône.

En 2007, 7.4 milliards de dollars avaient été étaient réservés à la subvention du fonctionnement de l'infrastructure terroriste de l’Autorité Palestinienne. L'AP signalait alors qu’elle nécessitait 3.9 milliards pour couvrir seulement ses déficits budgétaires. Cette audacieuse requête étant remplie, les chefs des kamikazes remettent le couvert à nouveau.

 

En admettant que l'Autorité palestinienne progresse dans son objectif d’une reconnaissance de son état par l’ONU, un fait demeure inchangé : elle est incapable de payer ses propres dettes, et ses revenus principaux et réels ne proviennent que de l’aide internationale. Peu d'États admettront avoir échoué bien avant leur reconnaissance par l’ONU, or l’Autorité Palestinienne est en voie de l’être.

 

Mais est-ce que le "peuple palestinien" a vraiment besoin d’une aide supplémentaire en milliards? Le rapport de la Banque mondiale de 2011 révèle qu’il n’existe en Cisjordanie sous contrôle de l’AP, qu’une moyenne de 16% vivant dans la pauvreté. Qu’est-ce exactement un taux de pauvreté de 16%? C'est nettement meilleur que celui de Washington DC qui touche les 18,9%. Apparemment, les politiciens de Washington DC détournent des fonds qui auraient pu servir pour aider les Américains dans le besoin, plutôt que d’élargir les panses des populations terroristes en Cisjordanie. Contrairement au déluge de mensonges émis sur la souffrance des Palestiniens, il n’existe pas d’écart concret entre le taux de pauvreté des USA et celui de la Cisjordanie. Celui de la Californie remonte à 15%... et la moyenne nationale atteint 14.3%.

Si un taux de pauvreté de 16% nécessite des milliards de dollars en aide internationale, alors pourquoi Washington DC n’en reçoit pas ? Pourquoi n’existe-t-il pas un centre d'aide de l'ONU pour distribuer de la nourriture à Foggy Bottom? Et si être un État déficient, sans discipline budgétaire requiert l'aide internationale, où sont donc les garanties d'aide de la Californie?


Beaucoup de donneurs d’aide financière à l'AP vivent avec un taux de pauvreté d’un niveau similaire à celui de l’AP. Certains sont encore bien plus mal lotis. Le taux de pauvreté de la Grèce est à 20%. L'Espagne en a presque autant. Et la population de l’Union Européenne en a 17%. Même l’économie solide de l’Allemagne détient un taux de 15,5% de pauvreté, légèrement plus bas que celui de la Cisjordanie.


Le taux de pauvreté d’Israël par contre est des plus accablants - presque 24% pour cent. 50% des pauvres en Israël proviennent de sa population arabe, qui, contrairement à leurs cousins
 ​​de l'Autorité palestinienne, ne bénéficient pas de larges quantités d'aide. Quel est le secret économique de la Cisjordanie? 16,9% de chômage, un chiffre bien meilleur à celui existant chez leurs créanciers internationaux, financés par les pays sponsors eux-mêmes. Le secret scandaleux de l'Autorité palestinienne, c'est qu'elle est une entreprise entièrement subventionnée par les contribuables américains et européens. Et la majorité de cet argent va directement dans les poches de son gouvernement et de son armée colossale d’employés.

 

La masse salariale de l'Autorité palestinienne s'élève à plus de 150.000 individus, sur une population de 840 000 hommes adultes et 1,5 millions d'adultes mâles et femelles. C'est-à-dire un agent gouvernemental pour 10 adultes en Cisjordanie. 1 employé du gouvernement pour 5 hommes. En Juillet, l'AP a annoncé qu'elle ne peut payer le salaire mensuel de la moitié de ses employés. Les terroristes sur sa feuille de paie devront s’accommoder avec 115 millions, au lieu de 225 millions d'euros. Ce tour de force est clairement destiné à intimider les donateurs internationaux les exhortant à verser plus d'argent pour maintenir l’Agence du Fatah opérante.


Quelle est l’origine de cette crise de salaires soudaine? Le mois dernier, l'Autorité palestinienne a adopté une loi incluant tous les terroristes emprisonnés, même ceux du Hamas, sur sa feuille paie. Ainsi, l'Autorité palestinienne a des problèmes d’argent et espère que les donateurs étrangers la renflouent afin qu’elle puisse continuer à verser des salaires même aux meurtriers condamnés dans ses prisons.

 

Chacun se demande à quoi d'autre sert tout cet argent? 1,3 millions pour informatiser les dossiers des tribunaux religieux de l'AP, afin de s’assurer qu’aucun désobéissant  de la charia ne s’échappe du système justicier islamique. 29 autres millions de dollars pour construire des «tribunaux religieux. » 8 millions pour identifier et mesurer les territoires du Waqf pour les autorités religieuses musulmanes. 32 millions pour construire des «Camps de formation national de sécurité ». 15 millions pour informatiser les «agences de sécurité nationale ». Une portion gigantesque sera dédiée à la création et formation d’« agences de sécurité » palestiniennes. Cela comprend actuellement trois agences de renseignement, le service général du renseignement, l'Organisation de la Sécurité préventive et du renseignement militaire.

 

Pourquoi un territoire autonome qui ne peut pas payer ses factures ou couvrir ses propres salaires a besoin de trois agences de renseignement? Le service de Renseignement Militaire est responsable, d’après la description officielle du GAO, de « l’arrestation et interrogation des militants de la résistance ». Le service général du renseignement dirige en vérité le « contre-espionnage », apparemment un euphémisme pour traquer et exécuter les «collaborateurs» qui informent Israël sur les complots terroristes et les attaques. Nommer ce service «contre-espionnage » sonnerait plutôt comme un roman de John Le Carre.

 

Amnesty Internationale et l’ONG des droits de l’homme ont souligné que ledit service général du renseignement a torturé et fait disparaître plusieurs individus. Cela n'a toutefois pas empêché les USA et d'autres donateurs de fonds étrangers de continuer à le financer, en dépit du fait que l'un de ses anciens dirigeants croupit à perpétuité dans une prison israélienne pour avoir comploté des attaques terroristes.


Les forces de sécurité combinées officielles demandent un ratio à 65 agents de sécurité pour mille Palestiniens à comparer avec 2,3 agents pour 1000 américains en Californie. L’insolite, est qu’il y a très peu d’infractions signalées ou poursuivies en justice. Mais ce n'est guère le but de ces forces de sécurité. Le rôle véritable de ces forces de sécurité formées aux USA est d’être «  une gendarmerie légèrement armée et équipée, chargée de soutenir la police civile, la prestation de la loi et de l’ordre, la lutte contre le terrorisme, en guise d’une force militaire. Mais ils ressemblent exactement à une force militaire, avec son attirail complet, des bérets rouges et des AK-47. Un rapport de FOX News les décrit comme  « une armée légère surgissant aujourd'hui en Cisjordanie. » Légère parce que les Israéliens leur ont permis des fusils AK-47, du moins jusqu'à présent. »

Les Etats-Unis dépensent des centaines de millions de dollars pour créer une armée pour une organisation terroriste qu’elle entraine en plus. La probabilité que des soldats américains se trouvent un jour ou l’autre nez-à-nez avec ces hommes bien entrainés, est imminente. À cela, il faut ajouter la garde présidentielle, qui relève directement du président de l'AP. Cette garde est une autre force armée, dont la tâche officielle est de protéger les « responsables importants de l'AP ». 10% des forces de sécurité palestiniennes sont voués à cette tâche et cela en dit long sur la nature réelle des autorités en Cisjordanie.


Après avoir investi toute cette fortune dans des groupuscules de voyous armés et ses tribunaux religieux, dans des projets de construction financés par l'aide occidentale et des personnalités renommées, et les avoir discrètement siphonnés, l'Autorité Palestinienne réclame encore une fois de l’aumône.

 

Le premier ministre non élu de l’autorité palestinienne, qui travaille pour un gouvernement non élu, a déclaré que l'insolvabilité de l'autorité ne signifie pas qu'elle n'est pas prête pour obtenir un statut d’État. La faute, selon lui, réside chez les donateurs internationaux qui ne fournissent pas assez de fonds pour combler la fosse budgétaire palestinienne. Le puits sans fond qui engloutit des milliards et demande encore plus, est exactement ce que cela signifie.


L'Autorité palestinienne ne peut pas payer ses propres dettes. Elle ne réussit même pas financer sa propre armée, et insiste pourtant à en avoir une. Elle ne peut ni produire son électricité, ni fournir son eau, ni même organiser ses élections. Si tout cela ne définit pas qu’elle est inappropriée pour obtenir le statut d’état, qu’est-ce donc?


Thérèse Dvir 



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